|
Résumé :
|
"L’usage de la cocaïne en France a fortement augmenté au cours des deux dernières décennies, s’accompagnant d’une hausse documentée de la prévalence, des passages aux urgences et des hospitalisations pour complications somatiques et psychiatriques. Cette diffusion ne suit pas une dynamique homogène mais s’organise autour de réseaux sociaux, de contextes festifs spécifiques et de temporalités critiques, en particulier la fin de nuit (after-parties) et les soirées privées, qui semblent jouer un rôle central dans l’initiation et la normalisation des usages. En s’appuyant sur les concepts de l’épidémiologie et de la théorie des réseaux, la cocaïne peut être analysée selon une analogie épidémiologique, où sa diffusion dépend d’un seuil de propagation sociale lié aux interactions interpersonnelles et au renforcement par les pairs. Les interventions structurelles ciblant les nœuds et ponts du réseau, telles que l’amélioration des transports nocturnes—susceptible de réduire certaines transitions à risque en fin de nuit—apparaissent comme des leviers potentiels pour la prévention en santé publique."
|