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Résumé :
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"La déprescription, entendue comme la réduction ou l’arrêt de médicaments inappropriés dans un objectif de qualité des soins, s’impose aujourd’hui comme un enjeu de santé publique majeur. Longtemps guidée par des considérations cliniques et économiques, elle intègre désormais une dimension environnementale croissante, liée notamment à l’empreinte écologique du cycle de vie des médicaments. Cet article présente une synthèse des enseignements issus d’une journée d’étude interdisciplinaire organisée à Sciences Po en décembre 2024, réunissant chercheurs, cliniciens, représentants institutionnels et acteurs du système de santé. Les discussions ont montré que la France reste un pays à forte consommation médicamenteuse, exposant les patients à des risques d’iatrogénie et générant des impacts environnementaux significatifs. Les intervenants ont souligné l’existence d’initiatives internationales structurées de déprescription, dont la transposition nécessite une adaptation au système de santé français. Malgré des efforts institutionnels portés par l’Assurance maladie, la HAS, l’ANSM ou les OMEDIT, différents obstacles persistent : manque de données consolidées, culture prescriptive ancrée, contraintes organisationnelles et attentes ambivalentes des patients. Des leviers d’action ont été identifiés, tels que la valorisation du travail de réévaluation, le développement d’outils d’aide à la décision acceptables pour les professionnels, les dynamiques territoriales pluriprofessionnelles et l’implication active des patients. Le cas des psychotropes illustre particulièrement la complexité de la déprescription. Au-delà des approches existantes, une stratégie nationale structurée apparaît nécessaire pour inscrire la déprescription dans une perspective de santé durable, articulant qualité des soins, équité et transition écologique."
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