| Titre : | Urgences dentaires : la médecine générale en première ligne ? (2026) |
| Auteurs : | Constance Ambroise, Auteur ; Gilles Amador, Auteur |
| Type de document : | Article : texte imprimé |
| Dans : | Santé publique (Vol. 38, n° 2, avril-mai-juin 2026) |
| Article en page(s) : | pp. 161-173 |
| Langues : | Français |
| Catégories : | |
| Résumé : |
"Introduction :Dans de nombreux pays, les patients souffrant de douleurs dentaires se tournent vers les médecins généralistes, bien que ces prises en charge soient le plus souvent peu efficientes. Cette étude vise à estimer la fréquence des consultations d’urgences dentaires en médecine générale, et à décrire l’attitude des médecins face à ces situations ainsi que le parcours des patients avant et après la consultation médicale.
Méthode :Une enquête observationnelle transversale a été menée à l’aide d’un questionnaire en ligne, diffusé par certaines instances professionnelles ainsi que sur les réseaux sociaux. Résultats :Au total, 342 médecins généralistes ont répondu. Parmi eux, 68 % déclarent recevoir au moins une consultation pour douleur ou infection dentaire chaque semaine. Ces consultations sont significativement moins fréquentes dans les départements à forte densité de chirurgiens-dentistes (p Discussion :Si les médecins généralistes sont moins sollicités dans les zones les mieux dotées en chirurgiens-dentistes, nos résultats mettent aussi en évidence une délégation de la charge des urgences dentaires de la part de ces derniers. Ce constat suggère que le recours au médecin ne dépend pas uniquement du maillage territorial, mais s’inscrit dans une dynamique plus complexe, mêlant accessibilité et disponibilité des professionnels, et représentations des patients. Conclusion :Le renforcement de la formation des médecins généralistes en santé orale pourrait améliorer leur confiance et la pertinence des prises en charge. Néanmoins, une réponse durable nécessite d’agir simultanément sur l’offre et sur la demande de soins : en soutenant l’implication des chirurgiens-dentistes dans les soins non programmés, en améliorant leur répartition territoriale et leur intégration dans les dispositifs de coordination, mais aussi en incitant les patients à recourir davantage aux consultations préventives." |
| Catalogueur : | RESOdoc |
Exemplaires (1)
| Cote | Code-barres | Support | Localisation | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|
| RESO S.18 | RE65682898 | Bulletin | RESOdoc | Consultation sur place Disponible |

