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Résumé :
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Le paradoxe entre l'indépendance u quoidien acquise par la ppulation âgée grâce au développement des pensions de retraite, indépendance qui fait d'elle un acteur économique important par sa consommation de biens et de services, et sa dépendance économique globale explique en grande partie l'attitude ambigüe de la société face à l'augmentation de la proportion et du nombre de personnes âgées et surtout très âgées. Ce numéro de revue traite cette fois de la personne âgée et de son rapport avec l'argent. En effet, une sorte de bienveillance sociale s'exerce particulièrement sur les personnes âgées et très âgées comme si la dégradation des capacités de discernement et de décision était consubstantielle à l'avance en âge. La situation est accentuée en institution d'accueil où le vieillard reçoit tout ce dont il est censé avoir besoin et se trouve dès lors sans relation à l'argent. La question de l'utilité social - en trmes de lien social, affectif, culturel, politique, bien au-delà des seules situations économiques - des personnes âgées et très âgées est donc centrale en ce qui concernen leur relation à l'argentn outil d'autonomie et d'échange. privés de cette utilité, les vieilards peuvent très vite se voir privés de l'usage de cet instrument.
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