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Résumé :
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La relation des personnes âgées aux médicaments fait apparaître des paradoxes : il est rappelé avec insistance la surconsommation médicamenteuse des personnes âgées. Il est également répété que l'état de santé ayant tendance à se dégrader au fil des années, les prescriptions d'origine multiple non harmonisées, ou de prescriptions plus ou moins bien justifiées ou aussi d'erreurs dans la prise de médicaments. La prise de médicaments peut-être aussi un acte d'autonomie. Quand la maladresse des gestes conduit à demander de l'aide pour ouvrir les emballages ou compter les gouttes, on sait que la dépendance s'installe. Quand cette aide s'étend à la gestion même de ces médicaments, la dépendance est installée. Les proches aidants notamment sont partie prenante dans la stratégie des médicaments : qui st soigné, comment et pourquoi ? Il est constaté un phénomène nouveau ou nouvellement connu : l'entourage des proches, réputé - co-soignant- devient d'une certaine manière - co-soigné- . L'insistance avec laquelle on se préoccupe du fardeau de l'aidant familial, de son épuisement, comparable au burn-out des professionnels, de l'influence de sa qualité de vie sur celle du malade désigné vont sans doute changer le regard sur le groupe - personne âgée-entourage- mais peut-être aussi sur les groupes - malades-entourage- . L'importance des systèmes de relation dans la prescription, la distribution, l'administration des médicaments commence à être étudiée.
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