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Résumé :
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Longtemps, la mort a été une affaire - privée- , elle se passait, le plus souvent au propre domicile de celui qui finaissait sa vie, les soins étaient fournis par les proches. Elle était en même temps une affaire - sociale- , elle faisait participer aux rites tout le groupe auquel appartenait le défunt, familles, amis, voisins, membres de son église ou de sa profession. Désormais, la mort est devenue vraiment une affaire sociale, elle survient le plus souvent dans un lieu collectif où les soins sont fournis par des professionnels. Si la fin de la vie est la vie elle-même, le tissage entre accompagnement social, en soin au mourant et soins aux - demeurants- est d'autant plus nouveau et plus nécessaire que la fin de la vie devient soit scandaleuse parce que trop précoce, soit banalisée parce que tardive.
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