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Résumé :
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Objectif Évaluer l'impact (sur le diagnostic et le traitement du paludisme) de l'introduction de tests diagnostiques rapides dans les pharmacies dans l'est de l'Ouganda. Méthodes Au total, 2 193 ménages vivant dans 79 villages de l'étude disposant d'au moins 1 pharmacie homologuée ont été recrutés et suivis pendant 12 mois. Après 3 mois de suivi, les pharmaciens de 67 villages, choisis aléatoirement pour l'intervention, se sont vus proposer une formation leur permettant d'utiliser des tests diagnostiques rapides du paludisme et, une fois formés, un accès à ces tests à un prix subventionné. Les 12 villages restants de l'étude ont servi de villages témoins. Un modèle de régression des doubles différences a été utilisé pour estimer l'impact de l'intervention. Résultats Les pharmaciens de 92 pharmacies ont terminé leur formation avec succès et 50 d'entre eux ont stocké et réalisé activement les tests rapides. En 9 mois, les pharmaciens formés ont réalisé une moyenne de 146 tests par officine. Les ménages ont signalé 22 697 épisodes de maladie fébrile. La disponibilité des tests rapides dans les pharmacies locales a augmenté significativement la probabilité qu'une maladie fébrile soit testée pour le paludisme de 23,15% (P = 0,015) et traitée par un médicament antipaludéen de 8,84% (P = 0,056). La probabilité que la polythérapie à base d'artémisinine soit achetée, a augmenté, de manière statistiquement non significative, de 5,48% (P = 0,574). Conclusion Dans la zone de notre étude, le dépistage du paludisme a été augmenté en formant les pharmaciens à l'utilisation de tests rapides et en leur fournissant l’accès à ces tests à un prix subventionné. Des interventions supplémentaires peuvent être nécessaires pour atteindre une couverture plus élevée du dépistage et un taux plus élevé de réponses appropriées aux résultats de tests.
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