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Résumé :
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Avoir une infrastructure sanitaire solide dans chaque pays est la meilleure stratégie à long terme de préparation aux urgences sanitaires mondiales. Il s'agit non seulement des systèmes de santé et de leurs ressources humaines, mais aussi de l'infrastructure juridique des pays en matière de santé: les lois et les politiques qui permettent, obligent et parfois limitent l'action du gouvernement et du secteur privé. La législation est également un outil important pour la promotion et la protection de la santé. Les professionnels de la santé publique jouent un rôle important vis-à-vis de la législation sanitaire - de l'élaboration des politiques à leur application, en passant par l'évaluation scientifique de l'impact des lois sur la santé. Les États membres sont déjà chargés de faire part de leurs lois et règlements nationaux en matière de santé à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le présent article suggère que l'OMS, qui dispose de l'autorité et de la crédibilité pour le faire, participe au renforcement des capacités dans le domaine de la législation sanitaire des États membres et facilite l'accès, la compréhension, le contrôle et l'évaluation des lois nationales. Des arguments convaincants peuvent être présentés aux bailleurs de fonds pour le financement d'un centre ou d'une unité de législation de la santé publique qui disposerait du personnel nécessaire, entretiendrait de solides relations avec ses homologues régionaux et serait intégré aux principaux travaux de l'OMS. La mission de cette unité ou de ce centre consisterait à définir et intégrer l'expertise scientifique et juridique dans la législation de la santé publique, sur le plan technique et programmatique, dans le cadre des travaux de l'OMS, et à réaliser et faciliter la surveillance des politiques sanitaires mondiales.
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