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Résumé :
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En mai 2010, 192 États membres ont ratifié la Résolution WHA63.14 pour restreindre, à l'échelle internationale, la commercialisation des produits alimentaires et boissons non alcoolisées riches en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres libres et/ou en sel, destinés aux enfants et aux adolescents. Nous avons étudié des initiatives d'organisations de la société civile, de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de ses bureaux régionaux, d'autres agences de l'Organisation des Nations unies (ONU), d'institutions philanthropiques et de groupes industriels internationaux, menées entre 2010 et début 2016 en vue d’aider à réduire la prévalence de l'obésité et des maladies non transmissibles liées à l'alimentation chez les jeunes. En fournissant aux États membres des outils et des conseils utiles en matière technique et pour l'adoption de mesures politiques, l'OMS et d'autres agences de l'ONU ont contribué à protéger les jeunes face à la commercialisation d'aliments et de boissons de marques, riches en graisses, en sucre et/ou en sel. Les résultats obtenus grâce aux initiatives des autres acteurs étudiés semblent variables et généralement moins solides. Nous suggérons d'accélérer les progrès accomplis vers la mise en œuvre complète de la Résolution WHA63.14, en restreignant davantage la commercialisation des aliments et boissons mauvais pour la santé et en investissant dans la promotion de produits denses sur le plan nutritionnel. Cela permettrait d'aider les jeunes à atteindre les objectifs nutritionnels recommandés par les gouvernements. Pour être efficaces, les stratégies et mesures adoptées doivent être cohérentes avec l'objectif de l'OMS visant à réduire la mortalité prématurée due aux maladies non transmissibles de 25% d'ici 2025 et avec l'objectif de l'ONU visant à permettre à tous de vivre en bonne santé d'ici 2030.
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