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Résumé :
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Dans de nombreux pays, les programmes d’échange de seringues sont un des éléments clefs de la politique de réduction des risques chez les usagers de drogues. Leur efficacité quant à la réduction de la propagation des maladies transmissibles par voie sanguine n’est plus à démontrer (principalement le VIH/SIDA, les hépatites virales B et C). En outre, certains programmes d’échange de seringues vont au-delà de la distribution et la mise à disposition de seringues en présentant d’autres effets bénéfiques comme par exemple l’établissement d’un contact entre une population cible difficilement accessible et des services sociaux et sanitaires (structure d’aide, cadre de soins, responsabilisation, etc.). Les modes opératoires de ces programmes et leur place dans l’offre globale de seringues sont cependant variables d’un pays à l’autre, voire d’une région à une autre. En Belgique francophone, différentes associations comme par exemple Modus Vivendi travaillent sur le terrain. La Direction générale de la santé, tout comme notamment la Région wallonne ou la Commission communautaire française (COCOF), cofinance l’achat de matériel ainsi que le travail de coordination de Modus Vivendi et de ses partenaires. Le présent dossier vise d’une part à rassembler les données concernant l’usage de seringues (vision claire et objective de l’offre et de la demande : quantité suffisante de matériel d’injection stérile, couverture territoriale et régionale, participation des usagers, public vulnérable (migrants, femmes, jeunes, etc.), travail de réseau et de proximité, etc.) et d’autre part à identifier des projets/études (pays anglo-saxons et/ou européens) qui décrivent des expériences d’échange de seringues et qui ont pu faire la démonstration de leur utilité tant au niveau social, sanitaire et sécuritaire.
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