Inégalité de Santé
Global monitoring report on financial protection in health 2021 (2021)
de Gabriela Flores, Rouselle F. Lavado, Susan Sparkes
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2021, 132 p.
En ligne : www.who.int[...]
"Over the past two decades, the World Health Organization (WHO) and the World Bank have been tracking financial protection using household survey data to compare how much people spend out of pocket on health care with their household’s ability to pay. For the first time, this joint report establishes global and regional 2015 baselines for an SDG indicator of catastrophic health spending and infers from previous trends the challenges to come in protecting people from the financial consequences of paying out of pocket for the health services they need."Tracking universal health coverage (2021)
de Samira Asma, Zsuzsanna Jakab, Stephen Mac Feely
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2021, 103 p.
En ligne : www.who.int[...]
"While service coverage has improved in the last 20 years, the proportion of people facing financial hardship due to out-of-pocket health spending has increased. With rising poverty and shrinking incomes resulting from the current global economic recession and health systems struggling to provide continuity of health services, the COVID-19 pandemic is likely to halt the progress made towards universal health coverage, particularly among disadvantaged populations."Accès aux soins en milieu rural (2021)
de Emmanuel Vigneron
Lyon (France) : Association des maires ruraux de France - AMRF, 2021, 47 p.
En ligne : www.amrf.fr[...]
"Alors que dix millions de Français vivent dans un territoire où l’accès aux soins est de qualité inférieure à celle de la moyenne du pays et que six millions d’entre eux résident à plus de trente minutes d’un service d’urgence, la réalité de la désertification médicale n’est plus à démontrer.
Une série d’études commanditées par l’AMRF a permis de montrer qu’entre l’aggravation des écarts d’espérance de vie, la consommation moindre de soins hospitaliers, le vieillissement des professionnels de santé ou encore la baisse de la densité médicale, les territoires ruraux apparaissent comme les premiers, mais surtout les plus profondément touchés, par ce phénomène.
Dans un contexte où la politique de santé reste de nos jours fortement centralisée et bureaucratisée, l’Etat tend bien souvent à s’enfermer en la matière dans une logique avant tout comptable et se distingue entre autres par son manque de confiance envers les territoires pour corriger ces dysfonctionnements, alors même que les communes, particulièrement en milieu rural, ont su affirmer leur utilité et leur efficacité lors de la récente crise sanitaire, par la proximité avec leurs administrés et leur connaissance des besoins.
C’est à partir de ce constat alarmant et de la nécessité de réorganiser le système de santé autour du renforcement des services publics et de la proximité, que la commission santé de l’AMRF porte des solutions pour le rétablissement d’une réelle égalité territoriale d’accès aux soins."
de Anne Deprez, Laurence Noël, Felicia Solis Ramirez
Bruxelles : Fédération Wallonie-Bruxelles, 2020, 70 p.
En ligne : www.iweps.be[...]
Le rapport offre une analyse des impacts de la première vague de la crise de la Covid-19 sur les personnes précarisées et les services sociaux de première ligne en Région bruxelloise et en Wallonie à partir de données de l'été 2020.Covid-19, inégalités sociales de santé, « passe sanitaire » (2021)
de Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Rhône-Alpes
Saint-Denis (France) : Fédération nationale d'Education et de Promotion de la santé (FNES), 2021
En ligne : www.fnes.fr[...]
L'article prend une position critique face à la politique de vaccination contre le COVID 19 mise en oeuvre en France lors de la pandémie, notamment sur la question du pass sanitaire et du manque de recours aux outils de "démocratie sanitaire."
de David Musoke, Carol Namata, Grace Biyinzika Lubega
New York : Springer Publishing Company, 2021, 6 p.
En ligne : doi.org[...]
"Antimicrobial resistance (AMR) is increasingly becoming a threat to global public health, not least in low- and middle-income countries (LMICs) where it is contributing to longer treatment for illnesses, use of higher generation drugs, more expenditure on antimicrobials, and increased deaths attributed to what should be treatable diseases. Some of the known causes of AMR include misuse and overuse of antimicrobials in both humans and animals, unnecessary use of antimicrobials in animals as growth promoters, and lack of awareness among the public on how to protect antimicrobials. As a result, resistant organisms are circulating in the wider environment, and there is a need to consider the One Health approach to minimise the continuing development of AMR. Environmental Health, specifically water, sanitation and hygiene (WASH), waste management, and food hygiene and safety, are key components of One Health needed to prevent the spread of antimicrobial-resistant microorganisms particularly in LMICs and reduce the AMR threat to global public health. The key Environmental Health practices in the prevention of AMR include: (1) adequate WASH through access and consumption of safe water; suitable containment, treatment and disposal of human excreta and other wastewater including from health facilities; good personal hygiene practices such as washing hands with soap at critical times to prevent the spread of resistant microorganisms, and contraction of illnesses which may require antimicrobial treatment; (2) proper disposal of solid waste, including the disposal of unused and expired antimicrobials to prevent their unnecessary exposure to microorganisms in the environment; and (3) ensuring proper food hygiene and safety practices, such as sale and consumption of animal products in which adequate antimicrobial withdrawal periods have been observed, and growing vegetables on unpolluted soil. Environmental Health is therefore crucial in the prevention of infectious diseases that would require antimicrobials, reducing the spread of resistant organisms, and exposure to antimicrobial residues in LMICs. Working with other professionals in One Health, Environmental Health Practitioners have a key role in reducing the spread of AMR including health education and promotion, surveillance, enforcement of legislation, and research."
de Monika Karasiewicz, Ewelina Chawlowska, Agnieszka Lipiak, et al.
2021, 18 p.
En ligne : www.mdpi.com[...]
Poland has recently intensified its health promotion in an effort to extend healthy life expectancy and reduce health inequalities. Our aim was to reach a deprived rural population, increase its health literacy, and explore its use of and barriers to cancer screening and public health care. A CBPR study was conducted in one of the poorest districts in Wielkopolska region, Poland, among 122 beneficiaries of health education workshops. A self-developed questionnaire was used. The reported barriers to participation in cancer screening included: lack of time, lack of need, or feeling healthy (32.8%); long waiting times (17.2%); fear of costs (9%). Physicians seldom recommended screening to their patients. Only 7.4% of respondents had ever received dermatoscopy. Among women, 18.2% did not perform any breast exams and 25% had never had smear tests. Diagnostics was often financed out of pocket (thyroid ultrasound = 58.1%; smear test = 48.5%; breast ultrasound = 36.8%). The health system needs mentioned by participants included better access to physicians (65.6%), promotion of free screening tests (54.9%), and access to public health programmes (22.1%). There is an urgent need to translate national strategies into action. Health promotion and better access to care must become priorities in deprived areas, while primary care providers should become key figures in delivering these services.
France : Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), 2021, 8 p.
En ligne : drees.solidarites-sante.gouv.fr[...]
En 2017, 3,1 % des personnes de 16 ans ou plus vivant en France métropolitaine, soit 1,6 million de personnes, ont renoncé à des soins médicaux, d’après l’enquête Statistiques sur les ressources et conditions de vie (SRCV) de l’Insee. Une fois tenu compte des caractéristiques des personnes interrogées (âge, sexe, diplôme, situation sur le marché du travail…), les personnes pauvres en conditions de vie ont trois fois plus de risques de renoncer à des soins que les autres. En outre, dans une zone très sous-dotée en médecins généralistes, leur risque est plus de huit fois supérieur à celui du restant de la population.
Être couvert par une complémentaire santé préserve du renoncement aux soins. En particulier les bénéficiaires de la CMU-C renoncent cinq fois moins que les personnes sans complémentaire santé.
Les autres facteurs de risque sont le mauvais état de santé, en particulier le handicap, et l’isolement social. Néanmoins, alors qu’avec l’âge, la santé se dégrade, le renoncement, lui, décroît. De plus, les personnes en affection de longue durée (ALD) renoncent moins aux soins que les autres.
de Maud Emmanuelle Labesse, ET AL.
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2021, 30 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
La pandémie de COVID-19 et les mesures de prévention et de contrôle mises en place pour se protéger du risque sanitaire ont mis en évidence les inégalités sociales de santé existantes. La population a été appelée à rester davantage à domicile afin de minimiser le risque d’entrer en contact avec le virus, ce qui a amené la communauté scientifique à se questionner sur l’impact des conditions de logement durant la crise sanitaire. Il a ainsi été relevé que :
-Le logement, incluant le milieu dans lequel il s’insère, est un important déterminant de santé, du bien-être et de la qualité de vie;
-Habiter un logement insalubre, non sécuritaire ou surpeuplé peut entraîner des effets négatifs sur la santé physique et mentale, particulièrement en période de confinement;
-Un logement sain et sécuritaire peut agir comme un facteur de protection contre la transmission de la COVID-19;
-Les populations défavorisées qui sont moins bien logées sont moins bien protégées face à la COVID-19 durant un confinement;
-Pendant la pandémie de COVID-19, les inégalités sociales face au logement se sont accentuées : les populations défavorisées sont plus à risque d’être mal-logées et il leur est plus difficile d’accéder à un logement de qualité;
- Les contrecoups économiques de la pandémie contribuent à diminuer l’accès à un logement de qualité notamment pour les familles nombreuses et les ménages défavorisés;
- À court terme et en période de pandémie, offrir une aide d’urgence aux ménages en situation résidentielle précaire peut diminuer l’instabilité résidentielle. Ceci peut être fait notamment en permettant le report ou l’allègement des contraintes économiques liées au logement et en minimisant le nombre d’ordres d’éviction dus à des loyers en souffrance;
- À moyen terme, augmenter l’accès à des logements de qualité est nécessaire pour mieux protéger la population de la COVID-19 et d’autres infections contagieuses. Plusieurs stratégies peuvent être employées, dont l’amélioration de l’offre de logements sains et sécuritaires, l’aménagement de milieux de vie complets et l’implantation de mécanismes assurant l’abordabilité du logement de façon durable;
- Il est important de mieux documenter les caractéristiques du parc de logements pour mieux saisir ses impacts sur la santé de la population québécoise et cela, tant en temps de COVID-19 qu’à plus long terme;
Investir dans le logement social et communautaire est une stratégie permettant de répondre de manière durable à plusieurs problématiques d’habitation.
de Émilie Audy
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2021, 29 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Les technologies numériques se sont révélées indispensables pendant la pandémie de COVID-19, et ce, tant pour l’emploi et la scolarisation que pour l’accès à une gamme d’activités et de services en ligne. Alors que dans ce contexte le temps d’écran de plusieurs Québécois augmentait, des inégalités d’accès et d’usage ont été signalées. À partir d’une synthèse rapide des connaissances, les objectifs de cette publication sont de documenter les inégalités numériques auxquelles font face les populations en situation de vulnérabilité économique, celles résidant sur des territoires peu ou mal desservis par les services de télécommunication, les populations aînées, celles d’âges scolaires et celles qui présentent un faible niveau de littératie. Des mesures sont proposées pour les mitiger dans une visée d’accès équitable à un ensemble de services, d’informations et d’interventions liés à plusieurs déterminants de la santé.La fabrique des inégalités sociales de santé (2021)
de Aurore Loretti
Bruxelles : Fédération Wallonie-Bruxelles, 2021, 204 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
En Europe, les personnes issues de milieux favorisés bénéficient d’un meilleur état de santé et d’une espérance de vie plus longue que les plus défavorisées. Ce livre s’intéresse à ces inégalités sociales et vise à saisir leur processus de constitution. Il s’appuie sur l’exemple du cancer, première cause des écarts de mortalité entre les groupes sociaux, les hommes et les femmes et les régions en France. Pour donner à voir et à ressentir les effets multiples des inégalités sur les corps, cet ouvrage explore et compare les trajectoires de malades issus de différents milieux sociaux. L’enquête empirique sur laquelle il s’appuie permet de mieux comprendre à quels moments, de quelles manières et dans quels espaces ces inégalités se (re)produisent, tout au long de la maladie. Ce livre offre ainsi des pistes pour améliorer les pratiques en cancérologie, mieux prendre en compte le vécu des malades et la diversité de leurs besoins. Il s’adresse aux soignantes et soignants qui s’interrogent sur leurs pratiques, aux malades et à leurs proches curieux d’en savoir plus sur la diversité des expériences de cancer, aux autorités publiques et aux associations de défense des patients.
de Nicole F. Bernier
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2021, 64 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Pour que les ministères et organismes soient plus à même de concevoir, ensemble, de nouvelles pistes d’action contribuant à la réduction des inégalités sociales de santé, il y a lieu de clarifier le rôle pivot de la réduction des inégalités sociales dans tout effort gouvernemental et intersectoriel de prévention en santé ainsi que l’apport possible de divers secteurs d’intervention à la santé et au bien-être de la population québécoise.
Messages clés
La santé de la population est étroitement liée à des facteurs sociaux. La pauvreté, comme les autres inégalités sociales, se répercute non seulement sur la santé, mais aussi sur les déterminants sociaux de celle-ci dans une boucle de renforcement mutuel. La progression des inégalités sociales représente une nuisance pour l’état de santé et de bien-être de la population, nuit à la prospérité économique et fait poindre une détérioration de la cohésion sociale.
L’expérience du Québec offre un exemple éloquent du rôle positif que les politiques publiques peuvent exercer en faveur d’une société plus égalitaire et d’une population en meilleure santé.
La réduction des inégalités sociales de santé (ISS) passe nécessairement par un ensemble d’interventions impliquant plusieurs secteurs pour agir sur les déterminants sociaux de la santé tels le logement et le revenu. Les ISS devraient être prises en compte dans tous les secteurs d’activité, ministères et organismes (MO), et ce, dans l’objectif minimal de ne pas les aggraver.
Afin de répondre au défi complexe de réduction des ISS, certains constats dégagés de la littérature sont à prendre en compte pour optimiser les politiques publiques favorables à la santé :
Les politiques publiques visant la réduction des ISS sont naturellement orientées vers les interventions sur les habitudes de vie et l’accès aux soins de santé et aux services sociaux. Agir sur ces secteurs d’intervention s’avère toutefois une stratégie insuffisante si elle n’est pas accompagnée d’approches complémentaires et plus structurelles, relevant de MO autres que celui de la santé et des services sociaux.
La riche expérience britannique en réduction des ISS indique l’importance de la complémentarité entre les approches adaptées aux besoins des individus et des communautés en situation de vulnérabilité et les approches qui reconnaissent le rôle central que peuvent jouer les grands programmes de l’État providence (pensons aux programmes d’assistance sociale ou d’éducation).
Les politiques sociales (p. ex. petite enfance, logement, environnement) jouent un rôle incontournable dans l’amélioration de la santé et la réduction des ISS tout comme les politiques de nature économique (p. ex. politiques commerciales et fiscales, celles touchant les revenus, le marché du travail, les conditions d’emploi, le salaire minimum). Si les interventions sur les facteurs socioéconomiques, politiques, culturels et environnementaux sont efficaces pour réduire les inégalités, elles sont plus difficiles à mettre en œuvre que celles sur les habitudes de vie.
Certains outils comme la Politique gouvernementale de prévention en santé (PGPS) et son objectif transversal de réduction des ISS représentent une opportunité d’en faire plus. La PGPS est le fruit d’un engagement de 15 MO gouvernementaux sous le leadership du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour agir sur un ensemble de facteurs en vue d’améliorer l’état de santé et la qualité de vie de la population et de réduire les inégalités sociales de santé. Elle se veut complémentaire aux mesures existantes (réduction de la pauvreté et de l’exclusion sociale, stratégie pour l’égalité des hommes et des femmes, réussite éducative, politiques sociales, etc.). Son plan d’action interministériel (PAI) vient préciser les actions concrètes en lien avec chaque mesure ainsi que les rôles et responsabilités des MO.
Sans chercher à modifier les objectifs et trajectoires envisagés par les MO porteurs des projets des autres secteurs, une collaboration intersectorielle peut permettre d’optimiser les effets positifs sur la santé et mitiger les effets négatifs sur les divers groupes sociaux.
La pandémie du SRAS-CoV-2 (maladie à Covid-19) a amené le Québec à faire dans l’urgence plusieurs choix critiques se répercutant sur les inégalités sociales et les déterminants sociaux de la santé de la population. Les suites de la crise se perpétueront dans tous les secteurs d’activité gouvernementale pendant les prochaines années, bien au-delà de la pandémie en tant que telle. La PGPS constitue une opportunité à saisir pour la réalisation d’une vision ambitieuse d’une société québécoise plus égalitaire et en meilleure santé.Un portail sur les inégalités de santé en Europe
de Juliette Vanderveken
Bruxelles : Education Santé, 2021, pp. 14-15
Récemment lancée par EuroHealthNet, une plateforme d’informations, de ressources et d’échanges sur les inégalités de santé en Europe a vu le jour : vous la trouverez sur le site www.health-inequalities.eu/fr. Facile d’utilisation et fourni en contenus, ce portail mérite d’être mis en avant.
2021
En ligne : www.hcsp.fr[...]
Ce dossier constitue un questionnement du rôle des politiques publiques dans la construction des inégalités sociales de santé. Il propose une vision prospective des inégalités sociales de santé et des prochaines thématiques à mieux maîtriser, notamment à partir des premiers résultats à l’heure de l’épidémie de Covid‑19 et de ce qu’ils montrent sur les inégalités sociales de santé.
Ce numéro est composé de
Éditorial
Les inégalités sociales de santé : vingt ans d’évolution (126 ko)
Gwenn Menvielle, Thierry Lang
HCSP direct
Avis et rapports du Haut Conseil de la santé publique
Actualité
Les impacts de la crise sanitaire sur les actions de prévention et promotion de la santé : une étude en Bourgogne-Franche-Comté
Lucie Cros, Isabelle Millot, Éric Lalaurie, Estelle Bécherot, Laurianne Bruet
International
La Chine à l’épreuve de la Covid‑19
Sommaire dossier
Les inégalités sociales de santé : vingt ans d’évolution
Dossier coordonné par Gwenn Menvielle, Thierry Lang
État des lieux des inégalités sociales de santé
Les inégalités sociales d’espérances de vie en bonne et en mauvaise santé : approche démographique et état des lieux
Emmanuelle Cambois
Dispositif statistique permettant la mesure et l’étude des inégalités sociales de santé : où en est-on en 2021 ?
Walid Ghosn, Grégoire Rey
L’évolution des inégalités sociales relatives au tabagisme en France entre 2000 et 2019
Anne Pasquereau, Raphaël Andler, Romain Guignard, Viêt NGuyen-Thanh
Le rôle majeur des politiques publiques
La contribution des soins de proximité à la réduction des inégalités sociales de santé
Sandrine Danet
La santé dans toutes les politiques : où en est-on en France ? (181 ko)
Gwenn Menvielle, Thierry Lang
L’évaluation d’impact sur la santé : plus de deux décennies de pratique internationale
Thierno Diallo
Des stratégies de promotion de la santé souvent « évoquées », encore trop peu « pratiquées »
Anne Laurent, Pierre Lombrail
Inégalités sociales et inégalités territoriales : quelles interactions et quelles conséquences pour les politiques publiques ?
Luc Ginot
Petite enfance et inégalités de santé et de développement : quel rôle des modes d’accueil pour les diminuer ?
Lidia Panico
Les inégalités sociales de santé : des thématiques à investir
Pour une analyse genrée des inégalités de santé
Michelle Kelly-Irving, Nathalie Bajos
Les inégalités sociales et environnementales de santé
Stéphanie Vandentorren, Séverine Deguen, Cécile Vuillermoz
Statistiques, inégalités sociales de santé et Covid-19
Cyrille Delpierre, Stéphanie Vandentorren, Michelle Kelly-Irving, Damien Mouly
Les inégalités sociales de santé à l’heure de l’épidémie de Covid-19
Travail exposé, travail protégé : un facteur dynamique d’inégalités sociales face à l’épidémie de Covid-19
Émilie Counil
La surmortalité durant la première vague de l’épidémie de Covid-19 en Île-de-France au regard des fragilités des territoires
Isabelle Grémy
Inégalités sociales de santé à l’heure de la Covid-19 : le cas particulier des enfants
Thierry Lang, Marie-Josèphe Saurel-Cubizolles
Tribunes
Le recours aux soins des populations pauvres en France
Benoît Carré, Florence Jusot, Antoine Marsaudon, Jérôme Wittwer
Le travail : un point aveugle des inégalités sociales de santé
Thomas Coutrot
Inégalités sociales de santé et rapports de pouvoir : Covid-19 au Québec
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2021, pp. 461-471
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Cet article propose de préciser le concept d’inégalité sociale de santé : théoriquement d’abord, puis en le mobilisant sur un terrain particulier, la pandémie de Covid-19 qu’a connue le Québec au printemps 2020. Il commence par une discussion de diverses définitions des inégalités sociales de santé, puis en retient la suivante : ce sont des différences de santé observées entre plusieurs groupes sociaux et qui résultent du ou des rapport(s) de pouvoir entre ces groupes. L’application de cette définition à la pandémie de Covid-19 se fait en deux temps. Dans le premier, sont identifiés des rapports de pouvoir qui différencient l’exposition aux différents risques engendrés par la pandémie : être infecté, en mourir, mais aussi voir sa santé affectée par la pandémie sans être nécessairement infecté par le nouveau coronavirus. L’étude de ce dernier risque requiert de suivre l’exposition à des déterminants sociaux de la santé dont l’équilibre est bouleversé par le contexte de la pandémie : revenus, réseau social, soins et services sociaux, éducation, stigmatisation.
Ce premier temps de l’analyse considère les rapports de pouvoir pris isolément les uns des autres. Le second explore leur articulation, en prenant comme fil conducteur le rapport ethno-racial, dont est examinée l’articulation avec le rapport socio-économique. Est finalement dessinée une perspective systémique des inégalités, indispensable au repérage des actions à mener pour lutter contre les ISS.Les déterminants socio-économiques freinent toujours l'accès aux soins de santé
de Sarah Hassan, Sophie Cès
Bruxelles : Education Santé, 2021, pp.3-6
En ligne : educationsante.be[...]
Si dans l’ensemble, les Belges ont un bon accès aux soins de santé, il existe tout de même d’importantes disparités au sein des divers groupes socio-économiques. L’European Social Observatory (OSE) révèle que les écarts entre ces différents groupes se sont même accrus ces dernières décennies. En juillet 2020, les chercheuses pour l’OSE Rita Baeten et Sophie Cès livraient un rapport sur l’accès aux soins de santé en Belgique, pour le compte de l’INAMI. Les chercheuses se sont focalisées sur la population qui bénéficie en théorie de l’assurance maladie obligatoire pour mieux identifier et comprendre les difficultés d’accès aux soins de santé. Les sous-groupes de population en marge du système, telles que les personnes sans papiers, n’ont pas été incluses dans l’étude.Understand health inequalities and act on them (2021)
Bruxelles : EuroHealthNet, 2021
En ligne : health-inequalities.eu
What are health inequalities? How do different countries experience and address them? What policies and practices affect health equity? What does research tell us? The health inequalities portal can help answer these questions.
The COVID-19 pandemic has exposed health inequalities in Europe, and shown that action can no longer be delayed.
This is the information hub on health inequalities in Europe. It explains what health equity is and how it affects different countries. It provides information about:
Health inequalities research
International, national, regional policy
Data
Public health and other practices and projects
EU initiatives
Financing
Tools
Publications
On this website you can find out
How health inequalities affect different countries and populations.
Where to find more information.
What you can do, whether you are a civil servant, researcher, public health professional, teacher, city planner, or have any other role in building a more sustainable, fair future.
Inégalités de santé & vieillissement
de Anouck Billiet, Annick Vandenhooft
2020, pp. 15-18
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Les inégalités sociales ne disparaissent pas avec l’avancée en âge, que du contraire, elles se renforcent et se marquent à différents niveaux : dans la durée de vie, dans l’apparition de problèmes de santé, dans la façon de faire face à un même problème de santé. Ces disparités sont le reflet de la distribution inégale des déterminants sociaux de la santé tout au long de la vie. Pour permettre à chacun de vieillir dans la dignité, il faut s’atteler à corriger ces inégalités tout au long de la vie et dans les différentes sphères : sociales, financières, culturelles, environnementales.
Exploring targeted preventive health checks in a socially disadvantaged neighborhood in Denmark
de Anne Møller, Camilla Hoffmann Merrild
2020, pp. 1150–1158
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Recently studies have focused on how health promotion interventions sometimes sideline issues of social context, framing health as a matter of individual choice and, by implication, a personal responsibility. Part of this criticism is that health promotion interventions often do not draw on situated understandings of the contextual aspects of health and illness practices. Theoretically, this study departs in practice theory and contemporary public heath discussions on targeted health promotion. Based on semi-structured interviews with 18 people living in a social housing association we explored the significance of participating in a preventive health check and how participation configured into everyday life. All participants in our study had been identified with a ‘risk’ health profile. Overall, we found that they were well aware of their health risks and challenges, and that they reflected a great deal on how their health status was intrinsically linked with their lifestyle and health practices, such as lack of exercise or smoking. The health checks were, however, not able to support or improve their general health, and did not seem to address the challenges the participants seemed to struggle with in life. By way of conclusion, we suggest that we implement a more practice-oriented form of public health that focus on the ‘lives’ that people live, and the problems that they face. Moreover, attention should be paid to how and to whom health promotion initiatives are offered, in order to ensure the relevance of targeted interventions.
Québec (Canada) : Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé (CCNPPS), 2020, 11 p.
En ligne : www.ccnpps.ca[...]
Ce document propose un exercice pratique visant à réfléchir aux différentes approches politiques pour lutter contre les inégalités de santé en agissant sur la réduction de l'insécurité alimentaire
de Karine Gentelet, Alexandra Bahary-Dionne
Laval : Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique, 2020, 46 p.
En ligne : observatoire-ia.ulaval.ca[...]
Ce rapport propose une analyse des réponses technologiques à la pandémie en particulier, lorsqu’appliquées à des populations qui sont déjà marginalisées. Ce rapport met en exergue un certain nombre d’angles morts qui ont eu pour conséquence de ne pas considérer les liens étroits entre les inégalités en santé déjà existantes et le caractère multidimensionnel des fractures numériques.
Paris : Editions Edk, 2020, 12 p.
En ligne : www.iresp.net[...]
« Notre pays (France) — et la planète — traverse une crise épidémique majeure. Comme toute crise, elle peut être révélatrice des forces et faiblesses de la société, et de ses composantes : celles de son système de santé, de son système de recherche, du fonctionnement de la démocratie sanitaire… Cet article aborde la question des inégalités sociales au temps du COVID-19 : la crise sanitaire, la réaction politique et celle du système de santé les ont-elles amplifiées, atténuées ou les ont-elles laissées telles qu’elles étaient auparavant ? Ce numéro spécial de la revue Questions de Santé Publique apporte un éclairage sur cette question à partir de résultats originaux provenant de l’enquête « Épidémiologie et conditions de vie » (EpiCoV), permettant de documenter dans les meilleurs délais la situation exceptionnelle que nous traversons. »Social Determinants of Health. The Canadian facts (2020)
de Dennis Raphael, ET AL.
Oshawa : Ontario Tech University Faculty of Health Sciences, 2020, 95 p.
En ligne : thecanadianfacts.org
The primary factors that shape the health of Canadians are not medical treatments or lifestyle choices but rather the living conditions they experience. These conditions have come to be known as the social determinants of health. This information – based on decades of research and hundreds of studies in Canada and elsewhere – is unfamiliar to most Canadians.
Canadians are largely unaware that our health is shaped by how income and wealth is distributed, whether or not we are employed and if so, the working conditions we experience. Our health is also determined by the health and social services we receive, and our ability to obtain quality education, food and housing, among other factors. And contrary to the assumption that Canadians have personal control over these factors, in most cases these living conditions are – for better or worse – imposed upon us by the quality of the communities, housing situations, work settings, health and social service agencies, and educational institutions with which we interact. Improving the health of Canadians requires we think about health and its determinants in a more sophisticated manner than has been the case to date. Social Determinants of Health: The Canadian Facts considers 17 social determinants of health:
1. Income and Income Distribution
2. Education
3. Unemployment and Job Security
4. Employment and Working Conditions
5. Early Child Development
6. Food Insecurity
7. Housing
8. Social Exclusion
9. Social Safety Net
10. Health Services
11. Geography
12. Disability
13. Indigenous Ancestry
14. Gender
15. Immigration
16. Race
17. Globalization
The publication outlines why they are important; how Canada is doing in addressing them; and what can be done to improve their quality. The purpose of the document is to provide promote greater awareness of the social determinants of health and the development and implementation of public policies that improve their quality.
de Aurélien Rousseau, ET AL.
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, pp. 183-187
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
La crise de l’épidémie de COVID a confirmé, de façon brutale, l’ampleur des inégalités sociales de santé, mais elle a aussi montré des possibilités d’action partagée, qui doivent être prolongées par des réorientations de pratiques en santé publique.Les inégalités d'accès aux soins de santé en Belgique (2020)
de Sophie Cès
Bruxelles : Observatoire social européen, 2020, 185 p.
En ligne : www.inami.fgov.be[...]
L'accès aux soins de santé en Belgique est, pour l'ensemble de notre population, relativement bon. Toutefois, les disparités entre les groupes socio-économiques restent importantes et se sont même accrues au cours de la dernière décennie en raison de l’importante détérioration de la situation des groupes vulnérables. L’INAMI a demandé au European Social Observatory (OSE) de rédiger un rapport de recherche à ce sujet.
Objectif du rapport de recherche
Ce rapport :
- analyse les caractéristiques des personnes ayant le plus de difficultés à accéder aux soins de santé nécessaires
- décrit les services et produits de soins de santé pour lesquels les obstacles financiers sont les plus importants et analyse les principaux obstacles à l'accès
- propose des recommandations politiques pour améliorer la situation, en particulier pour les plus vulnérables.
Quelques conclusions du rapport :
- L’accès financier aux soins de santé se détériore pour les personnes vulnérables
- Le système belge, complexe, constitue un frein supplémentaire non négligeable pour l’accès aux soins de santé
- La numérisation progressive des services sociaux, administratifs et de santé, rend cette complexité plus lourde.
Les responsables du rapport invitent l’ensemble des acteurs du secteur des soins de santé à engager un dialogue approfondi sur la manière d’évoluer vers une meilleure couverture santé dans notre pays.
de Bénédicte Scheen, Dominique Doumont
Bruxelles : Education Santé, 2020, pp. 10-13
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
«Au niveau des populations, la santé est marquée par d’importantes inégalités. Elles sont d’abord sociales en rapport avec le niveau d’éducation, de revenus, et de conditions de travail; elles sont territoriales, les conditions de vie et d’accès aux services de santé étant fortement dépendantes des lieux de vie ; elles sont liées au genre, les différences de santé entre les femmes et les hommes résultants de différences biologiques, médicales et sociales affectant aussi bien la prévention, la prise en charge que les représentations de la santé. Elles sont enfin environnementales venant ainsi renforcer les inégalités sociales de façon complexe. »
Extraits de l’éditorial du programme du Colloque Inégalités Sociales de Santé, janvier 2020, Paris, rédigé par Jean François Allilaire, Secrétaire de l’Académie nationale de médecine.
Applying intersectionality theory in health promotion research and practice
de Emma Heard, Lisa Fitzgerald
2020, pp. 866–876
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Health promotion researchers and practitioners are grappling with how to address growing health inequalities for population groups. In particular, critiques of dominant behaviour change approaches draw attention to the need to engage with social theories to better understand the social and relational drivers of health. Public health researchers are increasingly acknowledging intersectionality as an important theoretical approach, providing a framework for investigating health inequalities by highlighting intersections of individuals’ multiple identities within social systems of power that compound and exacerbate experiences of ill health. This article provides an overview of the diverse ways public health researchers and practitioners have applied intersectionality theory to better understand and address health inequalities. We map three key applications of intersectionality theory in public health: as an epistemological approach, as a methodological approach, and as a tool for action and intervention. Drawing on this work, we argue that health promotion researchers and practitioners can enhance engagement with intersectionality theory to address important challenges within the field. Through this article, we aim to inspire the continued exploration of intersectionality and offer some insights into opportunities and challenges for doing so in health promotion.Les inégalités sociales face à l’épidémie de Covid-19 - État des lieux et perspectives (2020)
de Claire-Lise Dubost, Catherine Pollak
Paris : Ministère de la solidarité de la santé et de la protection sociale, 2020, 40 p.
En ligne : drees.solidarites-sante.gouv.fr[...]
La crise sanitaire liée à l’épidémie du Covid-19 et ses conséquences économiques soulèvent deux enjeux majeurs en termes d’inégalités sociales. D’une part, l’exposition au risque de contamination ainsi que le risque de développer des formes graves et de décéder sont inégalement réparties dans la population. Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz le rappelle : « Covid is not an equal opportunity killer » (Stiglitz, 2020). D’autre part, la crise du Covid-19 vient ajouter un mécanisme supplémentaire et nouveau dans sa nature et son ampleur dans l’histoire des épidémies : les inégalités face au confinement. Des travaux antérieurs sur de précédentes pandémies comme la grippe espagnole ou la grippe H1N1, ou d’autres maladies infectieuses comme la tuberculose ou la rougeole, insistaient déjà sur l’importance de la prise en compte des différents facteurs d’inégalités sociales afin de mieux maîtriser l’impact différentiel des prochaines pandémies (Quinn, 2014). Les mécanismes, qui se retrouvent dans la crise du Covid-19, sont à la fois une exposition différentielle face au virus, une plus grande fragilité face aux maladies infectieuses ou à ses complications, ainsi qu’un accès inégal aux soins. Le cumul des inégalités face à l’épidémie et face au confinement font ainsi de la crise sanitaire actuelle un fort révélateur d’inégalités sociales. Enfin, la crise économique risque à son tour de creuser les inégalités, avec des conséquences probables à long terme. Ces inégalités font l’objet de nombreuses alertes dans les médias ou par le biais du monde associatif ou de comités d’experts. L’analyse du sujet nécessite une approche transversale, reliant des travaux épidémiologiques, géographiques, démographiques et économiques aux analyses et mesures des inégalités en sciences sociales. L’objectif de ce dossier est de faire un premier état des lieux des inégalités sociales dans cette crise sanitaire, de présenter les facteurs d’inégalités sociales actuellement identifiés à partir de la littérature française et internationale et de les documenter et les quantifier si possible dans le contexte français. Après avoir présenté les inégalités sociales face au virus, qui se révèlent par des inégalités face à l’exposition, à ses facteurs aggravants, et dans sa prise en charge, il présente les inégalités sociales face au confinement. Le cumul de ces inégalités permet enfin de dresser un premier tableau des populations particulièrement vulnérables, et d’identifier des pistes pour des analyses ultérieures.Trends in social inequality in overweight and obesity among adolescents in Denmark 1998–2018
de Mette Rasmussen, ET AL.
2020, pp. 607–616
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Objectives
The aim was to analyze trends in overweight and obesity in relation to socioeconomic position among Danish adolescents in the 20-year period 1998–2018.
Methods
The study used data on self-reported height and weight and parents’ occupational social class (OSC) from 11-, 13- and 15-year-old schoolchildren in 1998, 2002, 2006, 2010, 2014 and 2018, n = 22,177. The analyses included absolute social inequality in overweight/obesity (prevalence difference between low and high OSC) and relative social inequality (OR for overweight/obesity).
Results
In the total sample, the prevalence of overweight and obesity was 9.7% and 1.4%, respectively, with significantly higher prevalence in low than high OSC. There were significantly increasing trends in both overweight and obesity 1998–2018 in low OSC and no significant increase in high OSC. The OR for overweight was 1.59 (1.42–1.74) in middle and 2.16 (1.89–2.46) in low OSC, OR for obesity 1.74 (1.29–2.34) in middle and 2.97 (2.15–4.11) in low OSC. Associations were not modified by survey year.
Conclusions
There was a persistent absolute and relative social inequality in overweight and obesity 1998–2018 among Danish adolescents.Les effets du confinement sur les inégalités sociales de santé et les usager·es de drogues
de Clémentine Stévenot
Bruxelles : Education Santé, 2020, pp. 11-18
En ligne : educationsante.be[...]
"La pandémie de COVID-19 et les mesures de confinement ont (eu) de multiples conséquences sur le fonctionnement de notre société. De nombreux lieux de travail, de vie, de socialisation, de commerce, de santé physique et mentale ont fermé ; les travailleur·ses essentiel.lle.s, y compris le personnel de santé, les travailleur·ses sociaux, les caissier·es, les éboueur·ses, les livreur·ses, les enseignant·es, continuent de travailler afin de permettre la continuité et la survie de la société tout entière, au péril de leur santé et de leur vie. La crise sanitaire actuelle est anxiogène et stressante pour une large proportion de la population, qui est contrainte de puiser dans ses ressources psychologiques, sociales et financières pour la traverser. Les politiques publiques d’austérité menées ces dernières décennies en matière de santé et de sécurité sociale, ainsi que les mesures prises en réponse à la pandémie, ont engendré nombre de dégâts collatéraux, réduisant drastiquement la capacité du secteur du soin à gérer la crise et renforçant les inégalités sociales (de santé, de genre) préexistantes. Les populations précarisées (y compris une partie des usager·es de drogues), déjà davantage vulnérables en temps ordinaires, sont particulièrement impactées par la crise actuelle et les mesures de confinement. La pandémie de COVID-19 exacerbe ainsi les inégalités sociales de santé et révèle les rouages systémiques qui participent à leur reproduction ; elle rappelle également le rôle fondamental de la promotion de la santé."
de Nicolas Tanti-Hardouin
France : Editions L'Harmattan, 2019, 168 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Si la reproduction sociale par l'école a fait l'objet depuis longtemps d'importantes analyses, la reproduction sociale par la santé est très peu évoquée. Le sujet paraît même tabou tant le biomédical domine expliquant les inégalités de santé par le génétique. Récemment, en santé publique, on ose poser la question de savoir si la construction de la santé et les inégalités réelles qui en découlent sont du ressort de la responsabilité individuelle de chacun ou déterminées par le destin social.
de Coline Barbay, Cécile Cayre
Metz : Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Grand Est, 2020, 42 p.
En ligne : www.ireps-grandest.fr[...]
Cette ressource est destinée à accompagner les acteurs de terrain intervenant avec les personnes en situation de précarité et à favoriser l’intégration de critères qualité dans la construction, la mise en œuvre et l’évaluation de leurs projets. En réponse à un des axes stratégiques du Projet régional de santé du Grand Est, l'Ireps Grand Est a été missionnée par l’Agence régionale de santé Grand Est pour construire un outil destiné à accompagner les acteurs de terrain dans la qualité de leurs interventions auprès de publics en situation de précarité. Pour réaliser ce document, l'Ireps a réalisé une revue de la littérature sur la précarité et rencontré sur le terrain celles et ceux qui développent, mettent en oeuvre, suivent, financent et bénéficient des interventions. Ce document propose d'abord de définir la précarité à travers la littérature, mais aussi par la parole de personnes concernées par celle-ci et les porteurs de projets. Il présente ensuite deux parties permettant aux acteurs de questionner leurs pratiques et d'envisager des pistes d'actions :
-à travers des critères éthiques spécifiques à l'intervention avec des personnes en situation de précarité, identifiés grâce à l'analyse des entretiens réalisés,
-à travers la méthodologie de projet dans un contexte d'intervention avec des personnes en situation de précarité.
En annexe, est proposée une grille de positionnement individuelle ou collective sur les critères éthiques et méthodologiques présentés, permettant de questionner la pratique professionnelle
Havré : Observatoire de la Santé du Hainaut (OSH), 2020, 30 p.
En ligne : observatoiresante.hainaut.be[...]
Cette synthèse de la littérature cherche à décrire la façon dont la crise sanitaire révèle et accentue les inégalités sociales de santé. L’analyse de la gestion de cette crise illustre quant à elle, les limites d’un système centré sur une approche comportementaliste des inégalités sociales de santé. La notion de responsabilité y est centrale et pourtant problématique. Comment envisager des pistes d’actions qui puissent agir sur la réduction du gradient social de santé afin de protéger aussi les plus vulnérables ?Inégaux face au coronavirus. Constats et recommandations (2020)
de Pierre Tircher, Nicolas Zorn
Montréal : Observatoire québécois des inégalités, 2020, 14 p.
En ligne : www.observatoiredesinegalites.com[...]
Certains groupes sociodémographiques sont davantage touchés par le Covid-19. Cette analyse propose un survol des principaux effets probables de la crise sanitaire au Québec et au Canada, ainsi que des mesures concrètes pouvant être adoptées pour en limiter les conséquences.
Clermont-Ferrand (France) : Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Auvergne-Rhône-Alpes, 2020, 6 p.
En ligne : ireps-ara.org[...]
La crise sanitaire que nous traversons révèle les inégalités sociales qui traversent notre société ainsi que les difficultés croissantes rencontrées et dénoncées par les professionnels de plusieurs champs : hôpitaux, aide sociale à l’enfance, lutte contre la pauvreté, prisons... Au-delà du constat, il s’agit de mener une réflexion sur des pistes d’actions collectives à soutenir ou engager en promotion de la santé.
Article-covid19.pdfAdobe Acrobat PDFHealth Equity in England: The Marmot Review 10 Years On (2020)
de Michael Marmot, Jessica Allen
UK : The Health Foundation, 2020, 172 p.
En ligne : www.health.org.uk[...]
The Health Foundation commissioned the Institute of Health Equity to examine progress in addressing health inequalities in England, 10 years on from the landmark study Fair Society, Healthy Lives (The Marmot Review). Led by Professor Sir Michael Marmot, the review explores changes since 2010 in five policy objectives: giving every child the best start in life; enabling all people to maximise their capabilities and have control over their lives; ensuring a healthy standard of living for all; creating fair employment and good work for all; creating and developing healthy and sustainable places and communities. For each objective the report outlines areas of progress and decline since 2010 and proposes recommendations for future action, setting out a clear agenda at a national, regional and local level.
de Élodie Guillaume, Rémy De Mil
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, pp. 59-65
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Les inégalités sociales constituent un obstacle majeur à la cohésion sociale et économique d’un pays, particulièrement celles touchant le domaine de la santé. Dans le domaine du dépistage des cancers, le constat actuel est celui d’un gradient social de participation et de fortes inégalités territoriales. Cet article rapporte des résultats de deux recherches interventionnelles consistant à ajouter au dispositif en place des modes supplémentaires d’incitation à réaliser un test de dépistage pour des populations particulières. Un essai prospectif à unités de randomisation collective a été mis en place d’avril 2011 à avril 2013 dans les trois départements du Nord de la France – l’Aisne, l’Oise et la Somme – afin d’évaluer l’apport d’un accompagnement au dépistage du cancer colorectal (CCR) par des travailleurs sociaux (essai Prado). Une étude rétrospective a été conduite sur l’expérience de mammobile conduite dans le département de l’Orne depuis plusieurs années concernant le dépistage du cancer du sein. L’analyse des résultats montre que chacun de ces dispositifs est capable de réduire, voire d’effacer les inégalités sociales et territoriales à un coût raisonnable pour la société. Elle montre également qu’en matière de dépistage, les inégalités ne pourront être réduites que si on ajoute au dispositif national des dispositifs supplémentaires dédiés à des populations particulières selon un principe d’universalisme proportionné.Health Inequalities, persistence and change in European welfare states (2019)
de Johan P. Mackenbach
Oxford : Oxford University Press, 2019, 240 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
People in a better socioeconomic position do not only lead more comfortable lives, but also longer and healthier lives. This is true not only in the poorer parts of the world but also in the richest countries, including the advanced welfare states of Western Europe which have successfully pushed back poverty and other forms of material disadvantage. Why are health inequalities - systematically higher rates of disease, disability, and premature death among people with a lower level of education, occupation or income - so persistent? How can we expect to reduce this when it persists even in the most advanced states? Written by a leading figure in public health, this book looks to answer these questions by taking a broad, critical look at the scientific evidence surrounding the explanation of health inequalities, including recent findings from the fields of epidemiology, sociology, psychology, economics, and genetics. It concludes that a simplistic view, in which health inequalities are a direct consequence of social inequality, does not tell us the full story. Drawing upon a unique series of studies covering 30 European countries and more than three decades of observations, it shows that health inequalities are partly driven by autonomous forces that are difficult to counteract, such as educational expansion, increased social mobility, and rapid but differential health improvements. Finally, the book explores how we might use these new findings to continue our efforts to build a healthier and more equal future. Offering a truly multidisciplinary perspective and an accessible writing style, Health Inequalities is an indispensable resource for health researchers, professionals, and policy-makers, as well as for social scientists interested in inequality.Les inégalités sociales dans la pratique de l’activité physique au prisme de l’âge et du genre
de Claude Renard, Carine Bourmorck
Bruxelles : Education Santé, 2020, pp. 3-11
En ligne : educationsante.be[...]
« Depuis plusieurs décennies, l’épidémie de surpoids et d’obésité s’amplifie dans les pays industrialisés. Cette épidémie est associée à de nombreuses comorbidités, pour certaines responsables d’une mortalité prématurée. La sédentarité et l’inactivité physique sont identifiées comme étant les principaux facteurs de risque en association avec une alimentation parfois peu équilibrée. Pour enrayer cette pandémie, l’OMS a émis des recommandations précises en matière de pratique de l’activité physique pour chaque tranche d’âge. La littérature scientifique souligne que ces recommandations sont loin d’être rencontrées par la majorité de la population et que de grandes variations existent selon les classes sociales. »
Health concepts among socially disadvantaged children in France, Germany and Switzerland
de Elke Grimminger-Seidensticker, Monica Aceti
2020, pp. 17-26
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
As health concepts develop through exposure to, and experience with particular contexts, and as health concepts influence health behaviour, it is important for actors in health promotion programmes to understand an individual’s health concepts. This study focussed on health concepts among socially disadvantaged children in France, Germany, Italy and Switzerland—a hitherto less researched population group. We conducted focus groups with a total of 167 children aged 7–11 years (mean=8.76 years, SD=0.68). The aim of this study was to explore if the life situation across four different countries leads to similar health concepts, and how the particular, national health discourses are reflected in the children’s health concepts. The data were analysed through a structured qualitative content analysis and revealed four categories: ‘Symbols/symptoms of health/illness’, ‘Emotionality’, ‘Healthy/unhealthy practices’, and ‘Consequences of health problems’. The children’s health concepts are linked to concrete events and objects, and they are able to think in logical sequences. However, the children’s causal argumentation is uni-dimensional; they do not cover the complexity of the development of health problems. In particular, overweight stands for illness and is exclusively the result of unhealthy practices. In their concepts, the children reflect the national health promotion programme discourses about overweight. They seem to understand the messages of health education as ‘behaving well means being healthy’; however, such a health education message initiates accusations of ‘unhealthy persons’. In consequence, challenges for sensitive health education programmes (at school) are discussed.
de Sarah Missinne, Hervé Avalosse
Bruxelles : Observatoire de la santé de Bruxelles, 2019, 64 p.
En ligne : www.ccc-ggc.brussels[...]
Les inégalités sociales en santé ont largement été démontrées au niveau national et international. Le présent dossier analyse la situation pour Bruxelles, et cartographie les inégalités de santé par quartier. Les inégalités socioéconomiques de santé se marquent dès la naissance et s’accumulent par la suite tout au long de la vie, tant pour la santé physique que mentale. Les personnes connaissant des conditions socioéconomiques moins favorables accumulent de nombreuses fragilités (par exemple en raison du stress subi, de conditions de travail difficiles, d’un logement insalubre, etc.) tout en disposant de moins de moyens pour s'en protéger (une moins bonne immunité, un support social moindre, un accès plus difficile à une alimentation équilibrée, etc.) ou d'en limiter les conséquences (moindre accès au système de santé et moins bonne connaissance de celui-ci, soins informels, prévention, etc.). Le présent dossier donne une vue d’ensemble des inégalités socioéconomiques dans le domaine de la santé à Bruxelles, et des principaux déterminants de celles-ci, avec comme fil rouge le cadre théorique de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il se base principalement sur les données de l'Agence Intermutualiste (AIM), l'Enquête de santé réalisée par Sciensano et les Bulletins statistiques de naissances et de décès. Outre la mise en évidence des inégalités socioéconomiques à l’aide de graphiques, les différences entre les quartiers bruxellois sont également présentées à l'aide de cartes, et ce pour chacun des indicateurs produits par l'AIM. Étant donné les différences socioéconomiques importantes entre quartiers bruxellois, il est intéressant d’examiner dans quelle mesure des répartitions géographiques comparables sont observables pour la santé.Cancer, territoires et discrimination : des zones rurales aux quartiers prioritaires de la ville
de Anastasia Meidani, Arnaud Alessandrin
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, pp. 693-702
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Introduction : L’objectif de cet article est de restituer une enquête portant sur les déterminants sociaux qui influencent l’expérience cancéreuse dans sa pluralité. Il fait ainsi place aux inégalités socio-économiques et ethnoraciales et discute l’entrée territoriale comme marqueur d’inégalités de la santé.
Méthodes : L’article retient le volet qualitatif et français de deux recherches, dont une européenne et de protocole mixte, et prend appui sur 60 entretiens menés auprès des malades et des professionnels impliqués dans leur prise en charge et 100 heures d’observations in situ de consultations de soins.
Résultats : Les résultats se structurent autour de quatre axes. Le premier fait la part belle au principe d’un accès universel aux soins. Le second met l’accent sur les « minorités visibles », plus présentes dans les quartiers prioritaires de la ville que dans les zones rurales, et leur invisibilisation en oncologie. Le troisième axe se focalise sur les interactions soignants/soignés et la notion de « confiance médiatisée par la “bonne réputation” » des établissements et des professionnels. Enfin, le quatrième axe met en perspective les contours genrés de la trajectoire de la maladie et du soutien social.
Conclusion : L’article met en évidence les mécanismes de production d’inégalités sociales de santé en contexte de désertification. Il montre que ces inégalités restent encastrées dans un système de ségrégation territoriale, socio-économique et raciale qui renforce les sentiments de discrimination des patient.e.s atteint.e.s de cancer.L’indice de défavorisation matérielle et sociale : en bref (2020)
de Philippe Gamache, Denis Hamel
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2020, 16 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Au Québec, la création d’un indice de défavorisation a d’abord et avant tout été motivée par l’absence de données socio-économiques dans les bases de données administratives. Ainsi, pour suivre l’évolution des inégalités sociales relatives à certains problèmes de santé, comme la mortalité, la morbidité hospitalière et l’utilisation des services de santé, le développement d’un proxy de type écologique s’est avéré nécessaire. L’objectif premier de ce proxy est d’assigner à chaque individu une information socio-économique territoriale grâce à une clé de passage entre la géographie de ces territoires et celle disponible dans les bases administratives. Ce faisant, l’indice facilite la surveillance des inégalités sociales de santé à l’échelle canadienne et à l’échelle québécoise, de la fin des années 1980 jusqu’à aujourd’hui. Bien qu’il ait été démontré que l’indice de défavorisation sous-estime les véritables inégalités de santé (Pampalon, Hamel, Gamache, 2009), il demeure la meilleure alternative en l’absence d’information socio-économique individuelleUn Belge sur cinq ne peut pas se payer de soins dentaires ou psy
de Médecins du monde
Bruxelles : Education Santé, 2020, pp. 14-15
En ligne : educationsante.be[...]
Une campagne de Médecins du Monde et de Netwerk tegen Armoede (le réseau flamand de lutte contre la pauvreté) s’engage contre l’augmentation des inégalités de l’accès aux soins et le report des soins en Belgique.
Paris : Editions Edk, 2019, 8 p.
En ligne : www.iresp.net[...]
En France, chez les femmes, les inégalités sociales sont particulièrement marquées pour le cancer du col de l’utérus. La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) est un moyen de prévention efficace, toutefois les taux de couverture demeurent très faibles. Ce faible taux est probablement en partie causé par le phénomène d’« hésitation vaccinale » dont les déterminants en France restent mal connus. Ce 38ème numéro de Questions de santé Publique publié par l’IReSP se penche sur la thématique des inégalités sociales de santé et la vaccination anti-HPV. Il a pour objectif de présenter les enjeux autour de cette thématique et les perspectives pour améliorer la prévention de ce cancer dans les prochaines années.
La santé dans toutes les politiques comme outil de réduction des inégalités sociales de santé (2019)
de Christine Ruyters, Isabelle Reginster
Havré : Observatoire de la Santé du Hainaut (OSH), 2019, 27 p.
En ligne : observatoiresante.hainaut.be[...]
« La Déclaration d’Helsinki définit la stratégie de la santé dans toutes les politiques comme « Une approche intersectorielle des politiques publiques qui tient compte systématiquement des conséquences sanitaires des décisions, qui recherche des synergies et qui évite les conséquences néfastes pour la santé afin d’améliorer la santé de la population et l’équité en santé ». (OMS, 2013). La santé dans toutes les politiques est fondée sur la reconnaissance du fait que les plus grands enjeux sanitaires – par exemple les maladies non transmissibles, les inégalités en santé, le changement climatique et l’augmentation vertigineuse des coûts des soins – sont extrêmement complexes et souvent liés par l’intermédiaire des déterminants sociaux de la santé. Cette complexité nécessite alors de recourir à des outils spécifiques, mais également à des stratégies appropriées pour agir sur ces déterminants sociaux. Ces derniers expliquent comment les inégalités sociales se transforment en inégalités sociales de santé. Les différences de santé au sein d’une population ne sont en effet pas le fruit du hasard ou de la biologie mais répondent à un gradient social. A titre d’exemple, comprendre le fait que l’espérance de vie d’un ouvrier de 35 ans est inférieure de 5 ans à celle d’un cadre nécessite de prendre en considération les conditions de vie (logement, revenu, alimentation,.) et les conditions de travail (pénibilité, horaire, expositions,) pour expliquer cette différence. Agir sur les inégalités sociales de santé nécessite donc une approche de toutes les sphères de vie des populations (intersectorialité) mais également une vision globale et cohérente entre les différents niveaux de pouvoir. »
synthèse-SEMISS-définitif.pdfAdobe Acrobat PDF
de Pascale Gruber
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2019, 17 p.
En ligne : questionsante.org[...]
Dans la ville d’Ottignies/Louvain-la-Neuve se trouve, un quartier de logement social : le quartier de la Chapelle aux Sabots. Ici, selon les statistiques de l’AIM (Agence Inter-Mutualiste), près de 50% des habitants bénéficient d’une intervention majorée et une personne sur deux présente un statut économique faible. Selon un rapport de l’AIM, les citoyens belges les plus pauvres présentaient, en 2016, un risque de mortalité de 22 % supérieur à celui de la population générale. Par rapport aux personnes les plus aisées, la surmortalité est de 56 % supérieure. Notre santé est, en effet, influencée par une série de facteurs tels que l’éducation, les liens sociaux, l’isolement social, l’environnement, Appelés déterminants sociaux de la santé, ces facteurs sont susceptibles d'engendrer des inégalités sociales de santé. C’est dans l’objectif de faire baisser les inégalités sociales de santé dans ce quartier qu’un groupe de travailleurs sociaux a lancé, en 2013, un vaste projet autour de la santé et du bien-être des habitants. De manière connexe à ce projet, les habitants ont pris l’initiative de créer un comité de quartier composé uniquement d’habitants. Six ans plus tard, il semblerait que les regards et les attitudes ont changé, tant chez les habitants que chez les professionnels. Du côté des usagers, certains préjugés sont tombés. Du côté des professionnels, des interventions et des pratiques ont été questionnées puis adaptées. Les choses ont-t-elles vraiment bougé à la Chapelle aux Sabots ? Si c’est le cas, les professionnels ont-ils joué un rôle déterminant dans ce processus ? Le projet initial voulu par les intervenants sociaux a-t-il permis aux habitants de se prendre en charge et de gagner en autonomie ? A travers les différents témoignages des protagonistes impliqués dans le projet du quartier de la Chapelle aux Sabots, la nouvelle brochure de Question Santé, intitulée « Tiens, je ne me/je ne te voyais pas comme ça... », décrit comment un projet de santé et une action menée par les habitants d’un quartier peuvent changer les regards que l’on pose sur les autres et sur soi-même. Un outil qui s’adresse à tous les publics et qui devrait, en particulier, intéresser les travailleurs du social ou de l’interculturel.
de Firmino Machado, Matthias Braubach
Copenhague (Danemark) : Bureau régional de l'Europe-Organisation mondiale de la santé (OMS), 2019, 68 p.
En ligne : www.euro.who.int[...]
Environmental determinants are a major contributor to health and well-being but are not distributed equally. In most countries, disadvantaged population groups tend to be significantly more exposed to environmental risks. Major assessment reports published in 2012 and 2019 reviewed the status of environmental health inequalities within countries in the WHO European Region. This report is a supplement to the second assessment report and presents country profiles on environmental health inequalities related to housing conditions, basic services, urban environments and transport, work settings and injuries. The profiles provide information on the changes between the first and the second assessment reports, giving quick and effective insight into the inequality increases or reductions over time for many indicators. Knowledge of national inequality features can support environmental and intersectoral action to identify and protect those who carry a disproportionate environmental burden, thereby contributing to a reduction in health inequalities.Enfances de classe. De l'inégalité parmi les enfants (2019)
de Bernard Lahire
Paris : Seuil, 2019, 1232 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Naissons-nous égaux ? Des plus matérielles aux plus culturelles, les inégalités sociales sont régulièrement mesurées et commentées, parfois dénoncées. Mais les discours, qu’ils soient savants ou politiques, restent souvent trop abstraits. Ce livre relève le défi de regarder à hauteur d’enfants les distances sociales afin de rendre visibles les contrastes saisissants dans leurs conditions concrètes d’existence. Menée par un collectif de 17 chercheurs, entre 2014 et 2018, dans différentes villes de France, auprès de 35 enfants âgés de 5 à 6 ans issus des différentes fractions des classes populaires, moyennes et supérieures, l’enquête à l’origine de cet ouvrage est inédite, tant dans son dispositif méthodologique que dans ses modalités d’écriture, qui articulent portraits sociologiques et analyses théoriques. Son ambition est de faire sentir, en même temps que de faire comprendre, cette réalité incontournable : les enfants vivent au même moment dans la même société, mais pas dans le même monde. Rendre raison des inégalités présentes dans l’enfance permet dès lors de retracer l’enfance des inégalités, autrement dit leur genèse et leur influence sur le destin social des individus. En donnant à voir ce qui est accessible aux uns et inaccessible aux autres, évident pour certains et impensable pour d’autres dans des domaines aussi différents que ceux du logement, de l’école, du langage, des loisirs, du sport, de l’alimentation ou de la santé, cet ouvrage met sous les yeux du lecteur l’écart entre des vies augmentées et des vies diminuées. Il éclaire les mécanismes profonds de la reproduction des inégalités dans la société française contemporaine, et apporte ainsi des connaissances utiles à la mise en œuvre de véritables politiques démocratiques.Comment l'école reste inégalitaire : Comprendre pour mieux réformer (2019)
de Hugues Draelants
Louvain : Presses universitaires de Louvain-PUL, 2019, 186 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Malgré d'incontestables progrès, le processus de démocratisation de l'école demeure inachevé. Tant la carrière que les résultats scolaires restent fortement corrélés à l'origine sociale des élèves. De plus, les inégalités se transforment pour mieux se reproduire et deviennent plus difficiles à discerner pour les non-initiés. Etudier la fabrication des inégalités est une excellente manière de prendre le pouls de nos sociétés modernes et démocratiques, dont l'égalité des chances est une valeur cardinale. Mais c'est aussi une tâche essentielle pour concevoir des politiques scolaires plus efficaces car celles-ci échouent trop souvent faute d'avoir compris comment les acteurs agissent et modifient leurs comportements au gré des réformes.
de Neil Craig, Mark Robinson
2019, 6 p.
En ligne : www.sciencedirect.com[...]
Pressures on the health system are intense. Prevention is often seen as a sustainable way to manage these pressures. However, the impact of prevention on the demand for health and social care is not fully understood. It will reflect the balance of opposing forces: reduced needs for health and social care because of improving health and increased needs associated with increasing life expectancy and the diseases of old age, mediated by how the system manages the resulting pressures. This article illustrates how some of these factors are playing out in Scotland. The article also highlights the substantial growth in the evidence base on the economics of prevention and identifies policy developments with the potential to support a shift to prevention that might help move towards more sustainable demands on the health and social care system. These include recognition of the importance of the social determinants of health, the integration of health and social care and ‘realistic medicine’. The article suggests that more use needs to be made of available evidence on the economics of prevention and that all stakeholders need to be engaged in tackling the technical and political challenges posed by the shift to prevention.Enquête de santé 2018 (Belgique) : Santé et qualité de vie (2019)
de Rana Charafeddine, Johan Van der Heyden
Bruxelles : Sciensano, 2019, 50 p.
En ligne : his.wiv-isp.be[...]
« En 2018, une sixième enquête de santé a été réalisée en Belgique à la demande de tous les ministres responsables de la santé publique (aux niveaux fédéral, régional et communautaire). Les enquêtes précédentes ont été réalisées en 1997, 2001, 2004, 2008 et 2013. Pour cette sixième édition, l’organisation de l’enquête de santé a de nouveau été confiée à Sciensano, l’institut belge de santé, et le travail de terrain a été réalisé en collaboration avec Statbel, l’office belge de statistique. Une enquête de santé est un instrument qui contribue directement à la politique de santé publique. L’état de santé est examiné sous deux angles importants : la perception subjective de la santé et la présence de maladies chroniques. Pour la première fois, l’enquête de santé recueille également des informations sur la « fragilité » des personnes âgées, un concept qui correspond à un manque de réserve physiologique qui fragilise les personnes âgées et les empêche de faire face à des problèmes éventuels comme une chute accidentelle ou un séjour à l’hôpital. Afin de jauger l’impact de l’état de santé sur la vie quotidienne, l’enquête a examiné : 1) les incapacités de longue durée chez les personnes âgées, 2) la qualité de vie liée à la santé, 3) la douleur physique et 4) l’absentéisme au travail pour cause de maladie »Healthy, prosperous lives for all: the European Health Equity Status Report (2019)
Copenhague (Danemark) : Bureau régional de l'Europe-Organisation mondiale de la santé (OMS), 2019, 168 p.
En ligne : www.euro.who.int[...]
L’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et des objectifs de développement durable a mis en place des structures permettant de renforcer les interventions en faveur d’une meilleure santé et de plus de bien-être pour tous et de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte. Malgré l’amélioration globale de la santé et du bien-être dans la Région européenne de l’OMS, des inégalités subsistent. Ce rapport énumère cinq conditions indispensables pour que tous puissent être et rester en bonne santé : des services de santé accessibles, de bonne qualité ; la sécurité des revenus et la protection sociale ; des conditions de vie décentes ; un capital social et humain ; et des conditions de travail et d’emploi correctes. Il est nécessaire d'appliquer des politiques pour tenter de remplir ces cinq conditions. Le Rapport de situation sur l’équité en santé examine également les moteurs de l’équité en santé, à savoir les facteurs fondamentaux pour la création de sociétés plus équitables : cohérence des politiques, responsabilisation, participation sociale et renforcement du pouvoir d'agir. Ce document fournit des données probantes sur les indicateurs du manque d’équité en santé dans chacun des 53 États membres de la Région, ainsi que sur les solutions permettant de lutter contre ce manque d’équité.Pauvreté des enfants au niveau local : Cartographie communale et leviers politiques (2019)
de Willy Lahaye, Isabelle Pannecoucke
Bruxelles : Fondation Roi Baudouin, 2019, 31 p.
En ligne : www.kbs-frb.be[...]
Quels sont les indicateurs de pauvreté infantile au niveau local ? Où se situe ma commune par rapport à cette problématique ? Afin de mieux cerner le phénomène, la Fondation Roi Baudouin a chargé l’Université de Mons de cartographier au niveau communal différents facteurs de risque de pauvreté. Ils visent à mieux informer les élus locaux sur les réalités de leurs citoyens. Dans cette étude, les chercheurs identifient également les différents leviers à la disposition des responsables locaux pour réduire la pauvreté des enfants sur leur territoire. Ils détaillent les actions que les élues et élus locaux, les bourgmestres, échevins ou présidents de CPAS peuvent mettre en place concrètement au niveau local. Comment les communes peuvent-elles avoir un impact sur leurs plus petits citoyens en situation de pauvreté ? Quels sont les exemples inspirants d’initiatives ambitieuses sur ce thème portées par des communes ? Comment identifier ‘ce qui marche’ et ce qui peut être amélioré pour répondre le plus justement possible aux besoins de ces enfants et de leur famille ? Les chercheurs présentent dans cette étude différents leviers que les mandataires locaux peuvent activer pour réduire la pauvreté des enfants. L’étude s’adresse à tous les mandataires locaux et aux nombreux personnes actives au niveau local dans le domaine de la petite enfance et de la lutte contre la pauvreté
PUB2019_3677_PauvretéDesEnfantsAuNiveauLocal.pdfAdobe Acrobat PDFAssurer l’équité en santé dès la petite enfance - module ISS bibliographie (2019)
de Marion Defaut, Agathe Sandon
Dijon (France) : Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Bourgogne Franche-Comté, 2019, 30 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Cette bibliographie présente une sélection de références dans la thématique abordée par le module « Assurer l’équité en santé dès le petite enfance ». Elle ne prétend pas à l'exhaustivité et répond à un souci d'accessibilité des documents cités ; en effet, les documents disponibles en ligne et/ou consultables au Centre régional de documentation en santé publique, récents et francophones ont été privilégiés.
La bibliographie est structurée en trois grandes parties :
la première propose des définitions sourcées de concepts importants entrant dans la problématique des inégalités sociales de santé et de la parentalité (santé, santé publique, promotion de la santé, déterminants de la santé, inégalités sociales de santé, empowerment, éducation pour la santé, gradient social, incorporation biologique, parentalité, universalisme proportionné) la deuxième rubrique est un panorama des actions possibles pour réduire les inégalités sociales de santé, particulièrement dans la petite enfance : d’abord des modèles théoriques, puis des expériences probantes ou prometteuses dans un troisième temps, nous proposons des références d’outils d’intervention
Les notices sont présentées par ordre ante-chronologique ; les pages internet citées ont été consultées pour la dernière fois le 24 juin 2019
2019-uete-biblioiss.pdfAdobe Acrobat PDFEnvironmental health inequalities in Europe (2019)
Copenhague (Danemark) : Bureau régional de l'Europe-Organisation mondiale de la santé (OMS), 2019, 164 p.
En ligne : www.euro.who.int[...]
Les conditions environnementales sont un déterminant majeur de la santé et du bien-être, mais elles ne sont pas identiques pour toute la population. Le niveau de risque environnemental est souvent plus élevé dans les sous-groupes défavorisés de la population. Ce rapport d’évaluation étudie la répartition des risques environnementaux et des traumatismes dus à l’environnement au sein des pays et montre que l’inégalité des conditions environnementales, des expositions au risque et des résultats sanitaires qui leur sont liés affecte quotidiennement les citoyens dans tous les milieux où ils vivent, travaillent et passent du temps.
Le rapport met en évidence l’ampleur des inégalités en matière d’environnement et de santé au sein des pays, au moyen de 19 indicateurs d’inégalité décrivant les conditions d’urbanisme, de logement et de travail, les services de base et les traumatismes. Tous les pays de la Région européenne de l’OMS connaissent des inégalités en matière de risques et de résultats sanitaires, et les dernières données scientifiques confirment que les sous-groupes de population socialement défavorisés sont les plus touchés par les risques environnementaux, qui provoquent des décès évitables et contribuent aux inégalités de santé.Les résultats du rapport plaident en faveur d’un renforcement de l’action environnementale et intersectorielle afin de détecter et de protéger ceux qui supportent déjà un fardeau environnemental disproportionné. La lutte contre les inégalités en matière de risque environnemental aidera à atténuer les inégalités de santé et contribuera à l’avènement de sociétés plus justes et socialement plus homogènes.
9789289054157-eng.pdfAdobe Acrobat PDFInégalités sociales de santé et trajectoires de vie (2019)
de Willy Lahaye, Natasia Hamarat
Havré : Observatoire de la Santé du Hainaut (OSH), 2019, 16 p.
En ligne : observatoiresante.hainaut.be[...]
L’ampleur et la persistance des inégalités sociales face à la santé interpellent. Alors que dans nos pays à revenu élevé la santé de la population est en constante amélioration, d’importants écarts persistent et se creusent entre les groupes sociaux. Les études de santé publique soulignent combien la santé est déterminée par les conditions familiales, sociales, économiques, culturelles et politiques. La perspective du parcours de vie apporte un nouvel éclairage en permettant d’étudier les trajectoires des individus, issues des interactions entre situation familiale, vie professionnelle et état de santé. Ainsi, la santé d’un individu évolue au cours de la vie. Loin d’être statique et déterminée uniquement par l’héritage génétique, la santé est au contraire évolutive en fonction de l’âge. Elle s’adapte en permanence en fonction du contexte de vie. Si elle évolue au cours du temps, la santé traverse également des périodes de vulnérabilité en fonction des âges et des événements de la vie, remettant perpétuellement en question l’équilibre atteint. Avec des illustrations issues des recherches en psychologie sociale et en sociologie de la santé, ce séminaire illustrera comment les trajectoires de santé ne suivent pas un schéma linéaire mais s’expliquent aussi par les événements de la vie sociale des individus. Willy Lahaye, professeur de psychologie à l’UMons, présentera les résultats d’une étude menée sous sa direction portant sur la parentalité en situation vulnérable en lien avec les trajectoires de résilience familiale. Il décrit au travers de cette recherche, les apports du récit de vie comme outil d’élaboration et d’analyse du regard que les parents associent à leur propre trajectoire de vie. Cette analyse ouvre alors sur de nouvelles opportunités de développement et de renforcement de leurs capacités de résilience. Natasia Hamarat, sociologue de la santé au Centre Metices de l’ULB, abordera la question de l’association entre les conditions sociales d’existence et l’apparition du cancer et notamment le cancer du sein. Elle montrera que, comme c’est le cas pour toutes les maladies, les inégalités économiques et sociales influencent l’incidence, la survie et la mortalité. Par exemple, les femmes appartenant aux catégories sociales les plus défavorisées sont moins prises en charge en prévention secondaire du cancer du sein. En Belgique, dans les trois régions, la couverture totale du dépistage des femmes précarisées est inférieure de 13 % à celle des femmes plus favorisées. Patrick Jadoulle, médecin de la Maison médicale « La Glaise » de Marchienne-auPont, questionnera le problème de l’accessibilité aux soins pour les personnes en situation de grande vulnérabilité. Il abordera notamment l’accessibilité sous l’angle de la proximité géographique, de l’accessibilité financière par l’intermédiaire du forfait, de l’accessibilité par l’approche multidisciplinaire mais centralisée des soins, de l’accessibilité par la rencontre des personnes vulnérables dans le cadre de projets spécifiquesL’école participe-t-elle à reproduire les inégalités sociales de santé? (2019)
de Danielle Mouraux, Chantal Vandoorne
Havré : Observatoire de la Santé du Hainaut (OSH), 2019, 23 p.
En ligne : observatoiresante.hainaut.be[...]
Du début à la fin de la scolarité obligatoire, les études relatives aux indicateurs de santé et aux habitudes de vie montrent de fortes disparités selon l’origine sociale de l’enfant. La prévalence de l’obésité et la santé bucco-dentaire en sont deux illustrations, tout comme le temps passé devant les écrans, la consommation de boissons sucrées, le temps de sommeil, etc. On aurait pourtant tendance à penser que l’école va réduire les inégalités sociales et par là les inégalités sociales de santé, puisqu’à l’école, tous les enfants se retrouvent dans la même situation d’apprentissage. Et pourtant, le système scolaire tend au contraire à renforcer ces inégalités sociales, surtout en Belgique. Selon le nouveau rapport Itinera sur l’égalité des chances à l’école, un élève issu de milieu favorisé en Fédération Wallonie-Bruxelles a six fois plus de chances de faire partie des meilleurs élèves qu’un élève de milieu défavorisé. Si l’analyse comparative des systèmes éducatifs permet de mettre en évidence les mécanismes de production ou de reproduction des inégalités sociales, il importe aussi de comprendre les processus internes qui jalonnent la trajectoire scolaire des enfants les plus vulnérables. L’enjeu de ce séminaire sera de réfléchir sur comment familles, écoles et services de santé peuvent travailler conjointement à la réduction des inégalités sociales de santé.Inégalités sociales de santé et familles monoparentales (2019)
de François Ghesquière, Martin Wagener
Havré : Observatoire de la Santé du Hainaut (OSH), 2019, 19 p.
En ligne : observatoiresante.hainaut.be[...]
En Wallonie, 30 % des ménages avec enfant(s) sont des familles monoparentales. Plus d’un enfant sur quatre grandit dans ce type de famille (1 sur 3 en Hainaut). Le Hainaut est la province wallonne où la proportion des familles avec un seul parent est la plus élevée. Le risque de pauvreté subjective des familles monoparentales s’élève à 40,17 % en Belgique contre 23 % des autres familles. Les taux d’emploi et d’activité professionnelle des chefs de famille monoparentale sont plus faibles que les taux des autres familles. Les familles monoparentales ont non seulement plus de difficultés à accéder au logement mais en plus, leurs logements sont souvent de moins bonne qualité. En Wallonie, les familles monoparentales sont deux fois plus nombreuses que les couples avec enfants à déclarer avoir retardé ou renoncé à des soins ou des dépenses de santé. Ces différents domaines d’inégalités sont liés entre eux et engendrent des cercles vicieux. Ainsi, un emploi à temps partiel, avec un salaire faible rend difficile l’accès à un logement de qualité, ce qui peut avoir une influence sur la santé et l’accès aux soins, tant des enfants que du parent. Or, une mauvaise santé peut être source d’une incapacité de travail qui, si elle est de longue durée, peut elle même influencer les revenus de la famille. Comment rompre ce cercle vicieux d'appauvrissement et d'aggravation des inégalités sociales ?La médiation en santé : une innovation sociale ? Obstacles, formations et besoins
de Nadine Haschar‑Noé, Florent Bérault
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2019, pp. 31-42
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Notre étude se focalise sur la médiation en santé comme réponse au défi que pose la réduction des inégalités sociales de santé, objectif phare de la loi de modernisation du système de santé de 2016. Faire de la médiation en santé nécessite que se rencontrent et collaborent deux « mondes sociaux », celui des professions de santé et celui de l’action sociale, parfois éloignés l’un de l’autre. En faisant l’hypothèse que la formation constituerait un levier facilitant leur collaboration, l’objectif de la recherche vise à caractériser l’offre actuelle des formations dans le domaine de la médiation sociale et en santé, à dégager les besoins non satisfaits et à formuler des propositions relevant de l’innovation sociale permettant d’y répondre. Nos méthodes d’investigation reposent sur un triple recueil de données quantitatives et qualitatives : une revue de la littérature de première main, la réalisation d’un état des lieux des formations sur le territoire national, des focus groups et entretiens avec des médiateurs et des institutions œuvrant dans ce domaine. Nos résultats montrent qu’un certain nombre d’obstacles tendent à maintenir des cloisonnements entre les « mondes » de la santé et du social parmi lesquels une forte asymétrie de l’offre de formation au profit du secteur social, une répartition territoriale inégalitaire et une hétérogénéité de ses contenus. Les besoins exprimés permettent d’avancer un certain nombre de principes consensuels et relevant de l’innovation sociale pour consolider la coopération entre professionnels du social et de la santé.
de Benoit Lasnier, Carolyne Alix
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 76 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Les effets du tabagisme sur la santé des populations sont connus et scientifiquement démontrés, ce comportement étant lié de manière causale à de nombreuses sources de morbidité, dont les maladies cardiovasculaires et plusieurs formes de cancer. La fumée de tabac dans l’environnement (FTE) contient quant à elle des milliers de substances chimiques dont plusieurs sont cancérigènes pour l’être humain, le fait d’y être exposé de manière importante étant susceptible d’entraîner des maladies et même la mort dans certains cas. Bien que la dernière décennie ait été marquée au Québec par une baisse significative de l’usage de la cigarette et de l’exposition à la fumée de tabac au domicile et dans les véhicules privés, il n’en demeure pas moins que la prévalence de ces phénomènes n’est pas distribuée de manière égale entre les différents groupes sociaux et suit généralement un gradient socioéconomique dans les pays industrialisés. Les personnes socialement et économiquement désavantagées sont plus susceptibles de s’initier au tabagisme, fument plus longtemps, et vivent plus d’échecs lorsqu’elles tentent de cesser de fumer. Elles sont aussi davantage exposées à la FTE, sont plus susceptibles de développer le cancer du poumon et/ou des maladies cardiovasculaires causées par l’usage de la cigarette, et meurent plus souvent de façon prématurée. Le présent document établit un portrait récent et évolutif des inégalités sociales de santé en matière de tabagisme et d’exposition à la FTE chez les adultes au Québec, en fonction des mesures d’inégalités du Système de surveillance des inégalités sociales de santé au Québec (SSISSQ). Afin de remplir cet objectif, l’indice de défavorisation matérielle et sociale et le niveau de scolarité individuel ont été associés à des indicateurs d’usage de la cigarette et d’exposition à la FTE spécifiques à la population québécoise. Les résultats d’analyse indiquent que : Il existe un écart significatif entre les individus des milieux très défavorisés et ceux des milieux très favorisés sur le plan de la prévalence brute d’usage de la cigarette en 2015-2016 (22,8 % c. 15,0 %). Les individus ne détenant pas de diplôme d’études secondaires affichent une prévalence brute d’usage de la cigarette plus élevée que les individus ayant effectué des études universitaires (24,8 % c. 12,9 %) en 2015-2016. Dans l’ensemble du Québec, en 2015-2016, la proportion ajustée modélisée de non-fumeurs sans diplôme d’études secondaires ayant été exposés à la FTE au domicile est près de 6 fois celle des non-fumeurs ayant effectué des études universitaires (9,0 % c. 1,6 %).Dans l’ensemble du Québec, en 2015-2016, la proportion ajustée modélisée de non-fumeurs sans diplôme d’études secondaires ayant été exposés à la FTE dans les véhicules est près de 5 fois celle des non-fumeurs ayant effectué des études universitaires (7,0 % c. 1,4 %). D’importantes inégalités sociales de santé existent et se maintiennent dans le temps (2007-2008 à 2013-2014) entre les individus plus scolarisés et ceux moins scolarisés en matière de tabagisme actuel, d’exposition à la FTE au domicile et d’exposition à la FTE dans les véhicules. Les inégalités sont plus importantes lorsque mesurées en fonction du niveau de scolarité de l’individu comparativement à l’indice de défavorisation matérielle et sociale.Transit asbl. Point de chute à la croisée des chemins, entre précarité et usage(s) de drogue(s)
de Bruno Valkeneers
2019, pp. 51-54
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Situé sur le territoire de la Ville de Bruxelles, entre la gare du Nord et le pont Van Praet, Transit asbl accueille depuis près de 25 ans un public consommateur de drogues licites et/ou illicites. Ouvert 7j/7, 24h/24, l’institution offre une kyrielle de services adaptés aux besoins d’une population hétérogène, le plus souvent en situation de vulnérabilité, de précarité, de détresse. Nous vous proposons une immersion dans ce lieu dédié aux assuétudes.1ère AGORA de l’ETP (Education Thérapeutique du patient) (2019)
France : Pôle de Ressources Île de France en Education Thérapeutique du Patient, 2019, 47 p.
En ligne : poletp.fr[...]
Introduire un document rendant compte d’une agora, est un curieux exercice : l’agora c’est la parole, c’est une liberté, c’est un espace d’échange, c’est un temps que l’on partage ; c’est aussi une forme de démocratie et d’expression populaire. On ne l’introduit pas, on ne la conclue pas ; tout au plus s’y glisse-t-on, pour écouter, et tenter d’y contribuer en y prenant place. Ecouter, donc, et constater le bouillonnement d’initiatives, de tâtonnements et d’avancées, qui caractérise les acteurs de l’ETP en Ile-de-France. Loin de démarches stéréotypées et normatives, nous avons assisté à de belles innovations, portées par des acteurs aux intelligences plurielles. Nous avons mesuré combien cela passait par une écoute toujours plus fine des professionnels et des patients, par une attention portée au maillage dans les territoires. Nous avons entendu la nécessité de mieux s’appuyer sur la compétence des malades eux-mêmes, soulignée par tous. Ainsi, l’agora a rempli sa fonction d’échange et de construction partagée : elle a affirmé, dans la multiplicité des participants, que l’ETP n’est pas une réglementation, pas un financement, pas une posture : c’est une pratique qui cherche, qui évolue, qui exige. Ecouter mais aussi prendre place : les responsabilités de l’Agence Régionale de Santé sont considérables dans cet espace commun, ce travail coopératif. Pour être à la hauteur des paroles qui se sont échangées, nous devrons agir pour accélérer la bascule vers une ETP de tous les jours, proche des lieux de vie des patients, intégrée dans le parcours de soins et de santé, prenant en compte de nouvelles pathologies ; nous devrons soutenir les innovations permettant aux professionnels de ville de s’appuyer sur cette démarche ; nous devrons adapter les financements à l’inventivité des pratiques. C’est le sens du PRS et de « Ma santé 2022 » Nous devrons aussi agir avec détermination pour une ETP équitable, accessible dans tous les territoires, et prenant en compte l’ensemble des difficultés de la vie, l’ensemble des facteurs qui façonnent la santé de nos concitoyens – et notamment des plus défavorisés. Faillir vis-à-vis de cette exigence ne nous serait pas pardonné.
Ce rapport est composé de trois parties
1-Agir sur les inégalités sociales de santé
2-Travailler en partenariats
3-Assurer la diffusion territoriale de l’ETP
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2019, 42 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Pour faire suite à la capitalisation d’expériences sur l’accompagnement à la parentalité, la SFSP a lancé en 2016 un cycle de trois séminaires sur le lien accompagnement à la parentalité et inégalités sociales de santé (ISS) . Ouvert à tous les professionnels, bénévoles… qui le souhaitent ce cycle de 3 séminaires avait pour objectif de créer des ponts entre les structures et les intervenants du champ de la parentalité et de la santé publique autour de la réduction des inégalités sociales de santé. En effet, les interventions précoces et le soutien à la parentalité constituent des stratégies de réduction efficaces de ces inégalités. Mais cela implique une réflexion intersectorielle et des connaissances partagées.
SFSP-Rapport-ISS2-web.pdfAdobe Acrobat PDF
de Clémentine Stévenot, Michaël Hogge
Bruxelles : Eurotox asbl, 2019, 196 p.
En ligne : eurotox.org[...]
Ce documents offre un état des lieux détaillé de la situation socio-législative et épidémiologique relative à l’usage de substances psychoactives légales et illégales. Il débute par une mise en contexte politique et légale de l’usage de drogues au plan international et fédéral, complétée par une contextualisation régionale.
Compte tenu des mécanismes de stigmatisation et du cadre légal actuel de l’usage de drogues illégales, un chapitre est consacré au lien entre les inégalités sociales de santé et l’usage de drogue, adjoint d’un focus sur les inégalités basées sur le genre.
L’état des lieux de la consommation est constitué par grande catégorie de produit (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, autres drogues illégales). Une section spécifique est également consacrée à la polyconsommation et une autre aux principaux comportements de consommation sans produits (cette édition se penche sur l’usage d’Internet et des réseaux sociaux, des jeux vidéo et des jeux de hasard et d’argent). Pour chaque catégorie, le cadre législatif, la disponibilité et l’usage au sein de la population sont détaillés.
Les différentes conséquences sanitaires et sociales liées à l’usage de substances psychoactives sont abordée à travers les données relatives aux infractions pénales, aux intoxications, aux demandes de traitement pour un usage problématique, aux prises en charge dans les services de psychiatrie, aux infections au VIH et hépatites B et C, à la mortalité et au coût social.
Deux focus thématiques sont dédiés à deux sujets d’actualité, à savoir la santé des personnes détenues et le chemsex.
Eurotox-TB-2018-Bruxelles_4tma.pdfAdobe Acrobat PDFTableau de bord de l'usage de drogues et ses conséquences socio-sanitaires en Wallonie (2019)
de Clémentine Stévenot, Michaël Hogge
Bruxelles : Eurotox asbl, 2019, 195 p.
En ligne : eurotox.org[...]
Ce documents offre un état des lieux détaillé de la situation socio-législative et épidémiologique relative à l’usage de substances psychoactives légales et illégales. Il débute par une mise en contexte politique et légale de l’usage de drogues au plan international et fédéral, complétée par une contextualisation régionale.
Compte tenu des mécanismes de stigmatisation et du cadre légal actuel de l’usage de drogues illégales, un chapitre est consacré au lien entre les inégalités sociales de santé et l’usage de drogue, adjoint d’un focus sur les inégalités basées sur le genre.
L’état des lieux de la consommation est constitué par grande catégorie de produit (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, autres drogues illégales). Une section spécifique est également consacrée à la polyconsommation et une autre aux principaux comportements de consommation sans produits (cette édition se penche sur l’usage d’Internet et des réseaux sociaux, des jeux vidéo et des jeux de hasard et d’argent). Pour chaque catégorie, le cadre législatif, la disponibilité et l’usage au sein de la population sont détaillés.
Les différentes conséquences sanitaires et sociales liées à l’usage de substances psychoactives sont abordée à travers les données relatives aux infractions pénales, aux intoxications, aux demandes de traitement pour un usage problématique, aux prises en charge dans les services de psychiatrie, aux infections au VIH et hépatites B et C, à la mortalité et au coût social.
Deux focus thématiques sont dédiés à deux sujets d’actualité, à savoir la santé des personnes détenues et le chemsex.
Eurotox-TB-2018-Wallonie_4tma.pdfAdobe Acrobat PDF
de Chantal Blouin, Samiratou Ouédraogo
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 62 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Ce rapport de recherche présente l’analyse de la faisabilité et de l’acceptabilité sociale d’une subvention pour l’achat de fruits et légumes visant les ménages défavorisés avec enfants au Québec. Six groupes de discussion ont été menés avec des membres de ménages défavorisés dans les régions de Montréal et Québec et dix entrevues avec des personnes œuvrant dans des organisations qui ont une expertise liée à la mise en œuvre potentielle de cette intervention. L’acceptabilité sociale de l’intervention auprès des populations ciblées était unanime. Certains soulignaient que le risque de stigmatisation était bien présent mais, au final, ces risques étaient jugés comme étant moindres que les bénéfices liés à l’intervention. Pour ce qui est de la faisabilité, il apparait comme réaliste de mettre en œuvre, dans le contexte québécois, une intervention économique telle que proposée, même si certains obstacles techniques doivent être surmontés. Cinq principes directeurs se dégagent pour guider la conception et la mise en œuvre d’un tel programme au Québec. La simplicité de l’utilisation du coupon ou de la carte est très importante pour réduire le risque de stigmatisation, en diminuant la visibilité de la transaction, et pour réduire les coûts pour les marchands. La proximité des lieux d’utilisation des coupons est un autre critère à appliquer lors de la planification d’une telle intervention. Le troisième principe directeur concerne l’importance d’adapter l’intervention aux réalités de l’offre alimentaire de proximité, dans le milieu d’intervention. La conception et la mise en œuvre de l’intervention devront se faire en partenariat avec les acteurs communautaires et commerciaux du lieu d’intervention. L’intervention devrait être conçue, de sorte à maximiser les co-bénéfices; il s’agirait donc non seulement de viser l’augmentation de la consommation de fruits et légumes au sein des populations défavorisées, mais aussi, lorsque le contexte local s’y prête, de contribuer à l’atteinte d’autres objectifs socio-économiques, tels que de la promotion et la valorisation des produits bioalimentaires du Québec
France : Fabrique Territoires Santé, 2019, 83 p. et 64 p.
En ligne : www.fabrique-territoires-sante.org[...]
Fabrique Territoires Santé a réalisé un nouveau Dossier ressources sur les inégalités environnementales de santé. À partir d’une analyse documentaire et d’une capitalisation d’actions locales, ce Dossier propose un état des lieux des enjeux et politiques publiques en santé-environnement, ainsi que des pistes d'actions. L’état de santé des populations est fortement influencé par des facteurs environnementaux : pollution des sols et de l’air, cadre de vie dégradé, précarité énergétique, bruit, etc. C’est pourquoi la création et la préservation de milieux de vie favorables à la santé constituent une des stratégies fondamentales de la promotion de la santé. Les personnes en situation de précarité sont plus fortement exposées aux pollutions de l’air, de l’eau, des sols, aux nuisances sonores, esthétiques, etc. ; et ont un accès moindre à un cadre de vie de qualité bénéfique pour la santé (espaces verts, mobilités douces, etc.) ; à niveau d'exposition identique, elles sont aussi plus vulnérables que les catégories sociales favorisées. Cela constitue des inégalités environnementales. Cependant, la dimension “environnementale” des inégalités de santé reste peu documentée et traitée ; pourtant, cela est impératif pour contribuer à une meilleure justice environnementale et sociale.
Elaboré à partir d’une analyse documentaire et d’une capitalisation d’actions (à partir d’un appel à contributions diffusé courant 2018 auprès des porteurs et partenaires de démarches territoriales de santé), le Dossier ressources propose un état des lieux des enjeux et des politiques publiques.
La capitalisation d'actions a montré que des territoires commencent à s'emparer de la question des inégalités environnementales de santé et à décloisonner les différentes thématiques relevant de la santé-environnement. Le Dossier présente une vingtaine d'actions locales.
dr_envir_vf.pdfAdobe Acrobat PDF
de Julie David, Véronique Degraef
Bruxelles : Fondation Roi Baudouin, 2019, 218 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Nous avons la chance, en Belgique, d’avoir un enseignement maternel gratuit et accessible à tous dès l’âge de deux ans et demi. Mais tous les enfants n’en profitent pas de la même manière, en particulier ceux qui proviennent de milieux précarisés ou culturellement éloignés de l’école. Cette publication tire les enseignements d’un travail mené par la Fondation Roi Baudouin avec toutes les hautes écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui organisent la formation des futur·e·s enseignant·e·s préscolaires. Au cœur de ce travail, une préoccupation : comment améliorer la qualité de l’accueil et de l’accompagnement dont bénéficient les enfants de milieux précarisés à l’école maternelle ? Cette question est cruciale si l’on veut que l’attention croissante donnée ces dernières années à l’école maternelle porte ses fruits et améliore effectivement la réussite scolaire des enfants les plus vulnérables. Les initiatives soutenues dans les hautes écoles ont permis de préciser sept compétences clés à renforcer chez les étudiant·e·s des sections préscolaires pour donner à tous les enfants des chances égales de développement et d’apprentissage. La publication pointe également les conditions propices au développement de ces compétences pour former des instituteurs et institutrices préscolaires mieux préparés aux défis de la pauvreté et de la diversité.
PUB2019_3629_EcoleMaternelleEnGrand.pdfAdobe Acrobat PDFÉducation thérapeutique du patient diabétique non francophone sur le lieu de résidence
de Stéphane Tessier, Anaëlle Lindivat
2019, 20401
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
De plus en plus d’anciens travailleurs migrants passent leur retraite en France malgré, pour certains, une faible francophonie. Si leur accès aux soins est relativement aisé, cette mauvaise connaissance du français les exclut des accompagnements éducatifs. Comme toute la population, ces retraités souffrent de pathologies chroniques avec en particulier une grande prévalence du diabète. L’objectif du projet est donc d’amener cet accompagnement éducatif au plus près des patients sur leur lieu de vie, en ayant recours à des traducteurs locaux. L’arrivée d’une médiatrice sociale au sein d’un très gros foyer (550 places) à Vitry-sur-Seine a permis de mobiliser les patients et les traducteurs autour d’une série de 5 séances thématisées et traduites en Bambara et en Soninké. Ces sessions ont été préparées en amont par une formation spécifique des traducteurs et l’envoi de leur contenu par écrit. Le succès de l’action formulé tant par les patients que par les traducteurs et la médiatrice sociale pousse à la renouveler autour des questions cardiovasculaires. Les enjeux éthiques et méthodologiques d’un tel dispositif sont discutés, en particulier dans la lutte contre les inégalités sociales de santé.Genre, inégalités et promotion de la santé à l’échelle locale. L’exemple gennevillois
de Emmanuelle Faure, Stéphane Rican
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2019, pp. 617-621.
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En France, les inégalités sociales de santé restent importantes, tant en ce qui concerne les variations d’états de santé que celles de l’accès aux soins de la population. Si leurs dimensions socio-économiques sont largement documentées, les processus concourant aux inégalités entre hommes et femmes ainsi que leur inscription dans les dynamiques territoriales restent peu analysés. Cet article vise à interroger le rôle de ces dynamiques dans l’accès des hommes et des femmes à la prévention. Nous nous appuyons sur l’étude des modalités locales de promotion de la santé dans la commune de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) pour interroger ce processus de construction des inégalités. Des entretiens semi-directifs ont été menés auprès d’élus, de professionnels du champ sanitaire et social et d’acteurs associatifs. La consultation de différentes sources manuscrites et des observations de terrain complètent ce travail. La commune de Gennevilliers, par l’ancienneté de la prise en compte de la santé, le dynamisme des réseaux d’acteurs ou bien le nombre d’actions innovantes qui caractérisent sa politique sanitaire, constitue un exemple mobilisateur et pertinent pour l’analyse des freins et leviers de l’intervention en santé. Cet article démontre que les dispositifs de promotion de la santé s’inscrivent dans des dynamiques territoriales complexes, mais peuvent également contribuer au renforcement des normes de genre et des écarts entre hommes et femmes. Finalement, cette recherche illustre la nécessaire prise en compte des questions de genre et de territoire dans l’analyse comme dans l’élaboration des actions de promotion de la santé.Perturbateurs endocriniens : état des lieux et perspectives en promotion de la santé
de Marie Mazzoni
Saint-Denis (France) : Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), 2019, pp. 46-48
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Compte-tenu des connaissances actuelles sur l’impact des perturbateurs humains sur la santé humaine, une approche prudente passant par la promotion d’environnements favorables à la santé et l’accès des individus à une information dont ils puissent se saisir pour faire leurs propres choix est à soutenir.Consultations jeunes consommateurs : bilan après dix ans d’activité
de Ivana Obradovic
Saint-Denis (France) : Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), 2019, pp. 39-41
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Dispositif unique en Europe, lancé en 2005, les 540 consultations jeunes consommateurs présentes en métropole et dans les départements d’outre mer informent, conseillent, prennent en charge et orientent les 15 25 ans qui ont des problèmes de consommation de substances psychoactives (cannabis, alcool, tabac, cocaïne et autres produits) ou d’addiction sans produit (jeux vidéo et d’argent, Internet, pratiques d’écrans). Si plus du tiers des jeunes consultent parce qu’ils y sont contraints par orientation judiciaire, de plus en plus de jeunes sont orientés par leur milieu scolaire. La précarité socio économique de ce public s’est nettement accentuée au fil des années.
