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Résumé :
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"Dans le cadre de leur mission de service public les Missions Locales sont amenées à accompagner dans leur parcours d'insertion sociale et professionnelle des jeunes qui ont le statut de travailleur handicapé accordé par la COTOREP, d'autres qui pourraient l'obtenir et bénéficier d'une orientation en milieu de travail protégé. Or, certains jeunes refusent de solliciter la COTOREP, d'autres refusent d'aller en milieu protégé. Ce refus conduit à une impasse difficile à gérer à la fois pour les jeunes qui restent au chômage souvent sans revenus avec l'inconfort qui en découle, et pour les conseillers qui sont rapidement impuissants face à leurs demandes. Dans la mesure où ils n'ont pas droit au RMI ni à un quelconque revenu de substitution, lorsque leurs familles sont défaillantes pour quelques raisons que ce soient, ces jeunes risquent l'exclusion.|On peut expliquer leur "" entêtement "" dans une position qu'ils paient pourtant très cher par toute une gamme de sentiments et d'arguments : refus de se reconnaître dans la population handicapée ( "" je ne suis pas gogol "", "" je suis une personne normale, comme les autres "" ), impossiblité à accepter leurs difficultés. Derrière cela se cachent leurs représentations négatives du milieu protégé, représentations très ancrées et qui résistent bien souvent aux explications, argumentaires, visites d'étatblissements et tout autres moyens que peuvent imaginer les professionnels. Que faire alors ?|Puique les jeunes qui travaillent en établissement de travail protégé depuis plusieurs mois expriment combien ils apprécient d'être acceptés tesl qu'ils sont, nous formulions le voeu que la Loi de rénovation sociale ( qui n'était pas encore entrée en application ) permette aux CAT et atelier protégés d'accueillir, dans le cadre d'un élargissement de leurs missions, des jeunes sans RQTH, ni suivi d'IME ou de CDES pour des périodes d'immersion préalables à la constitution de leur dossier COTOREP.|En effet, nous pensons que seul un vécu différent de celui que ces jeunes avaient imaginé - sur une période suffisamment longue - pourrait modifier leurs représentations et faire tomber leurs résistances. Après seulement ils seraient en mesure de déposer, sereins et convaincus, un dossier à la COTOREP."
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