Assuetudes
Les drogues, les enfants et les pourquoi ?
de Juliette Vanderveken
Bruxelles : Education Santé, 2021, pp. 13-15
En ligne : educationsante.be[...]
Savoir comment aborder le sujet des drogues et des consommations n’est pas chose aisée pour les animateurs, les éducateurs, les parents… Infor-Drogues a publié la brochure « Les drogues, les enfants et les pourquoi ?». Paru fin 2020, cet outil est le résultat d’un long processus d’écriture et de réflexion. Car au-delà d’outiller les adultes pour discuter du sujet avec des enfants, il nous invite chacun et chacune à nous questionner sur ce qui se joue en amont de toute consommation, en amont du choix que l’on pose d’adopter un comportement ou de consommer un produit. Antoine Boucher, responsable de la communication chez Infor-Drogues, nous en parle…Interventions efficaces ou prometteuses de renoncement aux produits de vapotage (2021)
de Michèle Tremblay, Zineb Khalladi
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2021, 40 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
La cigarette électronique est devenue en quelques années un outil privilégié par les fumeurs canadiens pour renoncer au tabac. Par contre, plus de 30 % des vapoteurs quotidiens âgés de 15 ans et plus rapportaient, en 2019, avoir fait au moins une tentative de renoncement au cours de l’année précédente, témoignant ainsi de leur volonté de s’affranchir de ce produit. Devant une telle situation, quelle approche devraient offrir les professionnels de la santé aux patients qui souhaitent cesser de vapoter? Cet état de la situation a pour objectif de décrire les interventions efficaces ou prometteuses de renoncement aux produits de vapotage.Guide pour sortir de la fumée : Repères pour l’accompagnement vers la vape. (2021)
Rouen : Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Normandie, 2021, 60 p.
En ligne : 1701bdd6-b266-4af0-9e3c-ebc6194f0679.filesusr.com[...]
Cet outil est principalement à destination des professionnels de santé, du social et médico-social qui accompagnent des patients/usagers souhaitant diminuer ou arrêter leur consommation de tabac. Réalisé par des acteurs normands du soin et de la réduction des risques, il a pour but d’informer, de faciliter les accompagnements liés à l’usage de la vapoteuse et de développer la mise en place de protocole vape au sein de différentes structures. Il est par ailleurs désengagé de tout objectif commercial, et son utilisation ne saurait être revendiquée par des entreprises commerciales, en particulier liée à l’industrie du tabac. Le groupe de travail a fait le choix d’utiliser le mot « vapoteuse » plutôt que « cigarette électronique » afin d’éviter toute consonance négative liée au tabagisme. Ce guide ne porte pas sur les produits de tabac chauffé, que certains industriels du tabac tentent de promouvoir en les assimilant à tort à la vape. Ce projet est soutenu par l’Agence Régionale de Santé de Normandie qui soutient les acteurs de la région pour promouvoir la vape tel un outil de réduction des risque
de Sara S. Johnson, Mark É. Czeisler
2021, pp. 299–319
En ligne : journals.sagepub.com[...]
Cet article scientifique est structuré de différentes parties
-Addressing Mental Health and Substance Use Disorders Amid and Beyond the COVID-19 Pandemic
-Mental Health During the COVID-19 Pandemic: Challenges, Populations at Risk, Implications, and Opportunities
-The Long Arm of Mental Health: New Urgency With the COVID-19 Pandemic
-Behavioral Health in America During the COVID-19 Pandemic: Meeting Increased Needs Through Access to High Quality Virtual Care
-Addressing the Addiction Crisis During a PandemicL’usage et l’offre des drogues durant la pandémie de COVID-19 en Belgique (2021)
de Jérôme Antoine, Héléna Brugerolles
Bruxelles : Sciensano, 2021, 22 p.
En ligne : www.sciensano.be[...]
La pandémie actuelle a profondément modifié notre vie quotidienne au travers notamment de mesures prises pour y faire face telles que la limitation des déplacements ou l’arrêt de la vie nocturne. Des sentiments se sont aussi exacerbés tels que le stress, la solitude ou l’ennui… Des changements radicaux pour toutes les personnes mais notamment pour celles qui consomment des drogues ont été constatés. Depuis le premier confinement, le programme drogues de Sciensano suit l’évolution de la consommation et du marché des drogues afin d’en évaluer l’impact et de prévoir les éventuelles conséquences à plus long terme. Il vient de publier un rapport analysant les données des 3 enquêtes menées à ce sujet depuis le début de la pandémie de Covid-19.Stigmatisation et santé publique : le côté obscur des interventions anti-tabac
de Sébastien Saetta
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2021, pp. 473-478.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Les stratégies de lutte contre le tabagisme, estimées légitimes et efficaces, font rarement l’objet, en France, d’une analyse critique concernant leurs effets potentiellement délétères, notamment à l’encontre des personnes qui continuent de fumer. Cet article introduit ce débat, en se concentrant sur les effets potentiellement stigmatisants et « auto-stigmatisants » (self-stigma) des politiques anti-tabac. Il a, en effet, été attesté par de nombreuses études à l’international, et par une étude en France, que le processus général de dénormalisation du tabac a conduit à la stigmatisation des fumeurs qui peuvent notamment faire l’objet de discriminations. Dans la mesure où le tabagisme se concentre aujourd’hui en France dans les catégories les moins favorisées du point de vue socio-économique, ces dernières se trouvent ainsi davantage exposées à la stigmatisation. Tout en énonçant la nécessité de développer des interventions ciblées à leur encontre, cet article met aussi en garde et appelle à une vigilance quant aux effets iatrogènes de ces interventions. Il s’impose ainsi de développer les recherches et les évaluations à ce sujet, afin de mesurer précisément les effets de ces interventions, en particulier en termes de stigmatisation et de self-stigma, et de s’assurer que les acteurs de santé publique ne génèrent pas davantage de problèmes qu’ils n’en résolvent.Fête et réduction des risques (2021)
Liège : Nadja Asbl, 2021, 9 p.
En ligne : www.nadja-asbl.be[...]
Sélection de ressources consacrées au milieu festif et à la réduction des risques
Liège : Nadja Asbl, 2021, 12 p.
En ligne : www.nadja-asbl.be[...]
Sélection de ressources consacrées aux addictions en temps de Covid-19Animation d’activités (à distance) sur le tabac (2020)
Woluwe-Saint-Lambert : Service Universitaire de Promotion de la Santé (RESO), 2020, 18 p.
En ligne : uclouvain.be[...]
Cette sélection de ressources, réalisée à la demande de la Maison Médicale ASASO, a été créée dans le but de venir en appui à la mise en place d’un projet d’animations sur le tabac. Ce document propose différentes ressources ayant attrait à la méthodologie de création d’activités d’animation en promotion de la santé ainsi qu’à la prévention sur le tabagisme auprès de publics variés.
La présente sélection est structurée comme suit :
Pour débuter, des documents méthodologiques reprenant des conseils et techniques d’aide à la mise en place d’animations, qu’elles soient en présentiel ou à distance sont proposés. La deuxième partie de la sélection, quant à elle, concerne davantage des retours d’expériences et des outils de prévention, répertoriés en fonction des publics cibles. Ceux-ci sont directement applicables et à destination des professionnels de la promotion de la santé.
Animation d’activités (à distance) sur le tabacAdobe Acrobat PDF
de Catrina Brown, Sherry H. Stewart
2021, pp. 54–69
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
The objectives of this study were to profile the landscape of women’s alcohol use programs in Canada. We explored service users’ and providers’ beliefs about alcohol use problems and how this affected treatment choices for alcohol use problems. Data were collected through standardized measures alongside in-depth semi-structured narrative interviews in six women’s alcohol treatment sites in Canada. Findings demonstrated that service users and service providers often supported an abstinence choice and were ambivalent about the viability of controlled or managed use in both abstinence- and harm reduction–based programs. Findings showed that women service users in this study had significant rates of trauma and depression which were associated with their alcohol use; the majority still adopted dominant alcohol addiction discourse which emphasizes the need for abstinence. We offer a number of recommendations to improve the viability of harm reduction for alcohol use in women’s treatment programs.Les normes sociales comme levier dans la prévention des assuétudes en Province de Liège
de Anne-Françoise Donneau, Aude Silvestre
Bruxelles : Education Santé, 2021, pp. 10-14
En ligne : educationsante.be[...]
En septembre 2018, un projet de trois ans intitulé euPrevent Social Norms Approach (euPrevent SNA) est lancé, en collaboration, par 11 partenaires de l'Euregio Meuse-Rhin (EMR) et de l'Eifel occidental (DE). Son objectif : enrichir les stratégies de prévention dans le domaine des assuétudes en utilisant une méthodologie en pleine expansion : « l'Approche par les Normes Sociales »Alcool et cancer dans la Région européenne de l’OMS : Appel à une meilleure prévention (2020)
Copenhague (Danemark) : Bureau régional de l'Europe-Organisation mondiale de la santé (OMS), 2020, 18 p.
En ligne : www.euro.who.int[...]
Cette fiche d'information apporte de nouveaux renseignements et de nouvelles directives sur les liens entre alcool et différents cancers, y compris certains des types les plus courants, tels que le cancer du sein et le cancer colorectal, à l’intention de ceux qui élaborent et mettent en œuvre des politiques de santé publique. Elle présente également des stratégies visant à réduire le fardeau du cancer imputable à l'alcool dans la Région européenne de l'OMS, en précisant qu'il existe des preuves solides que la mise en œuvre de politiques de lutte contre l'alcoolisme présentant un bon rapport coût-efficacité, y compris des politiques de tarification (ou politiques qui augmentent le prix de l'alcool), permettra d'atteindre cet objectif. Cette fiche d'information a été réalisée dans le cadre de la Semaine européenne de sensibilisation aux méfaits de l'alcool, 2020.Initiation et consommation de tabac chez les personnes détenues (2020)
de Clément Picot-Ngo, Caroline Protais
Saint-Denis (France) : OFDT(Observatoire français des drogues et des toxicomanies), 2020, 4 p.
En ligne : www.ofdt.fr[...]
Depuis une vingtaine d’années, les chercheurs soulignent l’importance de produire des données sur les consommations de tabac des personnes incarcérées. Ces usages sont nettement supérieurs à ceux observés en population générale : avec un taux de prévalence pouvant atteindre jusqu’à 97 % dans certains pays, ils constituent une des principales causes de pathologies chroniques et de mortalité en milieu carcéral. En France, plus de 80 % des personnes détenues consomment du tabac, contre 30,4 % en population générale en 2019. Au regard de la diminution du tabagisme dans de nombreux pays, ces usages et ces dommages participent au maintien des inégalités sociales de santé. Au-delà de ces données épidémiologiques de cadrage, le statut particulier du tabac en détention est souligné dans plusieurs enquêtes, même si elles ne portent pas spécifiquement sur ce produit ni sur l’analyse de ses enjeux. Il serait largement présent au sein du marché parallèle en détention et constituerait un des supports de négociation entre surveillants et prisonniers pour maintenir « le calme » dans les établissements pénitentiaires. Ce numéro de Tendances s’appuie sur les premières investigations réalisées dans le cadre de l’étude sociologique de la recherche interventionnelle TABAPRI (Tabac en prison) qui a pour vocation de mettre en évidence les leviers spécifiques du tabagisme en milieu pénitentiaire. Une partie des résultats concernant les personnes détenues sont présentés ici. Deux principaux points sont abordés : les ressorts de l’entrée dans la consommation identifiés par les enquêtés et les fonctions spécifiques prises par l’usage durant l’incarcération.
Bruxelles : Prospective Jeunesse asbl, 2020
En ligne : prospective-jeunesse.be[...]Légalisation du cannabis aux États-Unis - Modèles de régulation et premier bilan (2020)
de Ivana Obradovic
Saint-Denis (France) : OFDT(Observatoire français des drogues et des toxicomanies), 2020, 31 p.
En ligne : www.ofdt.fr[...]
Depuis 2012, deux pays (l’Uruguay et le Canada) et 11 États américains sur 50 ont légalisé la culture, la vente, la détention et la consommation de cannabis pour les adultes, à des fins non-médicales (dites « récréatives »), après en avoir autorisé l’usage à des fins médicales. Cette note offre un aperçu des réformes de légalisation du cannabis mises en place aux États-Unis, du point de vue du développement des marchés du cannabis (licites et illicites) et de la santé publique. Intégrant les données les plus récentes, elle revient sur l’historique de ces réformes, leurs caractéristiques et leurs premiers effets avec quelques années de recul. À l’appui de graphiques et d’infographies, elle montre que les effets les plus prononcés concernent l’essor industriel de la filière du cannabis, qui a été rapide et massif. Toutefois, ce « boom » économique est allé de pair avec de nouvelles préoccupations de santé publique, la gamme des produits issus du cannabis étant plus large (au-delà des produits fumés, le cannabis est commercialisé sous des formes multiples) et visant désormais tous les profils de « clientèle », des jeunes aux seniors, des non-initiés aux usagers réguliers. Le document propose également un état des problématiques les plus débattues en 2019-2020, ainsi qu’un bilan intermédiaire de la situation de ce marché légal émergent pendant le confinement lié à la pandémie de Covid-19. Elle souligne que la crise sanitaire et sociale provoquée par le coronavirus a, à la fois, donné un coût d’arrêt aux initiatives de légalisation du cannabis en cours dans certains États, tout en favorisant l’essor des marchés légaux existants dans d’autres Etats. Ce bilan sera complété par une série de rapports et d’enquêtes programmés en 2020-21 dans le cadre du projet ASTRACAN.
Les addictions en France au temps du confinement (2020)
Saint-Denis (France) : OFDT(Observatoire français des drogues et des toxicomanies), 2020, 8 p.
En ligne : www.ofdt.fr[...]
La pandémie de Covid-19 est à l’origine d’une crise sanitaire qui a entraîné, en sept mois, plus de 848 000 décès dans le monde, dont plus de 30 000 en France. En dépit de variations nationales, la pandémie a amené la plupart des gouvernements à décréter l’état d’urgence sanitaire et à prendre des mesures exceptionnelles pour limiter la propagation de l’épidémie : restrictions de circulation, fermeture de la plupart des lieux accueillant du public ainsi que de l’ensemble des frontières internationales, confinement général dans une cinquantaine de pays, notamment au sein de l’Union européenne (hormis aux Pays-Bas et en Suède) et en France où, entre le 17 mars et le 11 mai 2020, l’ensemble de la population a été assignée à résidence et un contrôle des sorties a été mis en place. Cette période est allée de pair avec des transformations dans les habitudes de vie, la consommation des ménages, l’organisation du travail, les conditions de circulation des personnes, l’accès aux soins, etc. Elle a aussi pesé sur les conditions d’accès aux drogues (licites et illicites) et les contextes de consommation de produits psychoactifs. Ce numéro de Tendances offre un premier bilan des effets de la crise sanitaire sur l’offre et les usages de produits psychoactifs et des jeux d’argent et de hasard (JAH), complété par les premiers résultats de l’enquête en ligne conduite par l’OFDT auprès des consommateurs de cannabis entre le 10 juillet et le 7 août 2020. Il propose un aperçu des évolutions observées pour les trois produits les plus consommés (alcool, tabac et cannabis), à la fois du point de vue de l’offre (disponibilité à l’achat, facilité d’approvisionnement, évolution des prix, etc.) et de la demande (niveaux de consommation, contextes et pratiques d’usage, etc.), en lien avec les mesures prises pour encadrer la vente et limiter les occasions de consommation (maintien de l’ouverture des bureaux de tabac, fermeture des bars et des restaurants). Elle rend également compte de l’adaptation organisationnelle des établissements du champ sanitaire et de la réduction des risques et des dommages (RdRD) opérée, en temps réel, pendant cette période critique.Mesures de prévention – La consommation d’alcool chez les personnes aînées au Québec (2020)
de Caroline D. Bergeron, ET AL.
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2020, 14 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Les mesures de prévention pour diminuer les risques associés à la consommation d’alcool ont été peu étudiées chez les personnes de 65 ans et plus. Une approche reconnue efficace pour la population générale consiste à questionner les personnes sur leur consommation d’alcool, à offrir des interventions brèves aux buveurs à risque et à orienter les personnes qui ont des problèmes de consommation vers des services spécialisés. Malgré l’insuffisance d’études chez les personnes âgées, l’importance de l’alcool comme facteur de risque milite en faveur de ce type d’intervention de prévention dans ce groupe d’âge comme dans les autres.Participation des usagers : de l’implication à la coopération (2020)
Paris : Fédération addiction, 2020, 69 p.
En ligne : www.federationaddiction.fr[...]
Le guide Participation des usagers : de l’implication à la coopération, de la collection Repère(s, est le fruit de 3 années de démarche participative au sein du réseau de la Fédération Addiction et de ses partenaires. Son objectif est de dresser un état des lieux des pratiques d’implication des usagers dans leur parcours de soins, dans leur structure d’accueil et d’accompagnement, auprès de leurs pairs et dans la société. Ce travail rend compte de la diversité des pratiques permettant de (re-)donner aux usagers leur pouvoir d’agir et de co-construire un parcours de soins qui convienne à leurs besoins et qui permette d’améliorer leur qualité de vie.Student Tobacco Use Behaviors on College Campuses by Strength of Tobacco Campus Policies
de Melinda J. Ickes
2020, pp. 747–753
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Purpose:
To examine the association between strength of policy and self-reported tobacco use behavior, controlling for demographic characteristics, polytobacco use, knowledge of campus tobacco policy, and perceived policy compliance by others.
Design:
Cross-sectional, online survey.
Setting:
Ten participating State University of New York (SUNY) campuses; 5 with designated smoking/tobacco use areas and 5 with 100% tobacco-free policies.
Subjects:
Convenience sample of students from SUNY campuses: only tobacco users (N = 576 students) included for analysis.
Measures:
Items assessing tobacco use behaviors on campus, policy knowledge, and observation of others using tobacco on campus.
Analysis:
T tests and chi-square tests of association used to compare responses between tobacco users across campuses. Generalized estimating equations modeling used to evaluate predictors of tobacco use on campus; model estimated with students nested within campus.
Results:
Those on campuses without a comprehensive policy were more likely to report (in the past week) having seen others smoke on campus (98% vs 69%, P
Conclusion:
Tobacco-free campus policies provide numerous protective factors for tobacco users and nonusers. However, compliance strategies are imperative for intended policy success.
de Olatokunbo Osibogun
2020, pp. 923–936
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Objectives
We examined the transitions of adult dual e-cigarette/cigarette users in the USA in relation to nicotine dependence (ND) symptoms, interest in quitting, and history of cardiovascular disease (CVD).
Methods
We used the Population Assessment of Tobacco and Health study Waves 1 and 3 (2013–2016) in a longitudinal analysis of adults (≥ 18 years). Dual past-month users of e-cigarettes/cigarettes were identified from Wave 1 and followed for tobacco use transitions 2 years later (Wave 3).
Results
Among 1870 adult dual users at Wave 1, 25.7% (95% CI 23.5–28.2) were dual users 2 years later, 12.1% (95% CI 10.6–13.7) reported no past-month tobacco use, 7.0% (95% CI 5.6–8.9) e-cigarette mono-use, and 55.2% (95% CI 52.4–58.0) cigarette mono-use. In the regression analysis, greater ND severity was associated with decreased relative risk of no past-month tobacco use (RRR 0.29; 95% CI 0.12–0.71). Interest in quitting and CVD factors were not associated with no past-month tobacco or e-cigarette mono-use.
Conclusions
Dual users who are nicotine dependent are less likely to transition to cessation. To quit cigarette use, other cessation resources may be necessary to support the needs of cigarette smokers who use e-cigarettes, particularly those at risk of continuing cigarette smoking or those with smoking-related illnesses.Exposition au marketing des produits alcoolisés chez les adolescents (2020)
de Carine Mutatayi, Stanislas Spilka
Saint-Denis (France) : OFDT(Observatoire français des drogues et des toxicomanies), 2020, 76 p.
En ligne : www.ofdt.fr[...]
L’impact de la publicité pour les alcools sur l’initiation et le maintien des consommations notamment chez les plus jeunes est largement démontré par la recherche internationale. En France, les adolescents se disent exposés à la publicité ou aux promotions pour l’alcool dans la plupart des espaces de vie quotidiens (rues, magasins, Internet, médias...). À quelles formes de marketing – publicitaires, promotionnelles ou autres – peuvent-ils se référer dans ces espaces autour des boissons alcoolisées ? Comment les adolescents appréhendent-ils ces techniques ? En sont-ils toujours conscients ? Quel jugement portent-ils sur ces expressions du marketing en faveur de l’alcool ? Pour tenter de répondre à ces questions et décrire l’exposition des jeunes aux marketing, l’OFDT s’est intéressé à quatre espaces communément partagés par les adolescents : 1) les magasins de la grande distribution (de la supérette à l’hypermarché), 2) les festivals de musique, 3) les grandes enceintes sportives et 4) Internet et les réseaux sociaux. Sur la base d’observations directes et d’une série d’entretiens auprès d’adolescents et de jeunes majeurs, l’OFDT s’est attaché à décrire les formes de marketing déployées dans ces espaces et à recueillir les perceptions des jeunes quant à ces expressions. Inscrite dans le programme de recherche FAMES (French Alcohol Marketing Exposure Scale*) de l’OFDT et menée avec le soutien financier de l’Institut national du Cancer (INCa), cette étude ouvre des pistes pour améliorer l’observation et mieux quantifier l’exposition des jeunes au marketing en faveur de l’alcool.Bonnes pratiques de prévention et réduction des risques liés à l’alcool (2020)
Bruxelles : Eurotox asbl, 2020, 180 p.
En ligne : eurotox.org[...]
L’équipe d’Eurotox a le plaisir de présenter son sixième livret thématique, consacré aux bonnes pratiques en matière de prévention et réduction des risques liés à l’alcool. Ce livret a pour objectif d’aborder de manière synthétique et didactique les bonnes pratiques en ces matières, l’identification et le partage de bonnes pratiques étant une stratégie importante pour soutenir le travail des intervenant·es de terrain. Ce livret été structuré en quatre parties. La première dresse le portrait des tendances de consommation dans le monde et en Belgique et s’intéresse au contexte social, économique et culturel dans lequel s’ancre la consommation d’alcool et à ses conséquences sociosanitaires. La deuxième présente quant à elle les stratégies et politiques « alcool » au niveau international et belge. La troisième partie relève les bonnes pratiques en matière de politiques publiques et la quatrième les bonnes pratiques en matières de prévention et de réduction des risquesAccompagner la réduction de la consommation d’alcool (2020)
Paris : RESPADD, Réseau national de prévention des addictions, 2020, 20 p.
En ligne : www.respadd.org[...]
Cet outil de réduction des risques s’adresse au grand public. Il est composé d’une partie regroupant des informations sur la consommation d’alcool et les risques engendrés ainsi que d’une seconde partie avec des conseils pratiques, des outils d’évaluation des consommations et des activités pour engendrer une démarche de réduction de la consommation d’alcool. Les différentes aides disponibles y sont également référencées. Ainsi, ce livret permet aux consommateurs d’alcool de débuter une réflexion sur les quantités consommées, leurs impacts sur le quotidien et les avantages de la réduction de consommation.
de Ève Dubé, Denis Hamel
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2020, 136 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Ce rapport présente les résultats d’une étude populationnelle réalisée en 2019 au Québec. Dans le contexte de la Stratégie nationale pour prévenir les surdoses d’opioïdes et y répondre, le but de cette étude était d’établir « un portrait des attitudes de la population québécoise à l’égard des personnes qui consomment des substances psychoactives illicites et des programmes de réduction des méfaits ». Des données ont été recueillies auprès de 3 096 Québécois(es) interrogés(es) dans une étude par questionnaire en ligne. Les résultats de cette étude indiquent que plus de la moitié des répondants considéraient que la consommation de drogues avait augmenté dans la dernière décennie. Une majorité des répondants avait entendu parler de la crise des surdoses liées aux opioïdes dans les médias et près de la moitié percevait qu’il s’agissait d’un problème sérieux au Québec. Presque tous les répondants estimaient que la consommation régulière de drogues présentait des dangers pour la santé et pouvait mener à des problèmes sociaux. La majorité croyait que les jeunes étaient plus vulnérables de développer une dépendance. À propos des mesures législatives, les trois quarts des répondants étaient d’avis que l’interdiction de consommer des drogues n’empêchait pas les gens d’en utiliser. Ainsi, un peu moins de la moitié des répondants jugeaient que la consommation d’une petite quantité de drogues devrait être décriminalisée et environ le tiers des participants étaient favorables à la légalisation de drogues. Toutefois, ils étaient plus divisés concernant la légalisation du cannabis, puisque seuls 45 % croyaient que c’était une bonne chose. Enfin, la majorité des répondants avaient une perception positive des différentes mesures de réduction des méfaits telles que l’accès au matériel d’injection, les services d’injection supervisée (SIS) et l’offre gratuite de trousses de naloxone. En général, les répondants considéraient que ces différentes mesures permettraient notamment de réduire les risques de surdoses, la transmission d’infections par le sang et l’abandon de seringues. L’offre de tests d’analyses de drogues, l’accès aux logements sociaux et les traitements de méthadone étaient perçus positivement par près de 70 % des participants. Leurs perceptions étaient aussi favorables envers les mesures pour les personnes incarcérées telles que l’accès aux seringues stériles et aux tatouages sécuritaires. Les femmes, les personnes plus jeunes et celles plus scolarisées étaient généralement plus favorables à ces mesures. Aucune différence majeure n’a toutefois été identifiée selon le lieu de résidence des répondants (urbain versus rural). En conclusion, les résultats de l’étude montrent une évolution positive des attitudes et des perceptions de la population québécoise envers les personnes qui consomment des drogues et les programmes de réduction des méfaits, depuis les 20 dernières années.Structure résidentielle et réinsertion pour les personnes dépendantes : « le principe de réalité »
de Natacha Delmotte
2020, pp. 20-25
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Cet article aborde la question de la fin de l’accompagnement des personnes dépendantes au sein de notre structure résidentielle, à travers la question de leur « réinsertion ». Celle-ci fait partie intégrante du processus de rétablissement complet de la personne dépendante. Se pose la question de l’après, des épreuves et des difficultés auxquelles vont être confrontés nos bénéficiaires après avoir quitté notre institution. Comment penser l’après-Trempoline ? Comment préparer nos résidents à un retour dans la société, en dehors d’un contexte chaleureux, sécurisant, bienveillant et (en)cadrant que représente le programme communautaire résidentiel de Trempoline ?Les effets du confinement sur les inégalités sociales de santé et les usager·es de drogues
de Clémentine Stévenot
Bruxelles : Education Santé, 2020, pp. 11-18
En ligne : educationsante.be[...]
"La pandémie de COVID-19 et les mesures de confinement ont (eu) de multiples conséquences sur le fonctionnement de notre société. De nombreux lieux de travail, de vie, de socialisation, de commerce, de santé physique et mentale ont fermé ; les travailleur·ses essentiel.lle.s, y compris le personnel de santé, les travailleur·ses sociaux, les caissier·es, les éboueur·ses, les livreur·ses, les enseignant·es, continuent de travailler afin de permettre la continuité et la survie de la société tout entière, au péril de leur santé et de leur vie. La crise sanitaire actuelle est anxiogène et stressante pour une large proportion de la population, qui est contrainte de puiser dans ses ressources psychologiques, sociales et financières pour la traverser. Les politiques publiques d’austérité menées ces dernières décennies en matière de santé et de sécurité sociale, ainsi que les mesures prises en réponse à la pandémie, ont engendré nombre de dégâts collatéraux, réduisant drastiquement la capacité du secteur du soin à gérer la crise et renforçant les inégalités sociales (de santé, de genre) préexistantes. Les populations précarisées (y compris une partie des usager·es de drogues), déjà davantage vulnérables en temps ordinaires, sont particulièrement impactées par la crise actuelle et les mesures de confinement. La pandémie de COVID-19 exacerbe ainsi les inégalités sociales de santé et révèle les rouages systémiques qui participent à leur reproduction ; elle rappelle également le rôle fondamental de la promotion de la santé."Les Cannabis Social Clubs : un dispositif de Promotion de la Santé ?
de Fédération Bruxelloise de Promotion de la Santé
Bruxelles : Education Santé, 2020, pp. 8-10
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
L’existence d’une distinction légale entre produits licites et illicites et la criminalisation de certains usages entraînent de fortes discriminations sociales et sanitaires entre les consommateur·trice·s de produits illicites et les autres patient·e·s ou citoyen·ne·s en général. Ainsi le caractère influe sur la dangerosité des produits, sur l’environnement et la limitation de l’éventail thérapeutique et sur la situation sociale et psychologique de la personne.Les consommations de tabac, d’alcool et de pemba pendant la grossesse en Guyane française
de Laurence Simmat-Durand, Stéphanie Toutain
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, pp. 771-783
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Introduction : Les risques encourus par l’enfant à naître en cas de consommation maternelle d’alcool, de tabac et de substances psychoactives pendant la grossesse sont bien mentionnés dans la littérature médicale. Les données relatives à ces consommations en Guyane sont éparses et peu nombreuses, ce qui empêche d’adapter les politiques de prévention au contexte local.
Méthode : Pour pallier l’insuffisance des données, une enquête par questionnaire a été menée en 2017-2018 dans les trois maternités de Guyane auprès de 789 mères. Elle s’intéresse, entre autres, aux consommations, à l’information reçue sur les substances pendant la grossesse et à l’intérêt des professionnels rencontrés par les femmes pour ces questions.
Résultats : Les consommations de tabac et d’alcool en fin de grossesse sont respectivement de 2 % (versus 16,6 % dans l’ENP) et 17 % (versus non publié dans l’ENP, 12 % dans le Baromètre Santé 2017) pendant la grossesse. Si le pourcentage de fumeuses est bien moindre que celui de la métropole, celui relatif aux consommations d’alcool est sensiblement plus élevé en Guyane.
La consommation d’alcool pendant la grossesse est contrastée selon la commune de résidence (plus élevée dans les communes isolées), la nationalité, les ressources du ménage ou le nombre d’interruptions de grossesse antérieures. Les femmes s’exprimant en créole et français ou/et celles avec un niveau bac et plus seraient moins interrogées sur leur consommation d’alcool, mais ces différences pourraient résulter de pratiques différenciées selon les établissements. Enfin, les femmes avec le bac ou plus estiment, plus souvent, avoir eu l’information relative au risque alcool au cours de leur scolarité ou par des campagnes de prévention, tandis que celles avec un niveau d’instruction primaire auraient été davantage informées par les professionnels de santé.
La consommation de pemba concerne 15 % du total des femmes, plus particulièrement celles avec un niveau d’études inférieur au lycée, de nationalité surinamienne, résidant à l’étranger ou dans une commune du Maroni.
Discussion : La faible consommation de tabac des femmes en Guyane est conforme à celle relevée dans l’ensemble des DOM. La consommation d’alcool pendant la grossesse semble légèrement plus élevée qu’en métropole. Les consommatrices d’alcool ont des profils spécifiques, liés à l’isolement de la commune de résidence, à un faible niveau d’études, à la consommation traditionnelle du pemba et au vécu antérieur de fausses couches. La prévalence de la consommation de pemba s’avère être une source d’inquiétude pour les professionnels, d’autant plus lorsqu’elle est associée à une consommation de bière.
La mobilisation des équipes locales sur la question relative à l’alcool pendant la grossesse est forte, mais avec des différences selon les établissements, y compris du fait de la disparité des caractéristiques socio-démographiques des populations accueillies.
de CARPENTER K.M., J. Foote
2020, pp. 106103
En ligne : www.sciencedirect.com[...]
Aims
To evaluate the feasibility and acceptability of a phone-based parent-to-parent support program, in which parents who have had children with substance use problems provided support and guidance to other parents seeking help about their child’s substance misuse.
Method
228 parents completed a 2.5-day coach workshop and 6-months of ongoing training and support in the Invitation to Change Approach (ITC), a program blending evidence-based strategies for addressing substance use disorders. Trained parent coaches provided support and guidance to 278 parents for up to 8 weeks. We evaluated the coach trainees’ satisfaction with the training program and pre-post differences in self-care and the use of communication and behavior management strategies among parents who called the helpline.
Results
The coach training program was rated as very satisfying, useful, and coaches would recommend the training to other parents. Among parents enrolled in the coaching program, a significantly greater proportion reported improvements on a majority of the survey items (e.g. a decrease in depression and better communication with child).
Conclusions
Remote parent-to-parent coaching appears promising for providing emotional and evidence-based informational support to family members parenting a child with substance use problems. »
de Clémentine Stévenot, Michaël Hogge
Bruxelles : Eurotox asbl, 2020, 254 p.
En ligne : eurotox.org[...]
L’équipe d’Eurotox a le plaisir de présenter ses Tableaux de bord de l’usage de drogues et ses conséquences socio-sanitaires 2019, portant sur l’actualité en cette matière. L’un est consacré à la Région wallonne, l’autre à la Région de Bruxelles-Capitale. Ces documents offrent un état des lieux détaillé de la situation socio-législative et épidémiologique relative à l’usage de substances psychoactives légales et illégales. Ils débutent par une mise en contexte politique et légale de l’usage de drogues au plan international et fédéral, complétée par une contextualisation régionale (respectivement wallonne et bruxelloise).Compte tenu des mécanismes de stigmatisation et du cadre légal actuel de l’usage de drogues illégales, un chapitre est consacré au lien entre les inégalités sociales de santé et l’usage de drogue, adjoint d’un focus sur les droits humains des usager·es de drogues (y compris le droit à la santé). L’état des lieux de la consommation est constitué par grande catégorie de produit (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, autres drogues illégales). Une section spécifique est également consacrée à la polyconsommation et une autre aux principaux comportements de consommation sans produits (c’est-à-dire l’usage des technologiques de la communication et de l’information, et des jeux de hasard et d’argent). Pour chaque catégorie, le cadre législatif, la disponibilité et l’usage au sein de la population sont détaillés. Les différentes conséquences sanitaires et sociales liées à l’usage de substances psychoactives sont abordée à travers les données relatives aux infractions pénales, aux intoxications, aux demandes de traitement pour un usage problématique, aux prises en charge dans les services de psychiatrie, aux infections au VIH et hépatites B et C, à la mortalité et au coût social. Deux focus thématiques sont dédiés à deux sujets d’actualité, à savoir le protoxyde d’azote et le système d’alerte précoce.Tableaux de bord 2019 de l’usage de drogues et ses conséquences socio-sanitaires en Wallonie (2020)
de Clémentine Stévenot, Michaël Hogge
Bruxelles : Eurotox asbl, 2020, 252 p.
En ligne : eurotox.org[...]
L’équipe d’Eurotox a le plaisir de présenter ses Tableaux de bord de l’usage de drogues et ses conséquences socio-sanitaires 2019, portant sur l’actualité en cette matière. L’un est consacré à la Région wallonne, l’autre à la Région de Bruxelles-Capitale. Ces documents offrent un état des lieux détaillé de la situation socio-législative et épidémiologique relative à l’usage de substances psychoactives légales et illégales. Ils débutent par une mise en contexte politique et légale de l’usage de drogues au plan international et fédéral, complétée par une contextualisation régionale (respectivement wallonne et bruxelloise).Compte tenu des mécanismes de stigmatisation et du cadre légal actuel de l’usage de drogues illégales, un chapitre est consacré au lien entre les inégalités sociales de santé et l’usage de drogue, adjoint d’un focus sur les droits humains des usager·es de drogues (y compris le droit à la santé). L’état des lieux de la consommation est constitué par grande catégorie de produit (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, autres drogues illégales). Une section spécifique est également consacrée à la polyconsommation et une autre aux principaux comportements de consommation sans produits (c’est-à-dire l’usage des technologiques de la communication et de l’information, et des jeux de hasard et d’argent). Pour chaque catégorie, le cadre législatif, la disponibilité et l’usage au sein de la population sont détaillés. Les différentes conséquences sanitaires et sociales liées à l’usage de substances psychoactives sont abordée à travers les données relatives aux infractions pénales, aux intoxications, aux demandes de traitement pour un usage problématique, aux prises en charge dans les services de psychiatrie, aux infections au VIH et hépatites B et C, à la mortalité et au coût social. Deux focus thématiques sont dédiés à deux sujets d’actualité, à savoir le protoxyde d’azote et le système d’alerte précoce.
de Catherine Embersin-Kyprianou, A. Yermachenko
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 9-15
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Position du problème
Les femmes qui ont des consommations de produits psychoactifs pourraient avoir plus de grossesses non prévues et des difficultés d’accès à une contraception fiable que celles qui n’ont pas ce type de consommation. Les données sur ce sujet en population générale sont rares, particulièrement en France.
Méthodes
Cette étude s’appuie sur les données du Baromètre Santé 2016 recueillies auprès de femmes âgées de 15 à 49 ans, vivant en Île-de-France (n=1626). Les consommations de produits psychoactifs illégaux (cannabis, substances utilisées par voie intranasale ou intraveineuse) ont été évaluées au cours de la vie et, pour le cannabis, au cours des 12 mois précédant l’enquête. Les grossesses non prévues ont été renseignées au cours des cinq ans précédant l’enquête, l’utilisation de la contraception d’urgence, l’interruption volontaire de grossesse (IVG), et l’expérience de violences sexuelles au cours de la vie. Nous avons également étudié le nombre de partenaires sexuels dans les 12 mois précédant l’enquête et le type de contraception utilisé. Les analyses ont été menées à l’aide de modèles de régression logistique pondérés, en ajustant sur les caractéristiques sociodémographiques et la consommation quotidienne de tabac.
Résultats
Les femmes rapportant des consommations de produits psychoactifs illégaux avaient une probabilité plus élevée que les non-consommatrices d’avoir eu une grossesse non prévue dans les 5 ans (OR associé au cannabis au cours de la vie : 1,61, IC à 95 % 1,00–2,58), d’avoir utilisé une contraception d’urgence (ORs de 2,20 à 2,90), d’avoir eu une IVG (OR associé au cannabis au cours de la vie : 1,77, IC à 95 % 1,26–2,49), et d’avoir subi des violences sexuelles (ORs de 1,87 à 3,14). Elles avaient aussi plus de partenaires sexuels que les non-consommatrices, mais ne différaient pas en termes de mode de contraception utilisé.
Conclusion
En population générale, on observe des liens entre consommations de produits psychoactifs illégaux par les femmes et probabilité accrue de grossesse non prévue et de violences sexuelles. Ces résultats devraient être portés à l’attention des professionnels de santé en contact avec les femmes, afin de repérer celles qui ont des conduites addictives et identifier leurs besoins de santé sexuelle et reproductive.Consommer des drogues en rue : Comment réduire les risques ? (2019)
de Cultures&Santé, Modus Vivendi
Bruxelles : Modus Vivendi, 2019, 36 p.
En ligne : www.cultures-sante.be[...]
L’objectif de ce support est d’informer, de manière claire, sur les risques liés à l’usage des drogues en rue et sur les moyens de les réduire. Les risques sont envisagés -et c’est une nouveauté dans ce type de brochure- en tenant compte d’un triangle comprenant la personne, la manière dont elle consomme et l’environnement général dans lequel elle consomme. Chaque axe constitue un chapitre de la brochure dans lequel sont rassemblés : des questions pour susciter la réflexion du lecteur, des témoignages d’usager·es et des conseils pour réduire des risques liés à la consommation en rue. Ce support d’information est disponible en version papier et en téléchargement. Il s’accompagne d’une feuille d’adresses utiles en fonction du territoire, téléchargeable également.
de Simone D. Holligan, Katelyn Battista
Ottawa : Gouvernement du Canada, 2019, pp. 324-332
En ligne : www.canada.ca[...]
Résumé
Introduction. Cette étude vise à examiner l'incidence de l'âge de la première consommation d'alcool sur la consommation actuelle d'alcool et les comportements connexes chez un large échantillon de jeunes Canadiens.
Méthodologie. Cette étude descriptive et analytique a été réalisée auprès d'élèves de 12e année de l'Ontario ayant participé à l'étude de référence COMPASS de 2012 à 2017. Nous avons eu recours à la modélisation par équations d'estimation généralisées (EEG) pour établir le lien entre l'âge de la première consommation d'alcool chez les répondants et la probabilité d'une consommation ou d'une absence de consommation d'alcool, d'une consommation excessive d'alcool et du mélange d'alcool et de boissons énergisantes.
Résultats. Les élèves ayant indiqué avoir consommé de l'alcool pour la première fois entre 13 et 14 ans étaient plus susceptibles de déclarer consommer de l'alcool plutôt que de ne pas en consommer (RC = 2,80, intervalle de confiance [IC] à 95 % : 2,26 à 3,45) et étaient plus susceptibles de déclarer consommer de l'alcool de façon excessive plutôt que de ne pas en consommer de façon excessive (RC = 3,22, IC à 95 % : 2,45 à 4,25) comparativement aux élèves ayant déclaré avoir consommé de l'alcool pour la première fois à 18 ans ou plus. Les élèves ayant commencé à consommer de l'alcool à 8 ans ou moins étaient plus susceptibles de déclarer consommer de l'alcool plutôt que de ne pas en consommer (RC = 3,54, IC à IC à 95 % : 2,83 à 4,43), avoir une consommation excessive d'alcool (RC = 3,99, IC à IC à 95 % : 2,97 à 5,37) et mélanger alcool et boissons énergisantes (RC = 2,26, IC à IC à 95 % : 1,23 à 4,14) comparativement aux élèves ayant commencé à consommer de l'alcool à 18 ans ou plus.
Conclusion. La consommation d'alcool pendant les premières années de l'adolescence permet de prédire la consommation d'alcool, la consommation excessive d'alcool ainsi que la tendance à mélanger alcool et boissons énergisantes lorsque les élèves arrivent en 12e année. Ces résultats soulignent le besoin de déployer de nouveaux efforts de prévention de la consommation d'alcool.
Saint-Denis (France) : Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), 2019, 52 p.
En ligne : www.santepubliquefrance.fr[...]
Comment s'assurer qu'une intervention de santé publique est efficace ? Quels fondamentaux mettre en œuvre pour qu'un programme ait un impact positif sur les populations ? Ce dossier central a pour ambition d'apporter un corpus de réponses synthétiques à ces questions majeures. Il focalise sur la thématique des addictions aux substances psychoactives (tabac, cannabis, alcool...) chez les jeunes. Une quinzaine d'experts ont contribué à cet état des connaissances - et des pratiques - sur les " interventions probantes ", avec à la clé des exemples de programmes évalués, sans occulter leurs forces et leurs faiblesses.
sante-en-action-449.pdfAdobe Acrobat PDFEnquête de santé 2018 (Belgique) : Style de vie (2019)
de Lydia Gisle, Sabine Drieskens
Bruxelles : Sciensano, 2019, 52 p.
En ligne : his.wiv-isp.be[...]
« La sixième enquête de santé belge a été effectuée en 2018 à la demande des autorités en charge de la santé publique aux niveaux fédéral, régional et communautaire. Les cinq enquêtes précédentes ont été réalisées entre 1997 et 2013. L’organisation des enquêtes, l’analyse des données et la publication des résultats sont confiées à Sciensano, l’institut belge de santé. Le travail de terrain et la récolte des données sont menés en collaboration avec Statbel, l’office belge de statistique. Les enquêtes de santé répétées dans le temps constituent un des outils de santé publique utilisés pour la surveillance de l’état de santé et la qualité de vie de la population générale, ainsi que pour le suivi des facteurs de risque. Ces enquêtes sont destinées à informer les pouvoirs publics de l’évolution de la situation sanitaire du pays afin d’orienter les programmes de santé au plus près des besoins de la population et de cibler les citoyens les plus vulnérables. L’enquête de santé représente parfois l’unique source par laquelle obtenir des données en relation avec la santé. C’est le cas notamment pour ce qui concerne les styles de vie qui ont une influence sur l’état de santé physique, mentale et/ou sociale des personnes. Le deuxième rapport de l’enquête traite des styles de vie (à risque) des individus »Mettre en place une action de prévention des addictions. Module pédagogique (2019)
Dijon (France) : Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Bourgogne Franche-Comté, 2019
En ligne : www.pass-santepro.org[...]
Ce site vous accompagne dans la mise en place et l’animation d’actions de prévention et d’éducation pour la santé à destination des jeunes. Vous pourrez ainsi identifier les leviers sur lesquels vous souhaitez agir, connaitre et comprendre les techniques d’animation et outils d’intervention efficaces afin de mettre en place des actions de prévention de qualité. Les modules pédagogiques vous permettront d’organiser votre réflexion préalable à la mise en œuvre d’une action d’éducation pour la santé. Chaque module peut être suivi de façon indépendante. Ce module est consacré au développement d'un projet sur la prévention des addictions.
2019
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Increases in electronic media communication (EMC) and decreases in face-to-face peer contact in the evening (FTF) have been thought to explain the recent decline in adolescent substance use (alcohol, tobacco, cannabis). This study addresses this hypothesis, by examining associations between (time trends in) EMC, FTF, and substance use in more than 25 mainly European countries.
Methods
Using 2002–2014 data from the international Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) study, we ran multilevel logistic regression analyses to investigate the above associations.
Results
National declines in substance use were associated with declines in FTF, but not with increases in EMC. At the individual level, both EMC and FTF related positively to substance use. For alcohol and cannabis use, the positive association with EMC was stronger in more recent years. Associations between EMC and substance use varied across countries, but this variation could not be explained by the proportion of young people using EMC within countries.
Conclusions
Our research suggests that the decrease in FTF, but not the increase in EMC, plays a role in the recent decrease in adolescent substance use.
de Bo Yang, Liu Jiaying
2019, pp. 471–483
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Background. Emotions are important in smoking-related communications, but the role of discrete positive and negative emotions in comparative risk messages about combusted and electronic cigarettes (e-cigarettes) is unclear.
Method. In an online experiment, 1,202 U.S. adult current smokers or recent quitters were randomized to view one of six messages about comparative risk of e-cigarettes and cigarettes. Participants reported their feelings of hope, happiness, fear, guilt, disgust, and anger and risk perceptions and behavioral intentions about e-cigarettes and cigarettes.
Results. Hope was associated with higher perceived absolute cigarette risk, lower perceived absolute and comparative e-cigarette risk, and stronger intentions to quit smoking, seek quit help, use nicotine replacement therapy (NRT), switch to e-cigarettes, and use e-cigarettes exclusively versus dual use. Happiness was related to stronger intentions to seek quit help, use NRT, and switch to e-cigarettes but higher perceived comparative risk of e-cigarettes. Fear was associated with stronger intentions to quit smoking, seek quit help, use NRT, and switch to e-cigarettes. Guilt was related to higher perceived absolute cigarette risk, lower perceived comparative e-cigarette risk, and stronger intentions to use NRT. Disgust was associated with higher absolute and comparative e-cigarette risk and stronger intentions to quit smoking, seek quit help, and use e-cigarettes exclusively versus dual use. Anger was related to lower perceived absolute cigarette risk, higher perceived comparative e-cigarette risk, and weaker intentions to quit smoking.
Conclusion. Comparative risk messages about e-cigarettes that arouse hope, fear, and guilt and avoid anger might be particularly likely to have positive impact on smokers.
de X. Elharrar, M. Fortin
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2019, pp. 181-187
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Position du problème
L’interdiction de la vente des produits du tabac aux mineurs fait partie des recommandations de la Convention cadre pour la lutte anti-tabac de l’Organisation mondiale de la santé. Cette mesure est efficace pour réduire le tabagisme des adolescents, sous réserve que la loi soit appliquée. À travers les exemples français et québécois, ce travail a pour objectif l’étude comparative des cadres législatifs respectifs, de leurs applications, et de l’impact sur le tabagisme des adolescents de l’interdiction de vente de tabac aux mineurs.
Méthodes
L’identification des textes de loi, des rapports des autorités sanitaires et de la littérature d’intérêt s’est faite par Medline et Google.
Résultats
L’interdiction légale de la vente de tabac aux moins de 18 ans existe depuis 1998 au Québec et 2009 en France. En France, le taux de conformité à la loi était de 15 % pour les jeunes de 17 ans en 2011. En 2017 en France, 94 % des jeunes fumeurs quotidiens de 17 ans achètent régulièrement leurs cigarettes dans un bureau de tabac. Les contrôles et sanctions en rapport avec l’application de la loi sont inexistants. Au Québec, 23 % des élèves mineurs fumeurs ont habituellement acheté leurs cigarettes eux-mêmes dans un commerce en 2013. Le taux de conformité à la loi est passé de 37 % en 2003 à 92,6 % en 2017. Des inspections type clients mystères sont menées chez les détaillants par un organisme de contrôle dédié et des sanctions progressives sont appliquées en cas de non conformité. L’usage d’un produit du tabac au cours des 30 derniers jours concernait 12,2 % des élèves québécois du secondaire en 2013, et 34,1 % des français de 17 ans en 2017.
Conclusion
Seule une meilleure application de la loi, par la formation des buralistes, des inspections clients mystères, et des sanctions effectives et dissuasives en cas de non respect, conduit à une efficacité de cette mesure législative en termes de santé publique.La drogue, c’est mal ! : Trois vidéos pour changer les mentalités
de Nathalie Cobbaut
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2019, pp. 10-11
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Outil de communication au titre provocateur, La drogue, c’est mal ! est constitué de trois vidéos réalisées par l’asbl Liaison Antiprohibitionniste. Cette association rassemble des acteurs confrontés aux problèmes engendrés par la prohibition de certaines drogues et milite pour une légalisation contrôlée des psychotropes. Les trois vidéos de cette mini-série donnent la parole à une juriste, un médecin et des usagers afin de resituer les effets pervers d’une telle prohibition et d’en déconstruire le bien-fondé.Pour une approche globale et intégrée des drogues à Bruxelles
de Nathalie Cobbaut
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2019, pp. 7-9
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Le rapport Eurotox 2017, publié en mars 2018, faisait le point sur les conséquences de la 6e réforme de l’Etat en matière d’assuétudes. Des contacts pris avec le gouvernement sortant et les acteurs de terrain, il semble que ce transfert de compétence en matière de drogues vers la Région de Bruxelles-Capitale (RBC) a considérablement changé la donne dans l’appréhension de ce phénomène et promet des évolutions en termes de prise en charge des personnes toxicomanes les plus défavorisées, avec la création d’une structure très bas seuil et un fort accent mis sur le soin et la réduction des risques, plutôt que sur la répression.Les Belges veulent un avenir sans tabac pour leurs enfants. Que décidera le prochain gouvernement ?
de Colette Barbier
Bruxelles : Education Santé, 2019, pp. 3-7
En ligne : educationsante.be[...]
Chaque enfant né à partir de 2019 doit pouvoir grandir dans un environnement sans tabac afin qu'il ne se mette pas lui-même à fumer. Pour atteindre cet objectif et aider les fumeurs dans leur sevrage, l’Alliance pour une Société sans Tabac souhaite que le prochain gouvernement adopte une série de mesures cohérentes à l’instar des autres pays européens. À cette fin, l’Alliance organisait, le 22 mars dernier, en collaboration avec AXA Belgium, un débat politique sur une société sans tabac. Elle y a détaillé les positions des partis politiques sur les mesures qu’elle propose. La question des inégalités sociales de santé a été largement abordéeComment renforcer les facteurs de protection contre les consommations à risque ?
de Bérengère Janssen, Cédric Migard, Hélène Poorteman, et al.
2019, pp. 12-16
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Le FARES partage une réflexion sur les compétences psychosociales en tant que stratégie à appliquer dans le champ de la promotion de la santé, et ce en réponse à la question qui l’occupe principalement, le tabagisme et les assuétudes, mais également en lien à une vision globale de la santé et une approche holistique de l’individu. Se basant sur une expérience de terrain auprès de divers publics (patients psychiatriques, jeunes en internat, groupes de femmes), le FARES expose ici trois pratiques : l’écriture créative, les cycles de méditation de pleine conscience et les groupes de parole genrés. Enfin, le FARES relate en quoi le développement des compétences psychosociales des professionnels eux-mêmes potentialise la démarche d’accompagnement, et propose à cet égard une formation.
de Pascale Bergeron, Éric Robitaille
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 70 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
L’expérimentation de la cigarette électronique est répandue chez les jeunes du secondaire et les jeunes adultes au Québec. Certaines études suggèrent que l’accessibilité géographique aux lieux de vente des produits de vapotage, c’est-à-dire la présence et la localisation de ces commerces près d’endroits fréquentés par les jeunes, serait un facteur associé à l’usage de ces produits, à l’instar de ceux du tabac. Peu de données sont disponibles sur la localisation des commerces spécialisés dans la vente de produits de vapotage et sur l’accessibilité géographique des jeunes Québécois à ces commerces. La présente étude vise à dresser un portrait de la distribution géographique des commerces spécialisés dans la vente de ces produits ainsi que leur accessibilité autour des établissements d’enseignement secondaire et collégial sur le territoire québécois.
Bordeaux : Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Nouvelle-Aquitaine -, 2019, 9 p.
En ligne : irepsna.org[...]
Cette sélection de ressources documentaires propose des références récentes sur la problématique du sommeil et des conduites addictives chez les adolescents. Elle sert de support informatif complémentaire au contenu du programme du séminaire. Les liens vers les sites Internet ont été vérifiés le 11 mars 2019.
Biblio-IREPS-NA-Séminaire-PJJ-Sommeil-et-conduites-addictives-version-pour-site-Mars-2019.pdfAdobe Acrobat PDF
de Michèle Tremblay, Annie Montreuil
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 86 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Les effets d’une exposition à la fumée de tabac sur la santé sont indiscutables et ont mené, au Québec, à l’adoption de lois restrictives interdisant de faire usage du tabac dans divers lieux publics et de travail de même que dans de nombreux environnements fréquentés par les jeunes. Toutefois, à l’exception des aires communes des immeubles de deux logements ou plus, ces restrictions ne touchent pas les domiciles. Or, au Québec, en 2013-2014, les jeunes non-fumeurs de milieux défavorisés sur le plan socioéconomique étaient exposés à la fumée de tabac dans leur domicile de manière quotidienne ou quasi quotidienne en plus grande proportion que les jeunes non-fumeurs issus de milieux favorisés. Cette synthèse des connaissances a donc été entreprise pour identifier les mesures et interventions susceptibles de réduire les inégalités en matière d’exposition à la fumée de tabac. À ce jour, quelques études seulement ont évalué des interventions pour diminuer l’exposition des populations défavorisées à la fumée de tabac dans leur domicile :Une intervention auprès de parents, non motivés à cesser de fumer au départ, comprenant un soutien au renoncement au tabac à domicile, une offre gratuite de produits de remplacement de la nicotine et une rétroaction sur les taux de particules fines mesurés dans le domicile, fut appréciée des parents et serait efficace à protéger de la fumée de tabac de jeunes enfants issus de milieux défavorisés. L’implantation d’une politique visant à rendre des immeubles résidentiels complètement sans fumée serait une mesure efficace pour réduire l’exposition à la fumée de tabac de résidents non-fumeurs défavorisés sur le plan socioéconomique. Selon une étude menée au Royaume-Uni, des campagnes médiatiques télévisées ayant porté spécifiquement sur la fumée de tabac secondaire auraient entraîné une hausse de domiciles sans fumée un mois plus tard, mais cet effet se serait rapidement estompé; aucune différence d’effets n’a été observée selon le niveau socioéconomique. Les études qualitatives et descriptives analysées apportent un éclairage intéressant sur le point de vue des fumeurs défavorisés. Ceux-ci sont conscients des risques de l’exposition à la fumée de tabac, ils veulent protéger les personnes de leur entourage, mais ils font face à des barrières importantes et des contextes de vie difficiles. L’examen de la littérature scientifique recensée et des recommandations de grands organismes de santé publique suggère que la mise en place de certaines mesures et interventions aurait avantage à être considérée pour le Québec : Tenir compte des contextes de vie des personnes de milieux défavorisés dans le développement d’interventions et de mesures visant à protéger les non-fumeurs des effets d’une exposition à fumée de tabac dans le domicile. Rendre accessibles, dans toutes les régions du Québec, un nombre suffisant d’immeubles résidentiels sans fumée pour répondre à la demande des résidents souhaitant demeurer dans des environnements complètement sans fumée. Intensifier l’offre de services de proximité aux fumeurs de milieux défavorisés qui souhaiteraient renoncer au tabac ou s’abstenir de fumer dans leur domicile, que ce soit ceux faisant usage du tabac et demeurant dans des immeubles résidentiels en voie de devenir sans fumée ou ceux recevant des soins à domicile. Réaliser des campagnes médiatiques sur la fumée secondaire de façon régulière et soutenue à l’aide de messages évalués auprès des personnes défavorisées qui font usage du tabac.
de Benoit Lasnier, Carolyne Alix
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 76 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Les effets du tabagisme sur la santé des populations sont connus et scientifiquement démontrés, ce comportement étant lié de manière causale à de nombreuses sources de morbidité, dont les maladies cardiovasculaires et plusieurs formes de cancer. La fumée de tabac dans l’environnement (FTE) contient quant à elle des milliers de substances chimiques dont plusieurs sont cancérigènes pour l’être humain, le fait d’y être exposé de manière importante étant susceptible d’entraîner des maladies et même la mort dans certains cas. Bien que la dernière décennie ait été marquée au Québec par une baisse significative de l’usage de la cigarette et de l’exposition à la fumée de tabac au domicile et dans les véhicules privés, il n’en demeure pas moins que la prévalence de ces phénomènes n’est pas distribuée de manière égale entre les différents groupes sociaux et suit généralement un gradient socioéconomique dans les pays industrialisés. Les personnes socialement et économiquement désavantagées sont plus susceptibles de s’initier au tabagisme, fument plus longtemps, et vivent plus d’échecs lorsqu’elles tentent de cesser de fumer. Elles sont aussi davantage exposées à la FTE, sont plus susceptibles de développer le cancer du poumon et/ou des maladies cardiovasculaires causées par l’usage de la cigarette, et meurent plus souvent de façon prématurée. Le présent document établit un portrait récent et évolutif des inégalités sociales de santé en matière de tabagisme et d’exposition à la FTE chez les adultes au Québec, en fonction des mesures d’inégalités du Système de surveillance des inégalités sociales de santé au Québec (SSISSQ). Afin de remplir cet objectif, l’indice de défavorisation matérielle et sociale et le niveau de scolarité individuel ont été associés à des indicateurs d’usage de la cigarette et d’exposition à la FTE spécifiques à la population québécoise. Les résultats d’analyse indiquent que : Il existe un écart significatif entre les individus des milieux très défavorisés et ceux des milieux très favorisés sur le plan de la prévalence brute d’usage de la cigarette en 2015-2016 (22,8 % c. 15,0 %). Les individus ne détenant pas de diplôme d’études secondaires affichent une prévalence brute d’usage de la cigarette plus élevée que les individus ayant effectué des études universitaires (24,8 % c. 12,9 %) en 2015-2016. Dans l’ensemble du Québec, en 2015-2016, la proportion ajustée modélisée de non-fumeurs sans diplôme d’études secondaires ayant été exposés à la FTE au domicile est près de 6 fois celle des non-fumeurs ayant effectué des études universitaires (9,0 % c. 1,6 %).Dans l’ensemble du Québec, en 2015-2016, la proportion ajustée modélisée de non-fumeurs sans diplôme d’études secondaires ayant été exposés à la FTE dans les véhicules est près de 5 fois celle des non-fumeurs ayant effectué des études universitaires (7,0 % c. 1,4 %). D’importantes inégalités sociales de santé existent et se maintiennent dans le temps (2007-2008 à 2013-2014) entre les individus plus scolarisés et ceux moins scolarisés en matière de tabagisme actuel, d’exposition à la FTE au domicile et d’exposition à la FTE dans les véhicules. Les inégalités sont plus importantes lorsque mesurées en fonction du niveau de scolarité de l’individu comparativement à l’indice de défavorisation matérielle et sociale.Såf ti First ou comment résoudre l’improbable équation entre santé et toxicomanie
de Dominique Delhauteur, M. Frans
2019, pp. 60-63
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
La première salle de consommation à moindre risque de Belgique a été inaugurée à Liège, le 5 septembre 2018. Elle est baptisée Såf ti First, du wallon liégeois "protège toi !" et de l’anglais "safety first" qui signifie "sécurité, en premier". Toute la philosophie du projet tient dans ces mots. L’utilisation du wallon pour marquer la proximité et la paternité liégeoise du projet. Tandis que la référence à l’anglais est inspirée des panneaux de sécurité utilisés dans les pays anglo-saxons. La santé et la sécurité sont les concepts transversaux du dispositif de la salle de consommation à moindre risque. Elle dispose de deux espaces intérieurs fermés (un pour l’inhalation et un pour l’injection). A l’intérieur de ces espaces, la consommation de drogues illégales est autorisée mais supervisée par une équipe paramédicale et médicale. La création de ce dispositif qui vise à la réduction des risques, répond à un besoin identifié, de longue date, par l’ensemble des pouvoirs locaux liègeois et des associations de terrain. Après des années de discussions tenaces avec les entités fédérées, le projet s’est enfin matérialisé.La réduction des risques en Belgique. Enjeux et perspectives
de Catherine Van Huyck
2019, pp. 55-59
La réduction des risques est une approche de santé qui vise à diminuer les dommages liés à l’utilisation de psychotropes. Cette approche est née en Belgique fin des années 80 et est à présent reconnue comme une politique de santé à part entière. De nombreux défis restent cependant encore d’actualité. Cet article met à cet égard en avant la tension entre le succès de cette approche et le déni des principes et valeurs qui la fondent.
Transit asbl. Point de chute à la croisée des chemins, entre précarité et usage(s) de drogue(s)
de Bruno Valkeneers
2019, pp. 51-54
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Situé sur le territoire de la Ville de Bruxelles, entre la gare du Nord et le pont Van Praet, Transit asbl accueille depuis près de 25 ans un public consommateur de drogues licites et/ou illicites. Ouvert 7j/7, 24h/24, l’institution offre une kyrielle de services adaptés aux besoins d’une population hétérogène, le plus souvent en situation de vulnérabilité, de précarité, de détresse. Nous vous proposons une immersion dans ce lieu dédié aux assuétudes.
de Philippe Bollette
2019, pp. 47-50
En quelques décennies, et en particulier depuis les années 80 et l’émergence en Belgique des premiers services spécifiquement dédiés aux problématiques liées aux drogues, les réponses à celles-ci ont beaucoup évolué et n’ont cessé de se diversifier. A la faveur, notamment, de la « réduction des risques » qui s’est peu à peu imposée comme le troisième pilier fondamental de l’intervention en faveur des usagers de drogues, aux côtés du traitement (assistance et soins au sens large) et de la prévention. A contre-courant de cette tendance, la logique prohibitionniste et punitive, au niveau légal et politique, perdure néanmoins. Et si on changeait de paradigme ?...
de Sébastien Alexandre
2019, pp. 42-46
En quelques décennies, et en particulier depuis les années 80 et l’émergence en Belgique des premiers services spécifiquement dédiés aux problématiques liées aux drogues, les réponses à celles-ci ont beaucoup évolué et n’ont cessé de se diversifier. A la faveur, notamment, de la « réduction des risques » qui s’est peu à peu imposée comme le troisième pilier fondamental de l’intervention en faveur des usagers de drogues, aux côtés du traitement (assistance et soins au sens large) et de la prévention. A contre-courant de cette tendance, la logique prohibitionniste et punitive, au niveau légal et politique, perdure néanmoins. Et si on changeait de paradigme ?...Le continuum "prévention-aide/soins-réduction des risques" au travers de la pratique du Centre Alfa
de Dominique Bietheres, Florence Renard, Laurence Petit
2019, pp. 38-41
Il ne peut y avoir de réponse unique à une problématique aussi complexe et évolutive qu’une addiction. Le centre Alfa, Service de Santé Mentale spécialisé en matière d’assuétudes, soutient dès lors l’importance d’un continuum « prévention–aides et soins–réduction des risques », qu’il développe dans cet article au travers de son histoire et de sa pratique.Périscope. Focus sur un service de prévention et de promotion de la santé
de Julie Faucon, Emmanuelle Doye
2019, pp. 36-37
Depuis 20 ans, Périscope, né d’une union entre deux services tournaisiens, oeuvre à la mise en place d’actions de prévention et de promotion de la santé autour de la problématique des assuétudes. Leurs interventions sont multiples et s’adressent autant aux jeunes qu’aux adultes, en passant par les professionnels des secteurs éducatif et psycho-social.
de Alice Van Lierop, Florence Trost
2019, pp. 32-35
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
La prison de Lantin accueille dans ses murs deux projets distincts spécialisés dans le traitement des assuétudes. Le premier se nomme « Step By Step ». A l’origine, en 2011, il s’agissait d’un projet pilote fédéral financé par le SPF Justice pour une durée de cinq ans ; mais depuis 2017, le projet a redémarré sous l’impulsion de la Fédito wallonne et de la Wallonie. Il s’adresse à toute personne dépendante, incarcérée à la prison de Lantin, qui souhaite avoir accès aux services d’aide spécialisés (information, orientation, accompagnement, etc). Le second, lui, s’appelle « Macadam ». Ce projet pilote a été lancé fin 2017 par la Ministre fédérale de la Santé Publique dans trois prisons belges dont Lantin. L’objectif étant de développer un modèle de prise en charge des personnes présentant une problématique liées aux drogues.
de Ronald Clavie
2019, pp. 29-31
L’unité de soins Revivo, unité d’admission de psychiatrie générale du CNP Saint-Martin, propose des accompagnements en hospitalisations complètes (3 à 6 semaines) et, au terme de celles-ci, en hospitalisations de jour en fonction des besoins des usagers. Elle dispose de 25 lits dont 10 sont réservés aux problématiques d’assuétudes et aux comorbidités psychiatriques (double diagnostic). Si le service repose sur un fonctionnement classique pour une unité de psychiatrie générale, le projet AÏDA, pour Accompagnement Individualisé, Intégré et Différencié des Assuétudes, permet d’apporter une attention particulière aux pathologies duelles.
de Véronique Kessen, Catherine Colinet
2019, pp. 26-28
Le centre de postcure des Hautes Fagnes est un institut spécialisé dans la réadaptation psychosociale de personnes aux prises avec des problèmes de dépendance vis-à-vis de produits psychotropes légaux et illégaux (alcool, drogues, médicaments). Pour aider, dans le prolongement d’un sevrage préalable en centre de cure, des personnes à cesser leur consommation, à consolider leur abstinence, il s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire (éducateurs, assistants sociaux, psychologues et médecins). Mais aussi sur les patients eux-mêmes, les résidents, le principe de « communauté thérapeutique » étant au cœur de sa méthodologie
de Ledent Christine
2019, pp. 21-25
Transition est un centre de court séjour pour usagers de drogues (hébergement d’un mois pouvant être prolongé en fonction du projet des patients). Implanté à Gilly (Charleroi), il leur propose un sevrage physique et/ou la mise au point d’un traitement de substitution à la méthadone, tout en les aidant à définir une prise en charge thérapeutique ultérieure vers un service ambulatoire ou résidentiel. Il articule une approche communautaire, inspirée de la psychothérapie institutionnelle et un suivi psycho-médico-social individuel.
de Anne-Sophie Charneux, M. Frans
2019, pp. 17-20
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
L’ASBL Solaix a vu le jour, à Bastogne, en 2011 sous l’impulsion d’une assistante sociale, Anne-Sophie Charneux, ancienne travailleuse sociale du Centre Alfa à Liège et d’un médecin généraliste, le Docteur Lambinet, spécialiste en addictologie. Solaix est un centre de consultation et de suivi ambulatoire spécialisé dans la problématique des assuétudes. Cette ASBL s’adresse à toute personne présentant une problématique autour des addictions qu’elle soit dépendante elle-même ou qu’elle soit dans l’entourage proche d’une personne dépendante. Elle intervient également auprès de professionnels, à leur demande, pour les accompagner dans leurs réflexions et étoffer leur panel d’outils d’actions disponibles. Le service propose une double prise en charge (médicale et psycho-sociale) qui se veut cohérente, concertée et globale. Il est né pour répondre à une demande de nombreux intervenants sociaux (CPAS de Bastogne, Hôpital de Bertrix, etc.) qui déploraient l’absence d’un service intégré de prise en charge des dépendances dans la Province de Luxembourg.Phénix. Renaître de ses cendres grâce à la force du groupe
de Leonardo Di Bari, Youssef Chentouf, Benjamin Di Norscia, et al.
2019, pp. 14-16
L’asbl Phénix, soutenue par les communautés thérapeutiques Trempoline et De Sleutel, a été fondée en 1996 par les hôpitaux psychiatriques de Dave et de Manage. Phénix est une association spécialisée en assuétudes. Elle compte aujourd’hui différents services : le service Accueil, le service Salamandre (équipe mobile de rue), le Service Mesures Judiciaires Alternatives, le service Jeunes (pour des jeunes de 14 à 21 ans), le service Famille, le service Insertion (pré-insertion socioprofessionnelle) et le centre de jour en rééducation fonctionnelle Au sein de son centre de jour, Phénix soutient les personnes toxicomanes en se basant sur l’approche communautaire, l’entraide et l’expérimentation de l’abstinence. Tout en les accompagnant vers un projet de vie sans drogue, elle les aide à regagner le respect d’elles-mêmes, progresser en autonomie, retrouver leur place dans la société et s’épanouir sur les plans personnels, familiaux, sociaux et professionnels.
de Laurence Cleinge, CENTRE NADJA, Dominique Humblet, et al.
2019, pp. 10-13
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Lorsqu’une consommation problématique apparait chez un jeune, il est rare que celui-ci formule une demande d’aide. Ce sont dès lors les familles qui s’adressent au centre Nadja, parfois dans un contexte de crise. L’accompagnement de ces familles permet de restaurer la communication et d’amener des changements positifs dans le système familial. Cet article aborde quelques points-clés de cet accompagnement, lus dans une perspective systémique et appliquée aux problèmes de consommation.
de Paul Verbanck
2019, pp. 5-9
Les toxicomanies, et plus généralement les addictions, doivent être comprises selon un modèle bio-psycho-social intégrant diverses dimensions. Quels sont les différents déterminants mais aussi effets des comportements addictifs ? A quels facteurs, quels éléments, les professionnels mais aussi les proches doivent-ils être attentifs pour aider les personnes qui en souffrent à en sortir ?DAWA : une nouvelle plateforme sur les usages de drogues en Wallonie !
de Guilhem De Crombrugghe
Bruxelles : Prospective Jeunesse asbl, 2019, pp. 25-26
En ligne : prospective-jeunesse.be[...]
L'asbl DAWA (Drogues-Actions-Wallonie) rassemble différents services travaillant la question des usages de drogues sur le territoire wallon. Elle défend une approche transversale et progressiste en matière de prévention des assuétudes et de réduction des risques. Son but est d’œuvrer à la déstigmatisation des usagers de drogues, de travailler sur les représentations des professionnels du social-santé et du grand public, ainsi que de faire évoluer les politiques publiques relatives aux usagers et aux usages de drogues.Faut-il intégrer le genre dans nos pratiques ?
de Manoë Jacquet
Bruxelles : Prospective Jeunesse asbl, 2019, pp. 18-24
En ligne : prospective-jeunesse.be[...]
Le 04 décembre 2018, Prospective Jeunesse invitait les professionnel-le-s à penser les liens entre le public « jeunes », les questions de genre et les usages de drogues. Au cours de la matinée, plusieurs intervenant-e-s ont apporté différents éclairages sur ces questions, notamment des résultats et recommandations issues de la littérature et de recherches quantitatives et qualitatives. A la fin de cette matinée, Femmes et Santé a interviewé une quinzaine de participant-e-s afin de récolter leurs impressions. Cet article reprend plusieurs extraits de ces interviews et propose des pistes de réflexions pour poursuivre l’intégration de l’approche de genre dans le travail avec les jeunes et autour des problématiques liés à l’usage de drogues.PEAU POUR I. Entendu le 4 décembre à la Journée «Jeunes, genres et usages de drogues»
de Laurence Vielle
Bruxelles : Prospective Jeunesse asbl, 2019, pp. 14-17
En ligne : prospective-jeunesse.be[...]Comportements de santé à l’adolescence : quelles différences entre garçons et filles ?
de Damien Favresse
Bruxelles : Prospective Jeunesse asbl, 2019, pp. 11-13
En ligne : prospective-jeunesse.be[...]
Les usages de drogues sont étroitement liés aux comportements de santé. Mieux comprendre les premiers exige donc d'observer les deuxièmes. Damien Favresse nous guide parmi les résultats des enquêtes de comportements de santé auprès des jeunes.Quelles approches pour mieux prévenir les addictions auprès des publics féminins ?
de Carine Mutatayi
Bruxelles : Prospective Jeunesse asbl, 2019, pp. 8-10
En ligne : prospective-jeunesse.be[...]
Alors qu’en Belgique, les études traitant du genre et des drogues sont peu nombreuses, l’Observatoire français a publié différentes analyses sur la prévention genrée. Carine Mutatayi nous résume les principaux enseignements de ces travaux.Les « jeunes » et les « drogues » : la nécessaire approche relationnelle du genre
de Charlotte Pezeril
Bruxelles : Prospective Jeunesse asbl, 2019, pp. 4-7
En ligne : prospective-jeunesse.be[...]
Genre, usages de drogues, jeunesse, 3 concepts et 3 secteurs … peu habitués à se rencontrer. Nous avons dès lors demandé à Charlotte Pezeril, dont les travaux s’intéressent tantôt aux questions de genre, tantôt aux usages de drogues et prises de risques, de nous fournir un B.A-ba de l’approche possible entre les trois. Une demande ambitieuse, à laquelle elle répond avec finesse, parcourant l’histoire de la perception des drogues et questionnant les enquêtes différençiant filles et garçons.
de S. Vieira, F. Cheruel
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2019, pp. 114-119
Position du problème
De nombreux programmes internationaux visant la réduction du tabagisme chez les jeunes sont réalisés en milieu scolaire, permettant de suivre les interventions sur plusieurs années. Les approches prometteuses préconisent de mettre en place la prévention tabac durant toute la scolarité et sur le temps scolaire. Plusieurs études indiquent aussi qu’une initiation précoce aux substances psychoactives est un fort prédicteur de l’addiction à l’âge adulte. Ce constat nous a conduit à mettre en place en 2014 un programme éducatif expérimental (PEPITES) dès la 6e et jusqu’en 3e pour réduire l’expérimentation du tabac et le tabagisme ultérieur.
Méthode
Le programme repose sur une méthodologie d’essai randomisé en cluster comparant un groupe témoin et un groupe intervention (randomisés en deux groupes à partir de la 4e). Cet article décrit la population des élèves de 6e des six collèges Essonniens inclus dans cet essai. Il étudie la représentativité nationale de cette population d’étude, la comparabilité entre le groupe témoin (T) et le groupe intervention initial (I) et les variables liées à l’expérimentation tabagique.
Résultats
En 2014, la population incluse était, dans le domaine du tabagisme, représentative des collégiens de 6e en France avec 11,5 % d’expérimentateurs et 2,5 % de fumeurs réguliers. Les groupes témoin et intervention étaient comparables sauf pour quatre variables (parents et copains fumeurs, enfant unique, quartier). La connaissance des facteurs liés à l’expérimentation tabac permettra leur prise en compte dans l’analyse de l’essai.
Conclusion
Ainsi, grâce à la connaissance initiale de notre population d’étude, nous pouvons espérer démontrer l’efficacité et la transférabilité de notre programme éducatif en prévention tabac chez les collégiens.Lutte contre le VIH et les hépatites : notre vision de l’Europe de la santé (2019)
Paris (France) : Aides, 2019, 12 p.
En ligne : www.aides.org[...]
Les infections virales ne connaissent pas de frontières. Alors que l’épidémie de VIH reste très active et que l’hépatite C fait des ravages en Europe, il revient à l’Union Européenne d’impulser une riposte coordonnée et efficace sur toute la région, en impliquant les personnes concernées, la société civile, les soignants-es et les décideurs-es politiques. Avec ses partenaires de la Plateforme Europe de Coalition PLUS, AIDES appelle les futurs parlementaires européens à se mobiliser pour construire une Europe de la Santé, sans sida ni hépatites d’ici à 2030. La situation européenne reste très préoccupante : 160 000 personnes ont découvert leur séropositivité en 2017, dont 53% étaient à un stade avancée de l’infection. C’est en Europe centrale et orientale que la pandémie est la plus active et concentre à elle seule 80% des nouvelles infections. Plus ignorée encore, l’hépatite C, dont le virus attaque les cellules du foie, tue chaque année 112 500 personnes dans la région. Pourtant, des médicaments efficaces pour en guérir existent. Dans l’appel à l’action pour une Europe de la Santé #Eur4health, publié aujourd’hui dans 4 langues et signée par 47 ONG et acteurs de la société civile, nous appelons les futurs-es parlementaires européens-es et l’ensemble des institutions de l’Union européenne à : Augmenter l’aide européenne au développement à travers une contribution renforcée au Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et à travers la mise en place et l’affectation à la santé d’une taxe sur les transactions financières ; Mettre en place une politique migratoire respectueuse des personnes et de leur santé, mettant fin aux morts, violences et contaminations au sein de l’Union Européenne et à ses portes, et protégeant de l’expulsion les personne séropositives et les réfugié-e-s LGBT ; Appliquer une politique des drogues respectueuse de la santé et des droits des personnes consommatrices en mettant fin à la répression et criminalisation des usager-e-s de drogues ;Etablir une fixation transparente et juste des prix des médicaments pour que toute personne en Europe, quel que soit son pays de résidence ou d’origine, puisse avoir accès aux médicaments sans discrimination liée à ses moyens financiers. Sur cette base et avec les organisations françaises signataires (Actions Traitements, Sidaction et la Fédération Addiction), AIDES rencontrera dans les prochaines semaines les candidat-e-s des différentes listes aux élections européennes pour leur demander des engagements forts.
BROCHURE-EUROPE_SANTE_2019_VF-3.pdfAdobe Acrobat PDFLe tabagisme chez nos adolescents namurois, présentation des résultats du projet SILNE
de Margaux Ladrière, François Desseille
Bruxelles : Education Santé, 2019, pp.3- 6
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Fatal pour un consommateur sur deux, le tabac est la première cause de mortalité évitable en Belgique. Néanmoins, il continue de compter chaque jour de nouveaux adeptes parmi les adolescents. Ces derniers tendent à multiplier l’expérimentation de comportements à risque pour la santé, et finissent trop souvent par s’y installer durablement. De nombreux instruments réglementaires ont donc été mis en place au cours des dernières décennies pour prévenir le tabagisme chez les adolescents. Véritables outils de protection et de promotion de la santé, ces réglementations sont pourtant encore perçues comme des modes de répression et peinent à être implémentées efficacement. Jamais évaluée, la mise en œuvre de ces interdictions mérite cependant toute l’attention des autorités publiques. Une conviction qui est au cœur du projet de recherche européen SILNE
de Clémentine Stévenot, Michaël Hogge
Bruxelles : Eurotox asbl, 2019, 196 p.
En ligne : eurotox.org[...]
Ce documents offre un état des lieux détaillé de la situation socio-législative et épidémiologique relative à l’usage de substances psychoactives légales et illégales. Il débute par une mise en contexte politique et légale de l’usage de drogues au plan international et fédéral, complétée par une contextualisation régionale.
Compte tenu des mécanismes de stigmatisation et du cadre légal actuel de l’usage de drogues illégales, un chapitre est consacré au lien entre les inégalités sociales de santé et l’usage de drogue, adjoint d’un focus sur les inégalités basées sur le genre.
L’état des lieux de la consommation est constitué par grande catégorie de produit (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, autres drogues illégales). Une section spécifique est également consacrée à la polyconsommation et une autre aux principaux comportements de consommation sans produits (cette édition se penche sur l’usage d’Internet et des réseaux sociaux, des jeux vidéo et des jeux de hasard et d’argent). Pour chaque catégorie, le cadre législatif, la disponibilité et l’usage au sein de la population sont détaillés.
Les différentes conséquences sanitaires et sociales liées à l’usage de substances psychoactives sont abordée à travers les données relatives aux infractions pénales, aux intoxications, aux demandes de traitement pour un usage problématique, aux prises en charge dans les services de psychiatrie, aux infections au VIH et hépatites B et C, à la mortalité et au coût social.
Deux focus thématiques sont dédiés à deux sujets d’actualité, à savoir la santé des personnes détenues et le chemsex.
Eurotox-TB-2018-Bruxelles_4tma.pdfAdobe Acrobat PDFTableau de bord de l'usage de drogues et ses conséquences socio-sanitaires en Wallonie (2019)
de Clémentine Stévenot, Michaël Hogge
Bruxelles : Eurotox asbl, 2019, 195 p.
En ligne : eurotox.org[...]
Ce documents offre un état des lieux détaillé de la situation socio-législative et épidémiologique relative à l’usage de substances psychoactives légales et illégales. Il débute par une mise en contexte politique et légale de l’usage de drogues au plan international et fédéral, complétée par une contextualisation régionale.
Compte tenu des mécanismes de stigmatisation et du cadre légal actuel de l’usage de drogues illégales, un chapitre est consacré au lien entre les inégalités sociales de santé et l’usage de drogue, adjoint d’un focus sur les inégalités basées sur le genre.
L’état des lieux de la consommation est constitué par grande catégorie de produit (alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, autres drogues illégales). Une section spécifique est également consacrée à la polyconsommation et une autre aux principaux comportements de consommation sans produits (cette édition se penche sur l’usage d’Internet et des réseaux sociaux, des jeux vidéo et des jeux de hasard et d’argent). Pour chaque catégorie, le cadre législatif, la disponibilité et l’usage au sein de la population sont détaillés.
Les différentes conséquences sanitaires et sociales liées à l’usage de substances psychoactives sont abordée à travers les données relatives aux infractions pénales, aux intoxications, aux demandes de traitement pour un usage problématique, aux prises en charge dans les services de psychiatrie, aux infections au VIH et hépatites B et C, à la mortalité et au coût social.
Deux focus thématiques sont dédiés à deux sujets d’actualité, à savoir la santé des personnes détenues et le chemsex.
Eurotox-TB-2018-Wallonie_4tma.pdfAdobe Acrobat PDFBaromètre cancer 2015 tabac et cancer (2019)
de Anne Pasquereau, Raphaël Andler
France : Santé Publique France (SPF), 2019, 10 p.
Santé publique France publie ses baromètres 2016 et 2017 sur la perception du paquet de cigarettes par les fumeurs avant et après la mise en place du paquet neutre. Les résultats confirment que le paquet de tabac neutre est moins attractif pour l’ensemble des fumeurs. Recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 2008, le conditionnement neutre1 des produits du tabac a été rendu obligatoire en France pour les paquets mis en vente à partir du 1er janvier 2017. Cette mesure a été accompagnée d’un agrandissement des avertissements sanitaires.
Voici quelques-uns des enseignements les plus importants de l’étude :
La part de fumeurs qui déclarent que l’aspect de leur paquet de cigarettes leur plaît a été divisée par trois en 2017 (16 %) par rapport à 2016 (53 %) ;
les fumeurs qui sont gênés de sortir leur paquet à la vue de tous à cause de son aspect sont deux fois plus nombreux en 2017 (12 %) qu’en 2016 (6 %) ;
l’appréciation du paquet a particulièrement diminué chez les 18-24 ans.
1872.pdfAdobe Acrobat PDFReprésentations sociales de l’alcool au sein de la Marine nationale
de Clémence Casanova, Franck Berger
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2019, pp. 601-610
Introduction : Le mésusage de l’alcool a des répercussions nocives sur la sphère sociale et sanitaire d’une population. Les militaires français doivent être particulièrement vigilants face à l’alcool, en raison des spécificités de leur métier lié notamment au maniement des armes. Cette étude vise à explorer les représentations sociales de l’alcool au sein de la Marine nationale, afin de définir des axes prioritaires de prévention de ses mésusages d’alcool dans un environnement militaire.
Méthodes : Une étude exploratoire de nature principalement qualitative, par entretiens semi-directifs, a été menée dans le Sud de la France à la fin de l’année 2015. Les données ont été analysées via une analyse catégorielle manuelle et une analyse textuelle (logiciel IRaMuTeQ).
Résultats : Soixante-deux militaires de la Marine nationale ont été interrogés, dont 30 marins et 32 marins-pompiers. L’analyse des résultats indique que la motivation à consommer de l’alcool provient davantage de l’influence sociale (motivations extrinsèques) que du plaisir provoqué par les effets de l’alcool. Pour les marins, si le sentiment d’appartenance à la Marine est renforcé par des habitudes de consommation à caractère fortement cohésif, la consommation d’alcool en revanche est perçue plutôt négativement par les marins-pompiers, pouvant être causée par une dévalorisation de leur image professionnelle vis-à-vis de la population civile.
Conclusion : L’identification des représentations sociales de l’alcool permet de mieux appréhender les comportements d’alcoolisation à risque d’une population de militaires français, notamment en se focalisant sur le contenu et l’organisation des discours concernant l’alcool. Suite à cette étude, une enquête quantitative est en cours d’élaboration auprès de militaires de la Marine nationale afin de clarifier certaines pistes exploratoires identifiées dans ce travail.
de Olivier Phan
Saint-Denis (France) : Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), 2019, pp. 42-43
Les professionnels de la consultation jeunes consommateurs (CJC) Pierre Nicole à Paris prennent en charge les adolescents et les jeunes (11 20 ans) concernés par une addiction au cannabis, à l’alcool ou aux jeux vidéo. Ils épaulent les jeunes dans un travail sur l’estime de soi, la gestion de ses émotions et le développement de ses capacités d’empathie. La modalité de prise en charge peut être individuelle ou familiale. La thérapie familiale est privilégiée quand elle est possible, car la famille est un élément essentielConsultations jeunes consommateurs : bilan après dix ans d’activité
de Ivana Obradovic
Saint-Denis (France) : Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), 2019, pp. 39-41
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Dispositif unique en Europe, lancé en 2005, les 540 consultations jeunes consommateurs présentes en métropole et dans les départements d’outre mer informent, conseillent, prennent en charge et orientent les 15 25 ans qui ont des problèmes de consommation de substances psychoactives (cannabis, alcool, tabac, cocaïne et autres produits) ou d’addiction sans produit (jeux vidéo et d’argent, Internet, pratiques d’écrans). Si plus du tiers des jeunes consultent parce qu’ils y sont contraints par orientation judiciaire, de plus en plus de jeunes sont orientés par leur milieu scolaire. La précarité socio économique de ce public s’est nettement accentuée au fil des années.
