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Résumé :
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On observe depuis quelques années une augmentation considérable des actes de violence, des comportements agressifs à l'égard des membres du personnel dans les services des urgences et de psychiatrie des hôpitaux généraux et dans les hôpitaux psychiatriques. L'explosion de ces problèmes de violence et d'agressivité sont caractéristiques des grandes villes occidentales.|D'autre part, face à l'augmentation des urgences et des cas psychiatriques graves, les réponses institutionnelles ont été souvent trop frileuses, sans adaptation du staff médical et infirmier, sans prise en compte de la spécificité de ces problèmes et sans développer des structures ambulatoires susceptibles d'être des altrenatives à l'hospitalisation.|Les conséquences de ces actes de violence et d'agressivité sur les équipes de soins sont extrêmement importantes. Elles provoquent des réactions médicales et psychologiques graves, des réactions de burn-out et une modifications des attitudes thérapeutiques à l'égard des patients, une altération du fonctionnement de l'équipe et, dans certains cas plus graves, de véritable syndromes de stress post-traumatiques.|Faces à l'aggravation de cette situation, les structures hospitalières doivent réagir en mettant en place des modules d'entraînement et de formation pour le personnel pour affronter l'aggressivité et la violence, en imposant un mécanisme de rapport systématique des incidents violents, en exigeant une évaluation, dans chaque service, de la sécurité, des moyens de sauvetage pour le personnel et en développant systématiquement des plans de sécurité pour protéger le personnel mais aussi les patients vis-à-vis des comportements violents.
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