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Résumé :
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Le 16juin 2011, la Chambre des représentants a voté en période d'affaires courantes un projet de loi visant à incriminer l'abus de la situation de faiblesse des personnes. Attendue depuis près de quinze ans par les personnes luttant contre les groupements communément qualifiés de «sectes», cette nouvelle incrimination paraît a priori louable au regard de sa volonté de protéger non seulement les victimes de certaines pratiques sectaires, mais également, plus largement, toutes les personnes vulnérables. Toutefois, à y regarder de plus près, sa formulation soulève quelques interrogations dans la mesure où celle-ci semble malmener le principe général de légalité ainsi que les possibilités de son opérationnalisation, deux contingences que nous proposons de problématiser dans la présente contribution.
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