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Résumé :
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D'une manière générale, la consommation de boissons alcoolisées pose des questions sensibles nécessitant de concilier des intérêts multiples, parfois antagonistes. Face aux libertés individuelles du consommateur (droit au respect de la vie privée et à la maîtrise du corps) et des alcooliers (liberté du commerce et liberté d'expression au travers de campagnes publicitaires), l'État se doit de défendre des intérêts collectifs tels que la protection de la santé, la prévention de l'alcoolisme, la sécurité routière et le respect de l'ordre. La difficulté s'accroît si on envisage le cas particulier des mineurs. En effet, la consommation d'alcool avant l'âge de 18 ans pose question : risque d'une consommation problématique à l'âge adulte, effets néfastes sur la santé notamment sur le développement cérébral, mortalité liée à l'alcool (proportionnellement élevée chez les jeunes entre 15 et 19 ans) Les mineurs, vulnérables, méritent donc une protection renforcée par rapport aux majeurs. Cette protection s'impose d'autant plus que les alcooliers tentent de conquérir le marché des jeunes consommateurs, d'une part, avec des techniques de marketing modernes et parfois occultes, d'autre part, avec de nouvelles boissons alcoolisées. [...] [Extrait de l'introduction].
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