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Résumé :
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Reconnaître l’art comme discipline associée à la pédopsychiatrie alors même que le propos ne concerne pas l’art-thérapie, nécessite un exercice intellectuel particulier. Il s’agit en effet d’intégrer l’esthétique dans une interdisciplinarité à construire que notre époque appelle certes de ses vœux mais qui risque toujours de se voir menacée par l’arbitraire des juxtapositions. Comment l’esthétique peut-elle donc participer utilement, c’est-à-dire avec des perspectives aussi bien concrètes que théoriques, à la réflexion de pédopsychiatres sur la crise actuelle de la transmission qui déroute actuellement bien des esprits et cause bien des souffrances psychiques ? En examinant, à travers le prisme de l’art, le passage de sociétés fondées sur l’éthique de la transmission – avec son corrélat inévitable de tensions entre fidélité et trahison – à des sociétés fondées sur la communication et le projet, je m’efforcerai de ne pas perdre cette exigence de vue. [extrait de l’introduction]
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