Vaccination
de Carlina Di Russo, Kathleen Stansberry
Californie : SAGE publications, 2021, 13 p.
En ligne : doi.org[...]
"In this study, the constructive communication process of anti-vaccination advocates is explored to provide insight into the challenges of communicating with an engaged, educated public that is distrustful of mainstream medical and governmental organizations. Using the circuit of culture as a theoretical and methodological model, this article examines how anti-vaccination advocates use social media to construct and reinforce a belief system that counters dominate understandings of health. Findings show that, through online communication, anti-vaccination advocates create shared cultural constructs embracing the identity of health information crusader, critic, and expert. This community consumes, produces, and distributes information that reframes mainstream health information and reinforces shared values. The purposes of this study are to better understand the culture of anti-vaccination advocates, identify communication barriers, and offer practical implications for health care professionals."Je sensibilise, tu sensibilises, nous sensibilisons…
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2021
"Wendy Gioia et Elodie Koch, infirmières dans l’équipe mobile vaccination de l’ONE, se font les porte-parole de leurs collègues pour partager des solutions et des outils destinés à répondre aux questions des jeunes."Les pistes du Pr Luminet pour parler vaccination
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2021
"On a bien peu écouté les jeunes lorsqu’ils réclamaient de la solidarité pour sauver la planète. Puis, au début de la crise sanitaire, on leur a imposé une série de lourdes mesures afin de protéger les plus vulnérables. A présent, on leur demande de la jouer « collectif » et de se faire vacciner… Le Pr Olivier Luminet (professeur en psychologie de la santé à l’UCLouvain, membre du groupe d’experts « Psychologie et corona ») indique comment renouer le dialogue."Covid-19, inégalités sociales de santé, « passe sanitaire » (2021)
de Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Rhône-Alpes
Saint-Denis (France) : Fédération nationale d'Education et de Promotion de la santé (FNES), 2021
En ligne : www.fnes.fr[...]
L'article prend une position critique face à la politique de vaccination contre le COVID 19 mise en oeuvre en France lors de la pandémie, notamment sur la question du pass sanitaire et du manque de recours aux outils de "démocratie sanitaire."Étude sur la couverture vaccinale des enfants québécois âgés de 1 an, 2 ans et 7 ans en 2019 (2021)
de Marilou Kiely
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2021, 217 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Cette 7e étude de la couverture vaccinale chez les enfants québécois âgés de 1 an et 2 ans inclus pour la première fois une cohorte d’enfants âgés de 7 ans. Elle vise à estimer la couverture vaccinale de base des enfants québécois, examiner les croyances vaccinales des parents et les déterminants du statut vaccinal incomplet de leur enfant et examiner l’impact de certains facteurs sociodémographiques sur la couverture vaccinale.Vaccination, Covid-19 et promotion de la santé (2021)
Bruxelles (Belgique) : Cultures&Santé, 2021, 20 p.
En ligne : www.cultures-sante.be[...]
Après des mois de gestes barrières, de recommandations et restrictions mouvantes, dans l’attente d’une réponse médicale qui puisse contrer le virus, des vaccins voient le jour. La production de ceux-ci, réalisée dans un laps de temps inédit, s’apparente dans les faits à une prouesse scientifique. Face à cette crise sanitaire mondiale, se présente et s’impose alors un ambitieux objectif : celui de la vaccination collective.
Avec ce dossier thématique, Cultures&Santé propose, sous le prisme de la promotion de la santé, des inégalités sociales et de la littératie en santé, une sélection de ressources relatives aux vaccins et à la vaccination, dans une approche « générale » ou en lien avec la situation socio-sanitaire.
Sont compilés dans cette sélection des ressources bibliographiques, des sites et des outils pédagogiques, qui entendent favoriser la réflexion et l’action face au contexte socio-sanitaire actuel.
La soixantaine de références est agencée en 6 parties :
Les premières apportent des informations sur le vaccin et la vaccination, avec un focus Covid-19 et une attention à l’accessibilité des informations (Partie 1 à 3).
Les suivantes mettent en avant les inégalités et les enjeux de société soulevés par la situation socio-sanitaire et la vaccination (Partie 4).
Les dernières références, en écho avec la littératie en santé, posent la question de l'évaluation des informations et de la prise de décision (Partie 5 et 6).
Une sélection de sites ressources vient clôturer cet espace thématique.L’hésitation vaccinale : menace ou opportunité ?
de Ségolène Malengreaux, Hélène Lambert
Bruxelles : Education Santé, 2021, pp. 3-6
En ligne : educationsante.be[...]
Dans le contexte de pandémie que nous traversons, le Service Universitaire de Promotion de la Santé UCLouvain/IRSS-RESO s’est penché sur la vaccination contre la Covid-19, au centre de toutes les attentions à l’heure actuelle. Comment appréhender l’hésitation vaccinale dans une perspective de promotion de la santé ? Éclairage sur le concept de « littératie vaccinale ».
de Ségolène Malengreaux, Hélène Lambert
Woluwe-Saint-Lambert : Service Universitaire de Promotion de la Santé (RESO), 2021, 26 p.
En ligne : uclouvain.be[...]
Le vaccin contre la Covid-19 représente à l’heure actuelle la solution pour sortir de cette crise sanitaire. Pour que personne ne soit laissé de côté et que la couverture vaccinale soit suffisante, un accès équitable au vaccin doit être garanti. Quels sont les grands principes d’action pour une stratégie de vaccination équitable et qui soit perçue comme telle par la population ? Comment s’explique l’hésitation vaccinale et comment y faire face ? Quels sont les groupes sociaux les plus sujets à l’hésitation vaccinale ? Comment sensibiliser des publics vulnérables ou difficilement atteignables ? Comment soutenir les professionnels relais à la mise en place de la stratégie locale de vaccination ? Que nous apprennent les campagnes de vaccination antérieures ? Guidé par ces questions et d’autres, l’UCLouvain/IRSS-RESO propose un état des lieux de la littérature scientifique et grise pour soutenir les décideurs à faire des choix stratégiques basés sur les connaissances actuelles.
Tous égaux face aux vaccins contre la Covid-19 ? : État des lieux de la littérature scientifique et griseAdobe Acrobat PDFVaccination contre la Covid-19 : de la pratique à l’éthique, toute l’info pour s’y retrouver (2021)
Bruxelles : Fédération des Maisons Médicales et des Collectifs de santé francophones-Fmmcsf, 2021
En ligne : www.maisonmedicale.org[...]
La Fédération des maisons médicales a collecté une série de ressources utiles et classées par source pour cerner l’essentiel des questions pratiques et éthiques autour de ce sujet complexe de santé publique. Cette page est complétée et mise à jour en fonction des actualités (webinaires, infos scientifiques, etc.) du secteur.La vaccination : comprendre et échanger (2021)
Clermont-Ferrand (France) : Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Auvergne-Rhône-Alpes, 2021
En ligne : ireps-ara.org[...]
Dans le contexte de la vaccination contre la Covid-19, l'IREPS Auvergne-Rhône-Alpes propose une sélection documentaire pour vous informer et vous outiller. Ce dossier rassemble l'essentiel des informations pour comprendre la campagne de vaccination contre la Covid-19, mais aussi des ressources pour échanger et faire un pas de côté par rapport au contexte pandémique. Vous trouverez également des pistes d'actions pour intervenir auprès des publics.
Metz : Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Grand Est, 2021, 17 p.
En ligne : www.ireps-grandest.fr[...]
A la demande de l'ARS Grand Est et de sa cellule "Vaccination Covid", l'Ireps Grand Est propose des pistes d'action pour atteindre les populations éloignées du système de santé, ayant plus de 75 ans ou 50 à 64 avec comorbidités, et vivant à domicile.
A partir d'une analyse de la littérature scientifique, l'Ireps Grand Est identifie les différents freins à la vaccination chez les personnes les plus éloignées du système de santé, autour de l'offre de vaccination, de ses acteurs, de l'environnement social et des comportements des personnes. Elle propose ensuite pour chacun d'eux des leviers, permettant de renforcer :
-la visibilité et la lisibilité de l'offre de vaccination Covid-19 en Grand Est,
-l'accessibilité géographique, physique, matérielle ou encore socio-culturelle à cette offre,
-les connaissances et compétences des acteurs sur la vaccination,
-la coordination entre les vaccinateurs et personnes relais,
-les connaissances du public sur l'intérêt de la vaccination.Lu pour vous: L’hésitation vaccinale : un état des lieux (2021)
de Hélène Lambert, Bénédicte Scheen
Woluwe-Saint-Lambert : Service Universitaire de Promotion de la Santé (RESO), 2021, 5 p.
En ligne : uclouvain.be[...]
La tendance croissante à l’hésitation vaccinale pourrait constituer une véritable barrière à la mise en place de politiques de vaccination dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Selon une étude menée par Sciensano en décembre 2020, 26% de la population belge hésiteraient à se faire vacciner et 15% n’en auraient pas l’intention. Pourtant, le succès des programmes de vaccination dépend étroitement d’un taux de couverture vaccinale élevé permettant de garantir l’immunité collective. Les auteurs de l’article présenté ici mettent en lumière certains facteurs influençant le phénomène de l’hésitation à l’égard de la vaccination, que ce soit au niveau des politiques publiques, des médias, des professionnels de la santé et des individus. A chacun de ces niveaux, des actions peuvent être entreprises par les autorités politiques et les professionnels de la santé afin de réduire les obstacles à la vaccination et augmenter son acceptation.

L’hésitation vaccinale : un état des lieuxAdobe Acrobat PDFCovid-19 : Discutons vaccination (Guide d'animation) (2021)
Bruxelles (Belgique) : Cultures&Santé, 2021, 53 p.
En ligne : www.cultures-sante.be[...]
Ce guide d’animation répond à un besoin d’expression et d’information sur la vaccination contre la Covid-19 et les enjeux de santé et de société qu’elle soulève. Il apporte des repères pédagogiques et propose des pistes d'animation à mener en collectif ou en individuel. Comment fonctionne un vaccin ? Pourquoi se faire vacciner contre la Covid-19 ? Suis-je obligé·e de me faire vacciner ? Puis-je choisir mon vaccin ? Comment ça se passe concrètement ? Quels sont les risques ? Est-ce que je pourrai reprendre un vie « normale » une fois vacciné·e ? Quels enjeux de société soulève la vaccination ? Ce guide offre des repères pédagogiques pour mener en petits groupes, en entretien individuel ou en équipe, une discussion et une réflexion sur le vaccin contre la Covid-19, à informer de manière claire et adaptée, à outiller l’esprit critique. Des ressources complémentaires sont également proposées pour soutenir l'animateur·rice dans son intervention.
Le guide est composé de pistes d’animation qui permettent :
- d’explorer le mécanisme de la vaccination, puis les spécificités de la vaccination contre la Covid-19,
- de questionner les représentations, freins et leviers liés à la vaccination,
- d’ouvrir la discussion sur les enjeux de société en lien avec la vaccination,
- de discuter avec le groupe sur l’animation vécue : ce qui les a marqué, ce que cela leur a apporté, ce qu’ils vont mettre en place (piste évaluative).
Deux pistes complémentaires permettent d’aborder la question de l’information, à l’heure de la mise en oeuvre de la campagne de vaccination. Des visuels ont été créés pour soutenir certaines pistes d'animation, pour soutenir la discussion sur la vaccination et sur les enjeux de société qu'elle soulève. Cette publication a été réalisée en collaboration avec l'asbl Question Santé.La vaccination (Focus sur la COVID-19) (2021)
Woluwe-Saint-Lambert : Service Universitaire de Promotion de la Santé (RESO), 2021, 54 p.
En ligne : uclouvain.be[...]
Au moment où les campagnes de vaccination contre la Covid-19 s’intensifient, le RESO a voulu mettre en lumière et tenter d’apporter quelques éléments de réponse aux nombreux questionnements qui entourent ce sujet pour la pratique de la promotion de la santé. Il est important de noter que cette sélection de ressources ne prétend pas à l’exhaustivité de son contenu, qui pourra être complété ou spécifié en fonction de l’évolution de l’actualité et des nouvelles publications. Par ailleurs, elle est réalisée avec le regard de professionnels œuvrant dans le secteur de la promotion de la santé pour fournir des repères aux acteurs impliqués dans le développement d’actions de communication sur le terrain autour de la vaccination. Cette sélection met en avant différents constats en matière de vaccination en portant une attention particulière à son application au contexte pandémique actuel. Elle présente des articles, plaidoyers et dossiers sur cette thématique,
La vaccination (Focus sur la COVID-19)Adobe Acrobat PDFVaccination anti-covid : la veille de la Fnes (2021)
Saint-Denis (France) : Fédération nationale d'Education et de Promotion de la santé (FNES), 2021
En ligne : www.fnes.fr[...]
La Fédération nationale d’éducation et de promotion de la santé (Fnes) édite une lettre de veille sur les productions (outils, supports…) liées à la vaccination contre la Covid-19. Cette lettre a été réalisée dans le cadre d’une collaboration active entre plusieurs structures du réseau de la Fnes : l’Ireps Bourgogne Franche-Comté, Promotion Santé Normandie et le CoDES de Vaucluse. Elle sera utile à toutes les structures mobilisées sur ce sujetVaccination COVID-19 - Repère pour votre pratique (France) (2021)
France : Santé Publique France (SPF), 2021, 4 p.
En ligne : www.santepubliquefrance.fr[...]
Outil d'information destiné aux professionnels de santé sur la vaccination du Covid-19 à date du mois de février 2021
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2020, 11 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Le vaccin contre la COVID-19 est maintenant disponible au Québec. Les informations disponibles actuellement indiquent que les personnes vaccinées sont susceptibles, dans une proportion significative, de présenter différents symptômes suite à la vaccination. Considérant que ces symptômes peuvent ressembler à ceux compatibles avec la COVID-19, des recommandations sur la prise en charge des usagers et des travailleurs de la santé ayant des symptômes post vaccination sont nécessaires. Ce document a comme objectif de baliser la gestion, en milieux de soins, des usagers et des travailleurs de la santé qui présentent des symptômes suite à la réception du vaccin contre la COVID-19. Des algorithmes ont été élaborés pour guider la prise de décision dans ces situations. La prise en charge d’un usager qui développe des symptômes post vaccination pour la COVID-19 est différente de celle pour un travailleur de la santé. L’impact d’instaurer des précautions additionnelles pour un usager est moindre que celui du retrait d’un travailleur de la santé. Il faut entre autres considérer la possibilité que le retrait simultané de plusieurs travailleurs de la santé puisse entraîner des bris de service. Ces recommandations sont formulées à la lumière des données scientifiques disponibles à ce jour sur le vaccin actuellement utilisé contre la COVID-19 et ses effets secondaires et seront ajustées selon les nouvelles connaissances à venir.Influence of information sources on vaccine hesitancy and practices (2020)
de Jalal Charron, Arnaud Gautier
2020, pp. 727-733
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Introduction
Many factors influence vaccination practices and attitudes. This study aimed to identify vaccine information sources used by parents of children aged 1–15 years to get a better understanding of the relation between vaccine information sources, practices for two vaccines (MMR, HBV), vaccine acceptance, and vaccine hesitancy.
Methods
A total of 3938 parents, drawn by random sampling, were interviewed by telephone as part of the “2016 health barometer” survey. Vaccine information sources were described and analyzed according to socio-demographic variables. Multivariate logistic regression models were then built to explain vaccine information sources usage, vaccination practices and attitudes.
Results
Healthcare professionals (HCP), the Internet, and relatives were the three main vaccine information sources. Vaccination practices and acceptance were better when parents were getting information from HCPs compared with parents getting information from the Internet or relatives. Besides, getting information from the three different types of sources was associated with the highest rate of vaccine hesitancy: 70.9% (OR = 4.6; P
Conclusion
Those results suggest an interest in providing quality information about vaccination on the Internet. The primary role of HCPs in vaccination decision is once again demonstrated.Comprendre la méfiance vis-à-vis des vaccins : des biais de perception aux controverses (2020)
de Jeremy K Ward, Patrick Peretti-Watel
2020, pp. 243-273
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
En France comme ailleurs, les autorités de santé sont aujourd’hui confrontées à une défiance inédite des populations à l’égard de la vaccination. Pour appréhender ce phénomène, les chercheurs et les experts de santé publique ont encore largement recours à l’approche traditionnelle du Public Understanding of Science (pus). Cette approche défend un modèle déficitaire qui souligne les lacunes des profanes, qui seraient insuffisamment éduqués ; elle souligne aussi les multiples biais cognitifs qui affecteraient leurs perceptions ; enfin, elle diagnostique la montée d’un mouvement antiscience. Cet article dresse un état des lieux des connaissances relatives aux attitudes vis-à-vis des vaccins disponibles en France, en saisissant ce cas pour mettre la pus à l’épreuve. Il montre que la limite principale de cette approche réside dans son incapacité à intégrer la dimension sociale et culturelle de la cognition. Il esquisse, enfin, un modèle alternatif au pus qui place en son cœur la dimension culturelle de toute cognition et permet d’articuler les attitudes des individus avec l’émergence des controverses et les structures sociales.Vaccine hesitancy An overview (2013)
de Ève Dubé, Caroline Laberge
2013, pp. 1763-1773
En ligne : www.tandfonline.com[...]
Despite being recognized as one of the most successful public health measures, vaccination is perceived as unsafe and unnecessary by a growing number of individuals. Lack of confidence in vaccines is now considered a threat to the success of vaccination programs. Vaccine hesitancy is believed to be responsible for decreasing vaccine coverage and an increasing risk of vaccine-preventable disease outbreaks and epidemics. This review provides an overview of the phenomenon of vaccine hesitancy. First, we will characterize vaccine hesitancy and suggest the possible causes of the apparent increase in vaccine hesitancy in the developed world. Then we will look at determinants of individual decision-making about vaccination.n° 78 - Novembre 2020 - Les enfants, la maladie... et nous (Bulletin de e-Journal PSE)
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2020
En ligne : questionsante.org[...]
Ce numéro est composé de :
DOSSIER Depuis des mois, les jeunes baignent dans une atmosphère où la maladie (et parfois la mort) s'est imposée. Que ressentent-ils dans une telle situation? Comment les accompagner et les aider à poursuivre leur vie d'enfant? Une pédopsychiatre, un psychologue et une professeure enseignant dans un hôpital témoignent et font le point.
VACCINATION Il y avait un site de référence, voici une brochure complète. Objectif : toucher un public plus vaste encore pour entamer le dialogue.
EN BREF Un avis sur le masque à la maison.
PIPSA L'outil : la Covid, une opportunité pour parler de la maladie et de la mort à l'école.
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2020
En ligne : questionsante.org[...]
Ce numéro est comoosé de
DOSSIER Reprendre ses activités, retrouver les élèves après le covid et son confinement, cela implique une vigilance accrue des professionnels en charge de la PSE sur certains points. Et il ne s'agit pas uniquement d'hygiène et de prévention...
VACCINATION La récente enquête sur les taux de couverture vaccinale dTpa en Fédération Wallonie-Bruxelles donne des résultats encourageants. Ce qui n'exclut pas de progresser encore...
BIEN-ETRE Le projet global Bienveillance à l'école (BALE) propose de former tous les enseignants francophones à un dispositif concret destiné à améliorer le climat scolaire.
EN BREF L'avis du CSS sur l'abus des jeux vidéos.
PIPSA Une opportunité pour parler du covid à l'école.Une question sur la vaccination ? (2020)
Bruxelles : Office de la naissance et de l'enfance (ONE), 2020, 28 p.
En ligne : www.vaccination-info.be[...]
La vaccination, « tout le monde connaît ». Enfin, la plupart d’entre nous connaissons l’idée de base. La vaccination, c’est l’acte qui permet de se protéger contre une maladie que l’on pourrait attraper. Cependant, et aujourd’hui encore plus qu’avant, nous sommes confrontés à un flot d’informations la concernant. Parfois floues, elles nous mettent en difficulté pour comprendre plus en profondeur le fonctionnement de la vaccination. Parfois contradictoires, face à elles, nous pouvons nous sentir perdus pour discerner les informations fiables des informations farfelues. Conscients du besoin pour le public d’avoir accès à une information accessible, rigoureuse et scientifiquement validée, les gestionnaires du Programme de vaccination de la Fédération Wallonie- Bruxelles ont réalisé une brochure pour répondre en quelques pages aux questions les plus souvent posées sur la vaccinationCapsule santé. La vaccination (2020)
Val de Loire (France) : FRAPS Centre, 2020, 73 p.
En ligne : frapscentre.org[...]
La vaccination permet de protéger chacun de nous contre différents microbes (virus et bactéries) à l’origine de maladies infectieuses. Cependant le décalage entre la perception de la vaccination par ceux qui la pratiquent et celle de la population générale a été souligné à maintes reprises.Une éducation à la vaccination dès l’âge scolaire, sous forme participative, d’expérimentations et d’apport de connaissances permettra aux enfants de comprendre l’intérêt et l’importance de la vaccination. De même elle sera un moyen de lutter contre la désinformation, circulant dans les médias par exemple, en encourageant l’esprit critique face aux différents messages émis par des groupes aux intentions diverses.Des séances ludiques permettront de faire reculer le rejet de la vaccination lié à la peur des piqûres ou au refus de se soumettre à l’autorité. De même une approche du fonctionnement des vaccins dans l’organisme, de leur histoire et de leur mode de fabrication permettra de dissiper une partie des fantasmes circulants dans l’opinion publique.Les différentes activités proposées par CAPSule ont pour objectif de permettre aux enfants de 7 à 12 ans de développer leurs compétences psychosociales et ainsi de mieux gérer leur rapport à la santé, leurs émotions, d’éveiller leur esprit critique…Les fiches d’activités de CAPSule – Vaccination sont téléchargeables ci-dessous et permettent de mettre en place une démarche éducative de santé auprès des jeunes de 7 à 12 ans basée sur les recommandations de prévention.
Elles sont divisées en 3 chapitres, permettant de travailler les différentes CPS :
C’est quoi un vaccin ?
Fiche 1 : Dessine moi la vaccination
Fiche 2 : La vaccination ça me fait penser à
Fiche 3 : Ce que fait le vaccin dans mon corps
Fiche 4 : La place de la vaccination dans notre histoire
Les vaccins et moi
Fiche 5 : Piqûre pas de stress
Fiche 6 : La vaccination en 10 étapes
Fiche 7 : Connaître les bons gestes pour se protéger des virus
Les vaccins, moi et les autres
Fiche 8 : A quoi ça sert un vaccin : l’exemple de la rougeole
Fiche 9 : Les aventures d’Adam
Fiche 10 : Infos-Intox vaccinationLatent Class Analysis of Maternal Vaccine Attitudes and Beliefs
de Matthew Z. Dudley, Rupali J. Limaye
2020, pp. 765–781
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Background. Maternal vaccine coverage is suboptimal, and a substantial proportion of parents have concerns about vaccines. Most parents seek out vaccine information during and immediately after their first pregnancy. No study to our knowledge has analyzed survey data to identify homogeneous groups of pregnant women based on their vaccine attitudes and beliefs. Aims. To identify homogeneity among groups of pregnant women based on their vaccine attitudes and beliefs to facilitate audience segmentation and targeting of tailored educational interventions. Method. Between June 2017 and July 2018, we surveyed 2,196 pregnant women recruited from geographically and sociodemographically diverse prenatal care practices in Georgia and Colorado. We then performed a latent class analysis to identify homogeneity among groups of pregnant women. Results. Our latent class analysis produced three groups of pregnant women: vaccine supporters (36% of women), vaccine acceptors (41%), and vaccine skeptics (23%). Discussion. The major difference between the supporters and the acceptors were whether they mostly “strongly agreed” or just “agreed” to Likert-type scale survey items assessing their vaccine attitudes and beliefs. The skeptics most frequently chose “disagree” or “don’t know” for items assessing attitudinal constructs such as confidence in vaccine safety and efficacy and disease susceptibility. However, even skeptics often chose “agree” for items assessing constructs such as disease severity and self-efficacy. Conclusions. This article provides useful insight into the homogeneity among groups of pregnant women based on their vaccine attitudes and beliefs. This knowledge should help facilitate audience segmentation and targeting of tailored educational interventions among this population.L'hésitation vaccinale : Les mots pour expliquer (2020)
de Kristell Guével-Delarue
Rennes (France) : École des hautes études en santé publique - EHESP, 2020, 194 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
On observe, depuis quelques années, un contexte d'hésitation vaccinale grandissante, largement relayée et alimentée par les réseaux sociaux. Ce phénomène complexe, mal appréhendé par les pouvoirs publics, a des incidences fortes sur la couverture vaccinale à l'échelle d'une population et sur les comportements des patients et des professionnels de santé. Pour preuve, en France (au premier rang mondial de la réticence vaccinale) ces derniers rencontrent de plus en plus de parents ne souhaitant pas vacciner ou être vacciné (scepticisme et défiance quant à la sécurité et à l'efficacité des vaccins). Quels arguments donner à un parent qui craint que l'aluminium, présent dans les vaccins, n'intoxique son enfant ? Qu'opposer à un confrère réticent à se faire vacciner lui-même contre la grippe ? L'auteure, médecin-pédiatre en PMI et diplômée du DIU de Vaccinologie, propose un ouvrage sur l'intérêt et la nécessité de la vaccination, présentée comme un enjeu de santé publique, analyse les principales causes de la réticence et rétablit des vérités scientifiques mises à mal par la désinformation médiatique permanente. Un outil pratique et fiable pour désamorcer les polémiques et répondre aux hésitations des patients et des praticiens sur la base d'arguments scientifiques fondés. Il s'adresse également au grand public qui s'interroge sur cette questionThe Factors That Promote Vaccine Hesitancy, Rejection, or Delay in Parents
de Umair Majid, Mobeen Ahmad
2020, pp. 1762–1776
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Vaccines are some of the most cost-effective public health interventions for reducing disease burden and mortality. However, in recent years, health systems have faced a growing challenge with increasing number of parents who choose not to vaccinate their children. This decision has important implications for the health of communities worldwide, and despite a considerable amount of research that reinforces vaccine effectiveness and safety, there is uncertainty surrounding the factors that may encourage vaccine hesitancy in parents. In this interpretive review of 34 qualitative studies, we examine the factors that bolster vaccine hesitancy, rejection, and delay, and identify the overlaps and relationships between these factors. We depict our findings using the metaphor of a gear train where each gear represents one of seven factors: previous experiences; “natural” and “organic” living; perceptions of other parents; experiences interacting with health care providers; information sources, challenges, and preferences; distrust in health system players; and mandatory vaccine policies.Revue de la littérature sur les interventions en milieu scolaire concernant la vaccination anti-HPV
de Sébastien Bruel, Julie, Cochard
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, pp. 29-41
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Introduction : L’infection à papillomavirus humains (HPV) est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente. Elle est associée au cancer du col de l’utérus et à plusieurs autres cancers. Même si le vaccin anti-HPV présente une efficacité notable et une tolérance jugée excellente, les taux de couverture vaccinale sont variables à travers le monde et très bas en France.
But de l’étude : Une revue de la littérature portant sur les cinq dernières années a été réalisée en novembre 2017 dans les bases de données MEDLINE et Banque de données de santé publique. Seize études traitant des interventions réalisées en milieu scolaire concernant la vaccination anti-HPV chez les jeunes filles de 11 à 19 ans ont été sélectionnées et analysées.
Résultats : La moitié des études concernait les jeunes filles mineures en collège et lycée ou leurs parents et l’autre moitié, des étudiantes majeures. L’éducation par une information écrite, une présentation ou une discussion augmentait la connaissance au sujet de l’infection à HPV et de sa prévention vaccinale, même à moyen terme. Les interventions qui avaient le meilleur impact étaient celles qui utilisaient la personnalisation du message, la combinaison des informations ou des sources et la mise en place de questionnaires pré intervention. La connaissance n’était pas toujours corrélée avec la vaccination effective.
Conclusions : Les interventions éducatives augmentent la connaissance sur le HPV ainsi que l’intention vaccinale mais pas la vaccination. Des études supplémentaires semblent nécessaires pour appréhender le fossé entre le niveau de connaissance et son impact sur la couverture vaccinale.Agir en santé publique : De la connaissance à l'action (2020)
de François Bourdillon
Rennes (France) : Presses de l'EHESP (Ecole des hautes études en santé publique), 2020, 235 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Santé publique France, l'Agence nationale de santé publique, a pour mission d'améliorer et de protéger notre santé individuelle et collective, d'assurer la veille, la surveillance et l'alerte sanitaire de notre pays. L'Agence a ainsi développé de nombreux services de prévention bien connus des Français (Tabac, Alcool, Vaccination Info Service, Manger Bouger, Agir pour bébé…) et réalise et diffuse les grandes campagnes nationales. François Bourdillon a préfiguré et créé Santé publique France et en a été le directeur général depuis sa création en 2016 jusqu'en 2019. Dans cet ouvrage, il retrace les premières années de l'Agence et présente les grandes actions engagées autour des déterminants de santé (tabac, alcool, nutrition, santé sexuelle, environnement-travail…). Ce témoignage unique permet de comprendre de l'intérieur comment les campagnes de santé publique sont pensées et mises en oeuvre, de découvrir les grands défis sanitaires passés et à venir, ainsi que les stratégies pour sensibiliser la population à certains risques de santé. Cet ouvrage pédagogique fait comprendre les dynamiques en jeu dans les décisions prises. Il intéressera tous les professionnels de la santé publique et de l'administration de la santé, et toutes les personnes s'intéressant aux questions d'actualité autour de la santé.HPV vaccine, Twitter, and gay, bisexual and other men who have sex with men
de Alexandra Budenz, Ann Klassen
2020, pp. 290–300
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
This study aimed to quantify human papillomavirus (HPV) vaccine Twitter messaging addressing gay, bisexual and other men who have sex with men (GB+MSM) and describes messaging by vaccine sentiment (attitudes towards vaccine) and characteristics (topic of messaging). Between August 2014 and July 2015, we collected 193 379 HPV-related tweets and classified them by vaccine sentiment and characteristics. We analysed a subsample of tweets containing the terms ‘gay’, ‘bisexual’ and ‘MSM’ (N = 2306), and analysed distributions of sentiment and characteristics using chi-square. HPV-related tweets containing GB+MSM terms occupied 1% of our sample. The subsample had a largely positive vaccine sentiment. However, a proportion of ‘gay’ and ‘bisexual’ tweets did not mention the vaccine, and a proportion of ‘gay’ and ‘MSM’ tweets had a negative sentiment. Topics varied by GB+MSM term—HPV risk messaging was prevalent in ‘bisexual’ (25%) tweets, and HPV transmission through sex/promiscuity messaging was prevalent in ‘gay’ (18%) tweets. Prevention/protection messaging was prevalent only in ‘MSM’ tweets (49%). Although HPV vaccine sentiment was positive in GB+MSM messaging, we identified deficits in the volume of GB+MSM messaging, a lack of focus on vaccination, and a proportion of negative tweets. While HPV vaccine promotion has historically focused on heterosexual HPV transmission, there are opportunities to shape vaccine uptake in GB+MSM through public health agenda setting using social media messaging that increases knowledge and minimizes HPV vaccine stigma. Social media-based HPV vaccine promotion should also address the identities of those at risk to bolster vaccine uptake and reduce the risk of HPV-attributable cancers.
de Fanny Dubois
Bruxelles : Fédération des Maisons Médicales et des Collectifs de santé francophones-Fmmcsf, 2020, p. 1
En ligne : www.maisonmedicale.org[...]
Cette période de carnaval nous laisse perplexes. On célèbre un peu partout la fin d’un hiver qui n’est jamais venu. Rio de Janeiro profite de cette vitrine mondiale pour dénoncer la corruption politique au Brésil, Binche bat le pavé au rythme immuable de tambours centenaires, tandis qu’en Flandre, à Alost, des reflux d’antisémitisme enivrent les badauds. Venise quant à elle annule ses festivités. Invité d’honneur : le coronavirus, et dans son sillage la panique et le repli chez soi.Vaccination contre les papillomavirus
de Valérie Lequien
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 16-17
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
En France, la vaccination contre le papillomavirus est recommandée avant les premiers rapports sexuels. Le vaccin à neuf valences est favorisé. Le schéma vaccinal varie de deux ou trois doses en fonction de l’âge de la personne. La couverture vaccinale s’améliore mais demeure très éloignée des objectifs fixés par les autorités sanitaires. En cause : le scepticisme vis-à-vis des vaccins, ainsi que le manque d’information. De plus en plus d’acteurs du monde sanitaire plaident en faveur d’une recommandation universelle.Enjeux contemporains de la vaccination
de Rodolphe Charles
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 8-10
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Du concept à la pratique, de l’hésitation à l’obligation, des plans internationaux de l’Organisation mondiale de la santé au calendrier français, les vaccins constituent l’un des meilleurs atouts de la santé publique sous réserve d’une bonne gestion politique, de beaucoup d’habiletés relationnelles de la part des praticiens et d’un minimum d’engagement citoyen de la population
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Ce numéro est composé de :
Prévenir l’impact des images pornographiques accessibles aux jeunes
Caroline Genet
Dossier "Vaccinations"
·La vaccination
Aurore Gonthier
·Enjeux contemporains de la vaccination
Vaccination: contemporary issues
Rodolphe Charles
·Méningites et vaccination
Meningitis
Aurore Gonthier
·Une campagne de vaccination contre le méningocoque W sur un campus
Organizing a vaccination campaign against meningococcus W on a campus
Isabelle Girard-Frossard
·Vaccination contre les papillomavirus
Vaccination against papillomavirus
Valérie Lequien, Aurore Gonthier
·Intervention auprès des jeunes en danger dans un lycée franco-libanais à Beyrouth
Intervention with youth at risk in a Franco-Lebanese high school in Beirut
Aurore Ghattas
·Un outil de prévention face à la banalisation des violences dans les relations amoureuses à l’adolescence
A prevention tool against the trivialization of violence in romantic relationships in adolescence
Maryse Corbet
·Les fièvres éruptives virales ou bactériennes
Viral or bacterial rash fevers
Pierre Francès, Justine Chevrier, Harriet Phyllis Pinnegar, David Vidal, Annie-Laurine Rontain
Pour le vaccin, j’hésite... C’est grave Docteur ? (2020)
de Pascale Gruber
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2020, 28 p.
En ligne : questionsante.org[...]
La brochure de Question Santé Pour le vaccin, j’hésite…C’est grave docteur ? ouvre la réflexion sur l’hésitation vaccinale. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la vaccination est un acte de prévention qui permet de sauver 2 à 3 millions de vies chaque année. Pourtant, selon une étude internationale commanditée par l’ONG Wellcome, 21% de la population belge s’interroge sur l’innocuité des vaccins. « Il y a eu des débats, des polémiques : je ne sais pas me situer. Pour le vaccin, j’hésite… » témoigne un·e citoyen·ne invité·e à s’exprimer sur la vaccination lors d’un focus groupe organisé par Question Santé. « On dit qu’il faut faire la vaccination et on dit que ça peut être dangereux. On ne sait pas ! » ajoute encore un·e autre. De façon générale, les interrogations sur la vaccination montrent une méconnaissance de son principe, son fonctionnement, son mode d’action et ses évolutions. Et pour cause, s’informer de manière correcte à ce sujet est devenu un vrai parcours du combattant ! Derrière l’hésitation vaccinale, n’y a-t-il pas des personnes qui veulent prendre des décisions concernant leur santé, en toute connaissance et en toute responsabilité ? Peut-on ignorer ceux qui se posent des questions ? Leur hésitation n’est-elle pas légitime ? Comment mieux répondre aux interrogations de la population ?
de S. Bruel, K. Peyrard-Chevrier
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 25-31
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Position du problème
L’hésitation vaccinale est une problématique d’actualité en médecine générale. Concernant le papillomavirus humain, moins de 20 % des jeunes filles françaises sont vaccinées. Avec la démocratisation de l’information en santé, Internet semble être un lieu d’entretien de cette hésitation. L’objectif de cette étude était d’explorer les perceptions de la vaccination contre le papillomavirus humain à travers l’analyse du forum Doctissimo.fr.
Méthodes
Une étude qualitative a été réalisée d’octobre 2017 à mai 2018, sur le forum de discussion Doctissimo.fr, à l’aide du logiciel Nvivo. Les fils de discussions n’ayant pas eu de message depuis 2010 ont été exclus.
Résultats
Face au doute qui émanait des échanges, et à la confusion sur le rôle du vaccin, les internautes utilisaient de multiples références afin d’élaborer des discours fiables. Le médecin généraliste restait une personne de confiance. Si le vaccin apparaissait risqué, le frottis cervico-utérin était approuvé et encouragé. Le vaccin restait une préoccupation féminine, même si, du fait de sa connotation sexuelle, les hommes entraient dans le débat. En partageant leurs expériences, les internautes essayaient d’influencer les autres sur leur choix de se faire vacciner ou non.
Conclusion
Modifier l’image sexuelle du vaccin semblerait nécessaire afin d’établir une politique de vaccination collective. La santé publique a un rôle essentiel à jouer en travaillant avec les médecins généralistes et en renforçant sa présence sur le web. L’utilité du vaccin en 2019 semble être remise en question par l’approbation majeure du frottis par les internautes. Mais ces deux méthodes restent complémentaires dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus.Enquête de santé 2018 (Belgique) : Connaissances et pratiques préventives en santé (2019)
de Finaba Berete, Stefaan Demarest
Bruxelles : Sciensano, 2019, 32 p.
En ligne : his.wiv-isp.be[...]
« Le troisième rapport de l’enquête traite des connaissances et les pratiques préventives en matière de santé, et plus spécifiquement :
1. La littératie en santé est un concept complexe et multidimensionnel qui s’intéresse aux capacités des individus et des groupes à repérer, comprendre, évaluer, et utiliser les informations utiles pour la prise de décision en matière de soins de santé, de prévention des maladies et de promotion de la santé. Les personnes ayant un faible niveau de littératie en santé ont une adhérence thérapeutique et une gestion des maladies chroniques moins efficaces, sont moins susceptibles de participer aux programmes de dépistage ou à d’autres services de prévention. En 2018, pour la première fois le niveau de littératie en santé de la population a été évalué dans l’enquête de santé.
2. Les connaissances et comportements face au VIH/sida La surveillance des connaissances en matière de VIH/sida et du recours au dépistage du VIH dans la population est essentielle à la planification et au suivi des programmes de prévention du VIH. Elle permet notamment d’identifier des groupes démographiques auprès desquels ces programmes devraient être renforcés. Ceci est important non seulement pour la prévention de l’infection, mais aussi par ce que l’attitude vis-à-vis des personnes séropositives, et les discriminations auxquelles elles sont encore exposées, sont intimement liées à la connaissance des moyens de transmission.
3. La prévention, plus particulièrement
● le dépistage des facteurs de risque cardiovasculaires et du diabète
● le dépistage du cancer du sein, du cancer du col de l’utérus et du cancer colorectal,
● la vaccination contre la grippe, le pneumocoque et le papilloma virus humain.
Les maladies cardiovasculaires restent la première cause de décès en Belgique (responsables de 27,7% de la mortalité totale), suivies par le cancer (26,4% de toutes les causes de décès). En Belgique, l’incidence du cancer du sein, du cancer du col de l’utérus et du cancer colorectal et leur mortalité spécifique en font un problème majeur de santé publique. La détection précoce de ces cancers par le dépistage (prévention secondaire) constitue un élément important dans la réduction de la mortalité spécifique qui leur est attribuable. Quant à la vaccination, elle s’avère essentielle pour la prévention contre certaines maladies telles que la grippe, les infections à pneumocoque et les infections liées au papilloma virus humain. Dès lors, les autorités sanitaires belges et internationales recommandent la vaccination contre ces agents pathogènes et notamment au sein de la population à risque. Les taux de couverture vaccinale mesurés dans le cadre de l’enquête de santé sont des indicateurs de performance du système de santé belge vers l’atteinte des objectifs internationaux en matière de vaccination. Ce document-ci présente les principaux résultats de l’enquête pour ce qui concerne les connaissances et les pratiques préventives en santé, ainsi que des tableaux de synthèse qui retracent l’évolution des données au niveau de la Belgique et de chacune des trois régions (Région flamande, Région bruxelloise, et Région wallonne). »
Paris : Editions Edk, 2019, 8 p.
En ligne : www.iresp.net[...]
En France, chez les femmes, les inégalités sociales sont particulièrement marquées pour le cancer du col de l’utérus. La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) est un moyen de prévention efficace, toutefois les taux de couverture demeurent très faibles. Ce faible taux est probablement en partie causé par le phénomène d’« hésitation vaccinale » dont les déterminants en France restent mal connus. Ce 38ème numéro de Questions de santé Publique publié par l’IReSP se penche sur la thématique des inégalités sociales de santé et la vaccination anti-HPV. Il a pour objectif de présenter les enjeux autour de cette thématique et les perspectives pour améliorer la prévention de ce cancer dans les prochaines années.
n° 72 - Septembre 2019 - Dessine-moi des projets... (Bulletin de e-Journal PSE)
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2019, 11 p.
En ligne : questionsante.org[...]
DOSSIER "Toi aussi, lance des projets..." A travers deux expériences concrètes et la manière dont elles ont été élaborées, voilà des exemples de programmes d'animation scolaires construits par des équipes de services PSE. Et ce que ces projets apportent à tous...
VACCINATION Pourquoi booster la vaccination anti-HPV chez les filles mais, aussi et absolument, chez les garçons ? Quel est l'avantage de faire appel à une vaccination dispensée par des infirmier·e·s ? Voilà deux des thèmes explorés au cours de matinées de formation organisées par l'ONE.
FORMATIONS CONTINUES Pour cette rentrée scolaire et la suivante, l'ONE propose une série de formations destinées à renforcer encore les compétences de tous les professionnels de la PSE.
EN BREF Pour la santé et le bien-être émotionnel.
PIPSA L'outil : une opportunité pour faire vivre la santé à l'école - le crayon coopératif Dixit - Techni'Kit - Motus : des images pour le dire.
de Benjamin Malo, Dominique Gagnon
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 52 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Ce rapport présente les résultats d’entrevues réalisées en 2018 et 2019 auprès de personnes atteintes de maladies chroniques. Des données ont été recueillies sur les attitudes et les perceptions sur la vaccination de la grippe saisonnière auprès d’un échantillon de personnes âgées de 18 à 64 ans atteintes de maladies chroniques. Parmi les principaux constats tirés des entrevues, notons que :Les participants qui ne se font jamais vacciner semblaient vivre leur maladie chronique au quotidien avec moins de contraintes que ceux qui étaient vaccinés régulièrement;Les participants qui ne se font jamais vacciner se percevaient peu à risque de développer des complications de la grippe contrairement à ceux qui se font régulièrement vacciner;
Les participants qui se font régulièrement vacciner contre la grippe affirmaient que la vaccination leur procurait un sentiment de protection. Plusieurs avaient contracté une grippe au cours de leur vie et cette expérience était déterminante dans leur perception des risques de cette maladie; Tous les participants ont exprimé des doutes quant à l’efficacité du vaccin, mais cette crainte était nettement plus évoquée par les participants jamais vaccinés contre l’influenza; Le médecin de famille demeure la principale source d’information pour tout ce qui relève de la santé et plusieurs participants ont mentionné consulter régulièrement leur pharmacien à cet effet.
de Doherty, Mark T., Giuseppe del Giudice
2019, 14 p.
En ligne : www.tandfonline.com[...]
As the global population ages, there is concern about the effect of an increased proportion of older individuals on the economic sustainability of healthcare systems and the social effects of an older society. Health authorities and advocacy groups in countries at the forefront of this trend are now developing strategies to ameliorate the social and financial effects of an ageing population. There is broad agreement that for both society and for the individuals, it is important to ensure that increasing lifespans are matched with increased “healthspans” – the number of years spent in good health. There is also growing consensus that vaccination is one of the tools that can play an important role in improving adult health – though currently vaccination coverage is often poor. This review focuses on two issues that consistently appear to be associated with under-vaccination: the low awareness of risk (and potential consequences) for vaccine-preventable diseases and a poor understanding of the value of improved vaccination coverage for adults. We suggest that understanding of vaccination as a health-promoting activity, rather than a medical intervention designed to prevent the spread of a specific pathogen – is a crucial step to improve vaccination uptake among adultsLa vaccination contre la grippe : plus tardive et plus efficiente ! (2019)
de Conseil Supérieur de la Santé
Bruxelles : Service public Fédéral de la Santé publique, de la Sécurité de la Chaîne alimentaire et de l’Environnement, 2019, 12 p.
En ligne : www.health.belgium.be[...]
Cet avis porte sur la vaccination contre la grippe saisonnière, et détermine quels groupes de la population devraient être vaccinés en priorité.
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2019
En ligne : questionsante.org[...]
Ce numéro est composé de
DOSSIER Les jeunes, le numérique et les réseaux sociaux, c'est une grande histoire d'amour. De récentes enquêtes permettent de mieux comprendre comment et pourquoi. Et donc de s'interroger sur l’accompagnement des adultes qui serait le plus pertinent et le plus utile.
PREVENTION Un nouveau look qui donne envie de s'y plonger, un langage accessible à tous, des niveaux de lecture qui correspondent aux demandes des lecteurs sur Internet : le site www.vaccination-info.be, coordonné par Question Santé et initié par l'ONE, l'AVIQ et la Cocof, a été relifté. Avec de bonnes raisons à la clé.
PIPSA Faites le mur ; Internet et moi : questions d’usage(s) ? ; iRespect ; Cyber@TIC’tudes ; Et toi, t’en penses quoi ? : des outils d’animation et des jeux pour susciter le débat et donner la parole aux jeunes sur la place du numérique dans leurs vies
L’affaire Wakefield et le mouvement anti-vaccination
de Brigitte Chamak
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2017, pp. 469-473
En ligne : www.sciencedirect.com[...]
Cette mise au point concernant la polémique sur le lien entre autisme et vaccin ROR vise à montrer comment une fraude même révélée et démontrée peut encore influencer le public. La controverse repose en grande partie sur un article du britannique Andrew Wakefield dont les résultats publiés en 1998 sont le fruit de la manipulation de données et de conflits d’intérêt majeurs mis en évidence en 2009 par Brian Deer, un journaliste d’investigation qui a travaillé pendant 7 ans sur cette affaire. L’essor du mouvement anti-vaccination, le rôle des associations de parents et la tendance à une perte de confiance envers les institutions sont analysés pour mieux comprendre l’impact de cette publication qui a eu pour conséquence une diminution du taux de vaccination et la recrudescence de cas d’oreillons, de rougeole, de rubéole, mais aussi de poliomyélite, de diphtérie et de coqueluche.Gender and Sexuality in Education and Health, Advocating for Equity and Social Justice (2018)
de Jacqueline Ullman, Tania Ferfolja
New-York : Routledge, 2018, 140 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Highlighting the voices less commonly showcased to the public – voices of young people, parents, and social and health practitioners – this book comments on gender and sexuality in the contexts of formal and informal education, peer cultures and non-conformity, social sustainability and equal rights.At a time of mounting conservatism globally – when broader issues of equity and justice around sexuality and gender in education and health have come under attack – it is critical that health workers, social service practitioners and educators share approaches, stories, and data across these spaces to advocate for informative, inclusive approaches to sex, gender and sexuality education in an effort to speak back to the conservative voices which currently dominate policy spaces. This book was originally published as a special issue of Sex Education.
de Marie-Christine Miermans, Axelle Vermeeren
Bruxelles : Education Santé, 2019, pp. 3-6
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Début 2016, une modification législative portant sur l’art infirmier a retenu l’attention de l’équipe interuniversitaire Provac, qui a souhaité en évaluer les freins et les opportunités en termes d’impact sur la mission vaccinale pour la population scolaire desservie par les équipes PSE.
Plus de 250 professionnels PSE, essentiellement médecins et infirmier-ères, participants aux rencontres PSE/PROVAC de juin 2016 et 2017 se sont exprimés sur les impacts potentiels de cette modification dans leurs pratiques vaccinales. Leur réflexion a aussi porté sur les conditions à réunir pour que la vaccination par les infirmières soit porteuse de sens et d’amélioration de l’offre vaccinale aux populations scolaires sous tutelle. L’article synthétise différentes recherches menées par l’équipe interuniversitaire Provac, dans le cadre de financements de la DG Santé de la FWB puis de l’ONEVaccination contre la grippe : quels résultats?
de Roger Vancutsem, Yves Gosselain
Bruxelles : Fédération des Maisons Médicales et des Collectifs de santé francophones-Fmmcsf, 2018, pp. 6-7
En ligne : www.maisonmedicale.org[...]
Dans son tableau de bord annuel, le service études de la Fédération des maisons médicales analyse les données relatives à la vaccination contre la grippe. Ce geste simple de prévention est particulièrement utile chez les patients à risque de complications graves en raison de leur âge ou de pathologies chroniques.
de Marie-Christine Miermans, Béatrice Swennen
Bruxelles : Education Santé, 2019, pp.7-12
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
À la veille de l’élargissement de la vaccination HPV aux garçons, prévue en FWB en septembre 2019, cet article analyse le niveau de couverture vaccinale HPV atteint en 2017 auprès des jeunes filles en FWB et fait état du niveau d’adhésion des médecins et des professionnels PSE à cette nouvelle recommandation. Il se base sur les résultats de différentes recherches menées par l’équipe interuniversitaire Provac, dans le cadre de financements par la DG Santé de la FWB puis de l’ONEAnalyse coût-efficacité de la vaccination des garçons contre le virus HPV (2019)
Bruxelles (Belgique) : Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE), 2019, 26 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) responsable du cancer du col de l’utérus est introduit depuis une petite dizaine d’années dans notre pays, mais seules les filles en bénéficient. Or il est désormais établi que ce même virus est également impliqué dans d’autres cancers, dont celui de la gorge. Les recommandations ont donc été revues et, dans la plupart des pays occidentaux comme chez nous, il est désormais conseillé de vacciner les garçons aussi. La question de l’impact clinique et économique d’une telle extension des programmes de vaccination a donc été posée au Centre fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE), qui publie aujourd’hui une étude favorable.
KCE_308B_Vaccination_HPV_garcons_Synthese.pdfAdobe Acrobat PDFCarnet de santé de 0 à 18 ans (2019)
Bruxelles : Office de la naissance et de l'enfance (ONE), 2019, 124 p.
En ligne : www.one.be[...]
Le Carnet de l'enfant de santé est un document officiel de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il est attribué à la naissance à chaque enfant né au sein de la Fédération ou y résidant. Il s'agit d'un outil de promotion de la santé qui vise entre autres à favoriser la communication entre l'enfant, ses parents et l'ensemble des intervenants médicaux et paramédicaux concernés par son suivi médical préventif. Ce carnet est un véritable journal de bord de la santé de l'enfant de 0 à 18 ans. Il est à souligner que les feuillets autocollants donnant accès à la gratuité des vaccins compris dans le calendrier vaccinal de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont insérés dans ce carnet.
carnet_sante_enfant_0-18ans_2019.pdfAdobe Acrobat PDF
de Marion Defaut
Dijon (France) : Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Bourgogne Franche-Comté, 2018, 42 p.
En ligne : ireps-bfc.org[...]
Ce dossier documentaire accompagne le dispositif du service sanitaire en Bourgogne-Franche-Comté sur la thématique de la vaccination. Son ambition est avant tout d’amorcer l’aventure en promotion de la santé. Neuf concepts importants ont été choisis ; pour chacun d’eux sont mentionnées : • des définitions sourcées qui permettront aux lecteurs de s’approprier les grands repères de la promotion de la santé, et pour les plus motivés de plonger dans des textes fondateurs • une ressource documentaire sous forme d’infographie, d’article ou de schéma pour illustrer le concept • des références bibliographiques pour aller plus loin.
2018-dossier_doc_sesa_vaccination.pdfAdobe Acrobat PDFRévision du Programme d’immunisation contre l’influenza au Québec (2018)
de Rodica Gilca, Nicholas Brousseau
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2018, 106 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Le dernier rapport du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) sur le Programme d’immunisation contre l’influenza du Québec (PIIQ) a été publié en 2007. Une mise à jour était nécessaire compte tenu des nombreuses avancées scientifiques dans ce secteur. L’objectif principal du PIIQ doit être de réduire les hospitalisations et les décès associés à l’influenza. Pour atteindre cet objectif, il est recommandé de maintenir une stratégie de vaccination ciblée sur les personnes à risque élevé d’hospitalisation et de décès et de mettre la priorité sur l’atteinte d’une couverture vaccinale d’au moins 80 % dans ces groupes. Il est recommandé de retirer de la liste des groupes à risque élevé d’hospitalisation et de décès associés à l’influenza les enfants de 6-23 mois ainsi que les adultes de 60-74 ans en bonne santé, mais de maintenir le reste des groupes inclus actuellement dans le PIIQ. Le CIQ recommande à tous les travailleurs de la santé de se faire vacciner. Une infrastructure permanente devrait être mise en place pour évaluer de façon continue le fardeau de la maladie, l’efficacité vaccinale, la couverture vaccinale et l’impact du programme de façon à pouvoir apporter rapidement des ajustements à la planification et à la mise en œuvre du PIIQ lorsque requis.Prévention : quels enjeux de Santé publique !: Analyse de politiques publiques (2018)
de Jean-Luc Mathieu
Paris : L'Harmattan, 2018, 212 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]
Cet ouvrage présente les différentes politiques de santé publique entreprises en France, sous leurs aspects médicaux (la vaccination, lutte contre les addictions) et non médicaux (veille épidémiologique, campagne de sensibilisation à l'amélioration de l'alimentation,. . .). L'auteur fait état des avancées françaises et propose des pistes de réflexion pour une sensible amélioration de la situation actuelle.Enquête sur la couverture vaccinale des enfants de 1 an et 2 ans au Québec en 2016 (2018)
n° 272 - Novembre 2011 - Vaccination : le temps des doutes ? (Bulletin de Education santé)
de Philippe De Wals
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2017, 69 p.
Le programme de vaccination des enfants a été mis en place au Québec pour réduire le fardeau des infections pneumococciques, avec comme objectif principal une diminution de l’incidence des infections invasives à pneumocoque (IIP). Le programme a débuté en 2002 en ciblant les enfants à risque élevé d’IIP et est devenu un programme universel pour tous les enfants âgés de moins de 5 ans en 2004. Un calendrier comportant 4 doses (3 + 1) est recommandé pour les enfants à risque élevé et 3 doses (2 + 1) pour les autres.Immunisés ? - Un nouveau regard sur les vaccins (2017)
de Lise Barneoud, Stanislas Gros
Paris : Premier Parallèle, 2017, 240 p.
En France, près de la moitié de la population se méfie des vaccins. À en croire certains, ils seraient inefficaces, voire dangereux, et serviraient exclusivement les intérêts des laboratoires pharmaceutiques. Des propos que d'autres jugent irresponsables, si ce n'est criminels : s'attaquer à la vaccination, ce serait refuser le progrès pour plonger dans l'obscurantisme.
Journaliste scientifique, Lise Barnéoud a dû, comme tous les parents, décider de faire ou non vacciner ses enfants. Elle a alors enquêté de manière totalement indépendante, cherché à mettre au jour les enjeux scientifiques, médicaux, mais aussi éthiques, sociétaux et économiques de chaque vaccin. Car il n'est pas possible de parler de la vaccination. Chaque vaccin présente une histoire différente, des avantages et des inconvénients distincts.
Qui protège-t-on lorsque l'on se vaccine ? Pourquoi se vacciner contre une maladie presque éradiquée ? Quels sont les intérêts des firmes pharmaceutiques et leur influence sur les recommandations publiques ?
Immunisés ? répond à ces questions avec précision et un grand sens de la narration. Résolument moderne, ce nouveau récit vaccinal nous offre les clés pour nous forger un avis éclairé et nous ouvre les yeux sur la façon dont nous faisons société.
de Renée Pomarède, Marie Choquet
2017, pp. 35-48
Dans plusieurs numéros, la revue ADSP s’est intéressée à la santé des jeunes. Des 1995 ; dans le premier dossier consacré à cette population, on constatait que, si globalement les indicateurs décrivant la santé des jeunes s’amélioraient, il demeurait des problèmes spécifiques, comme la souffrance psychique ou la consommation de produits psychoactifs. En 2014 un nouvel état des lieux mettait en exergue les inégalités sociales et leur poids dans la construction du capital santé des individus dès leur enfance. On retrouve dans ce texte : La santé des jeunes; La santé mentale des adolescents : une question clé; La santé mentale, cette grande inconnue. Des spécificités de la santé mentale des adolescents; Quoi de neuf ? Obésité et maigreur; Les politiques et les dispositifs de santé en direction des jeunes de 11 à 25 ans; La santé des jeunes, une connaissance encore trop partielle; Quoi de neuf ? L’asthme de l’enfant et la pollution de l’air; Quoi de neuf ? Santé sexuelle des adolescents; Les inégalités sociales s’installent dès l’enfance; Quoi de neuf ? La politique vaccinale pour les enfants et les adolescents
Vaccination en cours de grossesse (2017)
de Maryline Vivion, Dominique Gagnon
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2017, 74 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]
Les femmes enceintes constituent une population particulièrement vulnérable aux maladies infectieuses. De plus, leurs nouveau-nés présentent aussi un risque accru d’être touchés par certaines maladies. Un des moyens pour accroître leur protection contre certaines infections est la vaccination en cours de grossesse. Au Québec, il est recommandé que les femmes enceintes en bonne santé soient vaccinées contre la grippe saisonnière à leur deuxième ou troisième trimestre durant la saison de l’activité grippale. Par ailleurs, il n’est pas recommandé à l’heure actuelle de vacciner systématiquement les femmes enceintes contre la coqueluche au Québec ou au Canada. Les barrières à la vaccination chez la femme enceinte sont complexes et varient grandement selon le contexte social et culturel. Une éventuelle recommandation systématique de vaccination contre la coqueluche en cours de grossesse nécessite une bonne compréhension des enjeux sous-jacents. Dans ce contexte, les objectifs de cette étude étaient de décrire les enjeux d’acceptabilité de la vaccination en cours de grossesse de même que d’explorer comment la vaccination chez les femmes enceintes pourrait être intégrée aux soins existants.Vaccination la protection collective (2017)
Élargissement de l’obligation vaccinale à 11 maladies (2017)
France : Santé Publique France (SPF), 2017, 20 p.
En ligne : www.santepubliquefrance.fr[...]
Le Gouvernement (France 2017) propose au Parlement de rendre obligatoires 8 vaccinations jusqu’alors recommandés pour la petite enfance, en complément des 3 vaccinations actuellement obligatoires.
SPF-2017-Dossier-Pedagogique-Obligation-vaccinale.pdfAdobe Acrobat PDF
de Magalie Gerard, Pierre-Hadrien Bartoli
France : Harris Interractive, 2017, 26 p.
Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne du 27 au 29 juin 2017. Échantillon de 1 015 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e)La deuxième édition des zooms de L’Observatoire Cetelem porte sur la santé, un thème à la fois central dans la vie des Français et un précieux indicateur de l’évolution des modes de vie. Après avoir dédié une première étude à la façon dont les Français prennent aujourd’hui en main la gestion de leur santé, L’Observatoire Cetelem a mandaté Harris Interactive pour établir un panorama de la confiance au sein de l’écosystème médico-sanitaire : « Pour sa santé, en quoi et en qui avoir confiance ? ». Cette étude permet de mettre en lumière la place des différents professionnels de santé dans les représentations des Français, ainsi que les nouvelles pratiques en termes de vaccination ou encore la propension de ces derniers à recourir aux médecines alternatives, avant un dernier sondage consacré à l’e-santé et aux pratiques médicales de demain.
2017-rapport-harris-observatoire-cetelem-thme-2_sondage-2-sant-et-confiance.pdfAdobe Acrobat PDFPlus sain, plus juste, plus sûr (2017)
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2017, 76 p.
Ce rapport, commandé par l'OMS et rédigé par Sir Liam Donaldson, décrit et analyse les aspects essentiels de l’évolution de la santé dans le monde au cours des 10 dernières années et examine les tendances et les politiques qui intéressent le rôle et l’influence potentielle de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).Toute une série de facteurs extra sanitaires ont une incidence sur la santé. Depuis le début du Millénaire, la mondialisation s’est poursuivie à un rythme accéléré, une profonde crise financière a éclaté et des conflits armés de grande envergure et une dégradation des conditions de sécurité dans certaines parties du monde ont entraîné des migrations et des déplacements de population massifs. Des agents de santé publique ont été la cible d’attaques et ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions humanitaires. Le changement climatique a précipité de nombreux événements météorologiques extrêmes avec des effets dévastateurs sur les établissements humains. Tous ces facteurs ont lourdement affecté la santé et le bien-être des pays et des communautés surtout dans les parties les plus pauvres de la planète. Ce rapport n’a pas pour ambition d’être un travail d’érudition, ni de considérer tous les aspects de la santé dans le monde. Il s’agit simplement de revenir sur ce qui a été fait et de réfléchir aux tendances, aux réalisations et aux défis qui ont caractérisé les 10 dernières années – en envisageant aussi les besoins à satisfaire à l’avenir.
OMS-2017-Santé-internationale.pdfAdobe Acrobat PDFMesures d’hygiène et de prévention pour lutter contre les maladies infectieuses en collectivité
de Liliane Mata
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2017, pp. 8-9
Les maladies infectieuses peuvent se transmettre directement par voie aérienne, digestive, cutanée, et indirectement par l’intermédiaire d’un vecteur animal ou d’un support matériel contaminé. En matière d’accueil collectif de jeunes enfants, des mesures sanitaires préventives et curatives adaptées doivent être mises en œuvre. La prévention permet d’éviter la colonisation par les agents infectieux, virus, bactéries, rotavirus, champignons, et de s’opposer à leur propagation. Elles doivent s’appliquer au quotidien, aux enfants et aux adultes, même en l’absence d’une infectionVaccinations avant, pendant et après la grossesse (2017)
France : Santé Publique France (SPF), 2017, 4 p.
En ligne : inpes.santepubliquefrance.fr[...]
Vérifier le carnet de vaccination ou le carnet de santé de toutes les femmes ayant un projet de grossesse est important ; cela permet au médecin ou à la sage-femme de s’assurer de leur protection contre des infections potentiellement sévères pour elles-mêmes ou l’enfant à naître
Vaccination-grossesse.pdfAdobe Acrobat PDF
de Max Maurette, Pierre Pinzelli
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2017, pp. 191 - 199
L’étude menée au CHIC de Castres-Mazamet et au CH de Revel vise à établir les attitudes et pratiques des personnels en matière de vaccination. Un questionnaire a été joint au bulletin de paie de mars 2014 de l’ensemble des salariés. 471 questionnaires ont été retournés, soit un taux de retour de 22,4 %. Le taux de couverture contre la grippe saisonnière est comparable avec celui d’autres enquêtes françaises. Les personnels paramédicaux sont moins couverts que les personnels médicaux, l’âge est le facteur le plus étroitement associé à la vaccination. Les trois quarts des personnels non couverts ne souhaitent pas se faire vacciner. Près de la moitié des répondants pensent que les soignants n’ont pas à montrer l’exemple en matière de vaccination. Les arguments jugés les plus convaincants en faveur de la vaccination sont la protection de la famille, puis celle des patients et des collègues. Les répondants expriment une demande d’information scientifique claire et précise, assorties d’échanges, de préférence au niveau de leur service
de Pia Touboul Lundgren, Pauline Khouri
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2017, pp.167 - 177
Introduction : En Europe, la résistance bactérienne aux antibiotiques augmente et la couverture vaccinale reste insuffisante. Premiers consommateurs d’antibiotiques, les jeunes adultes sont les moins informés.
L’extension du projet e-Bug, programme scolaire éducatif européen concernant les microbes, les antibiotiques, la vaccination, à l’attention des lycées, propose la création d’outils utilisant le marketing social pour favoriser un changement de comportement durable. Les objectifs de cette étude étaient d’explorer au préalable les attitudes, connaissances et comportements concernant les antibiotiques et les vaccinations et les besoins dans le domaine de l’éducation à la santé, chez des jeunes de 15 à 18 ans en France.
Matériel et méthodes : Des entretiens individuels semi-structurés menés auprès d’un échantillon théorique varié de jeunes de 15 à 18 ans, jusqu’à saturation de données, transcrits et analysés.
Résultats : Ceux-ci confirment la consommation excessive d’antibiotiques et le manque de connaissances des jeunes. Ils s’intéressent à leur santé, mais peu aux antibiotiques et aux vaccinations. Internet est leur principale source d’information, quoique critiquée. Le médecin traitant reste une référence et ils sont influencés par leur entourage. Le lycée a un rôle important à jouer en matière d’éducation pour la santé, que les jeunes souhaiteraient plus interactive : débats, études de cas, partages d’expériences avec leurs pairs ou les professionnels de santé. Les supports devront inclure les nouvelles technologies.
Conclusion : Cette étude confirme la nécessité de cibler cette tranche d’âge au moyen d’approches spécifiques adaptées. En effet, les jeunes interrogés sont disposés à accueillir favorablement des informations provenant de sources fiables et facilement accessibles. D’après les adolescents, le lycée et le médecin généraliste ont un rôle important à jouer en éducation pour la santé, concernant les antibiotiques et les vaccinations en particulier. L’internet est pertinent pour diffuser des informations. L’enseignement doit être interactif et tenir compte de l’influence de l’entourage.
de Anat Amit Aharon, Haim Nehama
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2017, pp. 768-775
Objective
To investigate the relationship between parents’ health literacy and decision-making regarding child vaccinations.
Methods
A cross-sectional survey was conducted among 731 parents of children aged 3–4 years. Functional, communicative, and critical health literacy (HL), knowledge, beliefs, reliability of the vaccine’s information resources, and vaccine's attitudes were measured. Attitudes included three types: pro-vaccine attitudes, anti-vaccine attitudes, and attitudes regarding mandatory vaccination. Path analysis was conducted to explore direct and indirect associations of compliance with childhood vaccinations and HL.
Results
Communicative HL has a significant negative direct association with compliance with vaccinations (ß = − 0.06, p Conclusions
The results indicate that parents with high functional, communicative, and critical HL are more at risk of not vaccinating their children. The results are contrary to expectations in which people with high HL adopt more positive health behaviors.
Practical implications
Public health professionals may need more sophisticated communication methods to transfer messages regarding vaccines to parents in order to prevent decline in vaccine coverage rates, taking into account levels of trust and health literacy.
de Austin S Baldwin, Deanna C Denman
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2017, pp. 736-741
Objective
Self-persuasion is an effective behavior change strategy, but has not been translated for low-income, less educated, uninsured populations attending safety-net clinics or to promote human papillomavirus (HPV) vaccination. We developed a tablet-based application (in English and Spanish) to elicit parental self-persuasion for adolescent HPV vaccination and evaluated its feasibility in a safety-net population.
Methods
Parents (N = 45) of age-eligible adolescents used the self-persuasion application. Then, during cognitive interviews, staff gathered quantitative and qualitative feedback on the self-persuasion tasks including parental decision stage.
Results
The self-persuasion tasks were rated as easy to complete and helpful. We identified six question prompts rated as uniformly helpful, not difficult to answer, and generated non-redundant responses from participants. Among the 33 parents with unvaccinated adolescents, 27 (81.8%) reported deciding to get their adolescent vaccinated after completing the self-persuasion tasks.
Conclusions
The self-persuasion application was feasible and resulted in a change in parents’ decision stage. Future studies can now test the efficacy of the tablet-based application on HPV vaccination.
Practice implications
The self-persuasion application facilitates verbalization of reasons for HPV vaccination in low literacy, safety-net settings. This self-administered application has the potential to be more easily incorporated into clinical practice than other patient education approaches.Objets connectés, mobiles, communicants en prévention
de Linda Cambon
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2016, pp. 3-138
La revue contient aussi les articles suivants:|Le nuage en prévention|Hospitalisations sans consentement en psychiatrie|Rôle du patient et maladie chronique au Mali
de Pierre Lombrail
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2015, pp. 779-895
La revue contient aussi les articles suivants:|Alcool et grossesse en Lorraine: repérage et pratiques professionnelles|Poursuite de la consommation d'hypnotiques|Usage de substances psychoactives chez les adolescents au BéninDéterminants sociaux, santé et politiques publiques
de Thierry Lang
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2015, pp. 617-775
La revue contient aussi les articles suivants:|Dépister hors les murs|Avis d'efficience des produits de santé|La vulnérabilité des détenus au VIH/sida à OuagadougouPerceptions de la participation communautaire au Burkina
de SOMBIE I., AMENDAH D., SOUBEIGA K.A.
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2015, pp. 459-608
La revue contient aussi les articles suivants:|Loi Evin: modération au temps des addictions|Impact de l'éducation thérapeutique sur les habitudes de vie|Evaluation d'une unité périopératoire de gériatrie
de VALENTINI H.
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2015, pp. 155-298
La revue contient aussi les articles suivants:|Facteurs psychosociaux au travail et santé perçue|Evaluation des pratiques de soins palliatifs|Défis stratégiques de la consommation d'antibiotiques à Madagascar
de Christelle Baillet
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2017, pp. 8-11
La vaccination est un outil de prévention essentiel. Face à une certaine méfiance vis-à-vis de celle-ci, il est bon de rappeler quels sont ses enjeux et les recommandations en la matière, permettant ainsi un dialogue éclairé avec les familles.
de Paule Clément, Dominique Gagnon
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2017, 94 p.
Le programme de vaccination scolaire contre les VPH a été implanté au Québec chez les filles en 2008 et chez les garçons en 2016. Pour la première année du programme (2008-2009), la couverture vaccinale en 4e année du primaire était de 81 % pour l’ensemble de la province. Au cours des années suivantes et jusqu’en 2015-2016, une diminution de la couverture vaccinale contre les VPH et la présence de disparités importantes dans les couvertures vaccinales entre les régions ont été observées. Un projet d’évaluation a été proposé afin d’identifier, d’implanter et d’évaluer des stratégies pour améliorer le programme de vaccination scolaire contre les VPH. La première phase du projet visait à identifier les facteurs favorables et les barrières à la vaccination scolaire contre les VPH. Pour ce faire, des entrevues et des groupes de discussion ont été réalisés auprès d’informateurs clés (par ex. : gestionnaires des CISSS/CIUSSS, infirmières scolaires, directeurs d’écoles, enseignants et parents d’élèves) dans trois régions où les couvertures vaccinales étaient en deçà de la moyenne provinciale en 2014-2015.
Les résultats indiquent que plusieurs déterminants sont en cause et que le succès de la vaccination scolaire contre les VPH repose sur un ensemble de conditions gagnantes. Les principales barrières ayant été observées sont :
L’impact négatif de l’information sur le vaccin contre les VPH qui circule sur Internet et dans les médias sociaux; Le manque de connaissances, les attitudes négatives et les fausses croyances des parents sur la vaccination;
Les enjeux liés à un vaccin administré contre une ITS et aux discussions parent-enfant liées à la sexualité;
Les barrières de la langue qui ne permettent pas de communiquer efficacement avec les parents dont la langue maternelle n’est pas le français ou l’anglais;
La brochure contenant le formulaire de consentement à la vaccination non adaptée aux besoins des parents (perçue comme étant incomplète et manquant d’objectivité pour certains tandis que trop longue pour d’autres);
Les difficultés d’accès aux données de vaccination et l’absence de comptabilisation des doses données hors milieu scolaire ou en 5e année du primaire qui entraînent une sous-estimation;
Le manque de confiance de la part de certains parents envers le système de santé ou l’école.
À l’inverse, les principaux facteurs facilitants ayant été observés sont :
Les bénéfices de la vaccination perçus par les parents ainsi que le désir de protéger la santé de leur enfant;
La collaboration et l’implication des intervenants scolaires dans la campagne de vaccination (facilite la collecte des formulaires de consentement signés et le déroulement des cliniques);
La présence régulière des infirmières dans les écoles et les rencontres d’élèves qu’elles effectuent quelques semaines avant la vaccination (développe un lien de confiance avec les élèves et le personnel scolaire;
L’utilisation combinée de plusieurs stratégies pour faire le rappel et la relance pour l’obtention des formulaires de consentement signés.Vaccination des personnes âgées (2016)
2016, 99 p.
Selon les projections démographiques, la part des 60 ans ou plus dans la population française devrait significativement augmenter jusqu’en 2035 passant de 21,7 % à 31 %. Les plus de 75 ans, qui constituaient 8,9 % de la population en 2007, représenteront 16,2 % de la population en 2060. Quant aux plus de 85 ans, leur nombre passera de 1,3 à 5,4 millions, soit quatre fois plus qu’aujourd’hui. Le risque infectieux et plus encore le risque d’infections graves augmente avec l’âge. Les personnes âgées fragiles ou dépendantes sont non seulement plus à risque de contracter une infection que les personnes âgées vigoureuses, mais aussi plus à risque de présenter des complications graves en cas d’infection. Ces éléments justifient de mettre à disposition des professionnels de santé un document pratique spécifiquement dédié à la vaccination des personnes âgées qui a pour principaux objectifs :de faire la synthèse des données épidémiologiques et immunologiques disponibles à ce jour concernant cette population ;de rappeler les recommandations vaccinales qui existent pour les personnes âgées non seulement en routine mais également dans des contextes particuliers (voyages, entrée en institution, existence de co-morbidités...) ;de faire des propositions de communication pour améliorer la couverture vaccinale chez les personnes âgées, de leur entourage et des professionnels de santé qui les prennent en charge.

HCSP2016_vaccinationpersonnesagees.pdfAdobe Acrobat PDFVaccination des garçons contre les infections à papillomavirus (2016)
Paris : Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), 2016, 45 p.
La grande majorité des hommes et des femmes sont infectés par les papillomavirus humains (HPV) au cours de leur vie. Concernant les hommes, l’infection anale par les HPV et ses manifestations cliniques (lésions pré-cancéreuses, cancers, condylomes anaux) sont plus fréquentes chez ceux ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et en particulier ceux infectés par le VIH. Le HCSP a pris en compte l’efficacité et la tolérance des vaccins HPV, les aspects médico-économiques, l’absence de protection indirecte des HSH par la vaccination des femmes et l’acceptabilité de la vaccination chez les hommes.
Il recommande : qu’un accès au vaccin HPV soit proposé dans les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd) et dans les centres publics de vaccination. Le bénéfice de cette vaccination sera d’autant plus important que le début de l’activité sexuelle sera récent et que le nombre de partenaires passés sera faible. Que cette possibilité d’accès soit relayée par des campagnes d’information adaptées. Par ailleurs, le HCSP rappelle que la vaccination contre les infections à papillomavirus humains est recommandée aux personnes immunodéprimées des deux sexes. Il rappelle également que l’augmentation de la couverture vaccinale des jeunes filles reste la priorité pour la prévention des maladies liées à l’infection par les HPV et qu’une couverture vaccinale élevée chez les femmes procure une protection indirecte chez les hommes hétérosexuels.

HCSP-2016-papillomavirus.pdfAdobe Acrobat PDFNotre santé dans l'arène politique mondiale (2016)
de Marc Danzon, Yves Charpak
Paris : Belin, 2016, 253 p.
Crises sanitaires majeures, comme celles d'Ebola, de la grippe aviaire ou de la grippe H1N1, lobbies politiques et industriels, qualité des soins et des actions de prévention, gestion des campagnes de vaccination face aux craintes populaires, etc... Notre santé à tous est au coeur d'enjeux parfois difficiles à décrypter. Dans ce livre, deux professionnels racontent le dessous des cartes de la politique de la santé. Pas sous un angle docte et académique, mais sous forme d'échanges de lettres, vifs, contradictoires mais constructifs, où chacun expose ses visions et interrogations pour solliciter les positions de l'autre, sans rien cacher au lecteur et sans langue de bois. Éclairé par l'expérience passée et présente de ce duo d'experts, cet ouvrage nous livre une plongée passionnante derrière la scène politique, scientifique et technique de la santé. Il évoque en termes simples la construction de nos systèmes de santé, sur la base de connaissances souvent imprécises, imparfaites, mouvantes et qui même basculent brutalement. Ce qui donne aux citoyens, parfois avec raison, cette impression de flou et d'absence de cohérence que l'on peut reprocher aux experts et aux décideurs. Autour de thèmes d'actualité, c'est finalement l'évaluation de l'efficacité de nos systèmes de santé qui est en filigrane de tous ces échanges, avec son lot de questions pour le futur sur les grands risques que nous font courir nos modes de vie.Comprendre la vaccination (2015)
Saint-Denis (France) : Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), 2015, 32 p.
Brochure qui répond aux interrogations les plus fréquentes du public : À quoi servent les vaccins ? Comment fonctionnent-ils ? Que se passe-t-il si la population arrête de se faire vacciner ? La vaccination comporte-t-elle des risques ? À quoi sert l’aluminium présent dans les vaccins ?, etc. Après avoir répondu à ces questions courantes, la brochure fait un point sur différentes maladies à prévention vaccinale. Elle se clôt sur des conseils pratiques : "Comment conserver les vaccins? Où se faire vacciner ? Comment juger de la fiabilité d'une information concernant la vaccination sur Internet?
INPES-2015-Comprendre_la_vaccination.pdfAdobe Acrobat PDFn° 57 - Septembre 2016 - TDA/H (Bulletin de e-Journal PSE)
Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2016, 8 p.
En ligne : questionsante.org[...]
Dossier : Le TDA/H, tout le monde connaît. Ou croit connaître. Un colloque récent a rappelé un certain nombre de recommandations et (re)dessiné les pistes à suivre pour les enfants atteints de ce trouble. Le tout avec des conclusions pas forcément "politiquement correctes"... Vaccination : A partir de l'analyse des deux derniers rapport d'enquêtes vaccinales, réalisées par Provac en 2015 auprès de nourrissons (Provac-ULB) et auprès d'élèves de 2ième primaire (Provac-UCL), voici les idées du Dr Béatrice Swennen pour continuer à améliorer le suivi du programme de vaccination. Bien-être : Sous l'égide de leur Comité de pilotage, les acteurs impliqués dans les secteurs de l'Enseignement et de l'Aide à la jeunesse bâtissent de nouvelles pratiques de collaboration. Questionnaire : Question Santé s'intéresse à vos besoins en information, relatifs à votre activité en promotion de la santé à l'école.
ONE-2016-Journal_PSE_N_57.pdfAdobe Acrobat PDF
de Bruno Scala
Paris (France) : Institut national de la santé et de la recherche médicale-Inserm, 2017, p. 8
Lors d’une vaccination, le système immunitaire met en action un ensemble de mécanismes pour fabriquer des défenses et les garder en mémoire. Ce processus, d’une grande précision, repose notamment sur une étape : la désensibilisation d’un récepteur membranaire.Increased immunization coverage addresses the equity gap in Nepal
de KC Ashish, Viktoria Nelin
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2017, pp. 261-269
Objectif
Comparer la couverture vaccinale et la répartition équitable de la couverture entre 2001 et 2014 au Népal.
Méthodes
Nous avons utilisé des données provenant d'enquêtes démographiques et sanitaires réalisées en 2001, 2006 et 2011, ainsi que des données tirées d'une enquête par grappes à indicateurs multiples menée en 2014. Nous avons calculé la proportion, en pourcentage moyen, d'enfants ayant reçu le vaccin bilié de Calmette et Guérin (BCG), les trois doses du vaccin antipoliomyélitique, les trois doses du vaccin contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (DCT) et le vaccin contre la rougeole. Afin de mesurer les inégalités entre les différents quintiles de richesse, nous avons calculé l'indice de pente d'inégalité (SII) et l'indice relatif d'inégalité (RII) dans le cadre de toutes les enquêtes.
Résultats
De 2001 à 2014, la proportion d'enfants ayant reçu tous les vaccins à l'âge de 12 mois est passée de 68,8% (intervalle de confiance, IC, à 95%: 67,5–70,1) à 82,4% (IC à 95%: 80,7–84,0). Si la couverture des vaccins BCG, DCT et contre la rougeole a statistiquement augmenté au cours de la période étudiée, la proportion d'enfants ayant reçu la troisième dose du vaccin antipoliomyélitique a diminué de 93,3% (IC à 95%: 92,7–93,9) à 88,1% (IC à 95%: 86,8–89,3). L'amélioration la plus importante en matière de couverture vaccinale a été observée au sein du quintile de richesse le plus bas (de 58% à 77,9%), le quintile le plus riche connaissant seulement une amélioration de 84,8% à 86,0%. Dans le cas des enfants ayant reçu tous les vaccins, le SII est passé de 0,070 (IC à 95%: 0,061–0,078) à 0,026 (IC à 95%: 0,013–0,039) et le RII de 1,13 à 1,03.
Conclusion
L'amélioration de la couverture vaccinale entre 2001 et 2014 au Népal résulte essentiellement des interventions ciblant les populations défavoriséesRuptures de stock répétées de vaccin BCG en France
de Céline Fleury
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2017, pp.41 - 45
Les premières pénuries de vaccins BCG ont débuté dès 2013 à travers le monde , la France fait partie des principaux pays européens affectés par ces ruptures de stocks.Après les rappels de la réglementation nationale vaccinale contre la tuberculose, cet article décrit les dysfonctionnements induits par ces ruptures de stock dans un centre de santé de Seine-Saint-Denis, département français où l’incidence de la tuberculose est la plus importante.Ce constat de terrain met en évidence deux types d’insuffisances dans la communication institutionnelle envers les professionnels de santé concernés : une communication incomplète sur les prévisions de ruptures de stock et de ses durées ainsi que sur les informations techniques concernant le déploiement du BCG multi-doses destiné au marché polonais en remplacement du BCG SSI. Nous rapportons ensuite les conséquences de ces carences d’information sur le fonctionnement de ce centre de santé et sur les soignants.À la lumière de cette situation, nous proposons des pistes d’amélioration de la communication auprès des professionnels de santé.Adapting Nepal’s polio eradication programme
de PAUDEL K.P., HAMPTON L.M., GURUNG S.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2017, pp.227-232
ProblèmeDe nombreux pays ont des systèmes de vaccination et de surveillance des maladies déficients. L’élimination de la poliomyélite crée l'occasion d'employer le personnel et les ressources du programme d'éradication de la poliomyélite pour contrôler d'autres maladies évitables par la vaccination et améliorer les systèmes de vaccination et de surveillance des maladies.ApprocheEn 2003, le système de surveillance active du programme népalais d'éradication de la poliomyélite a commencé à rendre compte des cas de rougeole et de tétanos néonatal. Les cas d'encéphalite japonaise et de rubéole ont été ajoutés au système de surveillance en 2004. Le personnel du programme a soutenu la création et la mise en œuvre de politiques gouvernementales de vaccination, a aidé à lancer des campagnes de vaccination et a formé du personnel gouvernemental sur les pratiques de signalement et la gestion des vaccins.Environnement localLe Népal a éradiqué la poliomyélite autochtone en 2000 et a su contrôler des flambées de poliomyélite importée en 2005 et 2010.Changements significatifsEn 2014, les activités de surveillance ont été étendues à 299 sites, avec une surveillance active de la rougeole, de la rubéole et du tétanos néonatal comprenant des visites hebdomadaires de 15 médecins de surveillance. En 2014, le réseau de surveillance sentinelle de l'encéphalite japonaise couvrait 132 sites. Depuis 2002, le personnel du programme d'éradication a aidé à introduire six nouveaux vaccins et à pérenniser les financements provenant de Gavi-L'Alliance du vaccin. Ce personnel a également prêté son assistance pour répondre à d'autres épisodes sanitaires dans le pays.Leçons tiréesEn élargissant les activités de son programme d'éradication de la poliomyélite, le Népal a amélioré ses systèmes de surveillance et la couverture vaccinale d'autres maladies évitables par la vaccination. Pour cet élargissement, la pérennisation des aides des donateurs, une étroite collaboration avec le Programme élargi de vaccination et la mobilisation du personnel qualifié du programme d'éradication de la poliomyélite ont joué un rôle clé.Pre-exposure rabies prophylaxis
de KESSELS J.A., RECUENCO S., NAVARRO-VELA A.M.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2017, pp.210-219
ObjectifAnalyser l'innocuité et l'immunogénicité de la prophylaxie pré-exposition à la rage (notamment le schéma de vaccination accéléré, la co-administration d'autres vaccins et les injections de rappel), son rapport coût-efficacité ainsi que les recommandations d'utilisation, en particulier dans les zones à haut risque.MéthodesNous avons recherché, dans les bases de données de PubMed, du Centre for Agriculture and Biosciences International, de la Cochrane Library et de Web of Science, des articles sur la prophylaxie pré-exposition à la rage publiés entre 2007 et le 29 janvier 2016. Nous avons aussi analysé des données de terrain provenant de campagnes pour la prophylaxie pré-exposition menées au Pérou et aux Philippines.RésultatsLa prophylaxie pré-exposition à la rage était sûre et immunogène pour les enfants et les adultes, même co-administrée avec les vaccins systématiques des enfants et le vaccin contre l'encéphalite japonaise. Les éléments disponibles indiquent que les programmes de vaccination plus courts ainsi que ceux comportant des doses plus faibles sont sûrs et immunogènes et que les intervalles de rappel pourraient aller jusqu'à 10 ans. Selon les rares études sur les coûts, en tenant compte du coût actuel des vaccins et de leur administration, dans la plupart des cas, les campagnes pour la prophylaxie pré-exposition ne seraient pas rentables. Même s’il a été recommandé d’appliquer une prophylaxie pré-exposition dans les populations à haut risque, seuls le Pérou et les Philippines ont mis en œuvre des programmes nationaux à cet égard. Dans l'avenir, des schémas de vaccination accélérés et de nouveaux vaccins pourraient en simplifier l'administration, à des prix plus abordables.ConclusionLa prophylaxie pré-exposition à la rage est sûre et immunogène et devrait être envisagée: (i) lorsque l'accès à la prophylaxie post-exposition est limité ou tardif, (ii) lorsque le risque d'exposition est élevé et pourrait passer inaperçu, et (iii) lorsqu'il est difficile de lutter contre la rage dans le réservoir animal. La prophylaxie pré-exposition ne doit pas empêcher les efforts de vaccination des chiens, la prophylaxie post-exposition ou la sensibilisation à la prévention de la rage dans les communautés locales.Hepatitis B vaccination timing
de SCHWEITZER A., AKMATOV M.K., KRAUSE G.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2017, pp.199-209
ObjectifÉtudier l'impact des calendriers de vaccination et des types de vaccins contre l'hépatite B sur la date des vaccinations contre l'hépatite B.MéthodesNous avons eu recours à des données concernant 211 643 enfants qui étaient issues d'enquêtes démographiques et sanitaires menées dans 47 pays à revenu faible et intermédiaire (année médiane: 2012). Ces données provenaient de carnets de vaccination et d'entretiens avec les mères. Nous avons regroupé les pays en fonction du calendrier de vaccination et du type de vaccin utilisé (monovalent ou combiné). Pour chaque pays, nous avons calculé la couverture vaccinale contre l'hépatite B ainsi que l'administration en temps voulu des doses du vaccin. Nous avons utilisé des modèles de régression logistique multivariée pour étudier l'effet des calendriers de vaccination et des types de vaccins sur les retards de vaccination.RésultatsD'importants retards de vaccination ont été observés, y compris dans les pays où la couverture vaccinale était relativement élevée, pour toutes les doses. Le retard moyen était de 1,0 semaine (intervalle interquartile, IQR: 0,3 à 3,6) pour la première dose (n = 108 626 enfants) et de 3,7 semaines (IQR: 1,4 à 9,3) pour la troisième dose (n = 101 542). Nous avons observé que la probabilité de retards avait tendance à être plus faible pour les calendriers de vaccination qui débutaient à l'âge de 6 et de 9 semaines. Pour la première dose vaccinale, nous avons noté une probabilité de retard plus faible lorsqu'il s'agissait de vaccins combinés que de vaccins monovalents (rapport des cotes ajusté: 0,76, intervalle de confiance de 95%: 0,71 à 0,81).ConclusionLes écarts importants au niveau de la couverture vaccinale contre l'hépatite B et du respect des calendriers de vaccination dans les différents pays soulignent la nécessité de continuer à renforcer les systèmes nationaux de vaccination. Débuter les vaccinations en temps voulu pourrait permettre d'administrer les rappels en temps voulu également et d'améliorer la couverture globale. Nous suggérons d'intégrer la date des vaccinations comme indicateur de performance des programmes de vaccination, en complément de la mesure de la couverture vaccinale.An equity dashboard to monitor vaccination coverage
de ARSENAULT C.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2017, pp.128-134
Le suivi de l’équité est une priorité pour Gavi, l’Alliance du Vaccin et pourceux qui mettent en œuvre le Programme de développement durable àl’horizon 2030. Dans le cadre de sa nouvelle phase d’opérations, Gavia repensé son approche relative au suivi de l’équité en matière decouverture vaccinale. Afin de contribuer à cet effort, nous avons réaliséune analyse systématique des inégalités en matière de couverturevaccinale dans 45 pays soutenus par Gavi et comparé les résultatsobtenus à partir de différentes méthodes de mesure. Nous nous sommesappuyés sur nos conclusions pour formuler des recommandationsconcernant l’approche adoptée par Gavi pour suivre l’équité. Cetteapproche impliquait de définir les populations vulnérables, de choisirdes mesures appropriées pour quantifier les inégalités et d’établir descritères en matière d’équité qui reflètent les ambitions du programmede développement durable. Dans le présent article, nous expliquons laraison d’être de nos recommandations et le but de l’élaboration d’unmeilleur outil de suivi de l’équité. L’approche précédemment utilisée parGavi pour mesurer l’équité consistait à calculer la différence en matièrede couverture vaccinale entre les quintiles de richesse les plus élevés etles plus bas d’un pays. Nous recommandons de suivre des dimensionsde la vulnérabilité (éducation maternelle, lieu de résidence, sexe desenfants et indice de pauvreté multidimensionnelle) autres que l’indicede richesse. Lorsqu’une dimension inclut divers sous-groupes, il convientd’utiliser des mesures de l’inégalité prenant en compte les informationsrelatives à tous les sous-groupes. Nous conseillons également de suivreles mesures absolues mais aussi relatives d’inégalité au fil du temps.Enfin, nous suggérons que les critères en matière d’équité visentl’élimination complète des inégalités. Afin de faciliter le suivi de l’équité,nous recommandons l’utilisation d’un outil d’affichage de données – letableau de bord de l’équité – pour favoriser la prise de décision dansle cadre du programme de développement durable. Nous mettons enavant les principaux avantages de cet outil à l’aide de données provenantde Côte d’Ivoire et d' Haiti
de SECK I., DIOP B., MAKHAR-LEYE M.
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2016, pp.807 - 815
Introduction : Les couvertures vaccinales (CV) les plus basses sont enregistrées en Afrique où les systèmes de santé ne prennent pas en compte les disparités géographiques. L’objectif de cette étude était d’identifier les déterminants sociaux de la CV de routine des enfants de 12 à 23 mois dans la région de Kaolack.Méthodologie : Une étude transversale, descriptive à visée analytique a été menée dans les quatre districts sanitaires de Kaolack. L’étude s’est déroulée du 1er au 30 juin 2014. Un sondage en grappes a été effectué. La collecte des données s’est faite grâce à un questionnaire confectionné, pré-testé et administré aux mères ou gardiennes d’enfants par des enquêteurs formés et supervisés. L’analyse bi-variée a été faite grâce au logiciel Epi Info 3.5.4.Résultats : L’échantillon comportait 849 mères ou gardiennes d’enfants. L’âge des mères ou gardiennes d’enfants était compris entre 15 et 70 ans avec un âge moyen de 26,8 ans (± 6,9). Plus de la majorité d’entre elles habitaient en milieu rural (73,3 %), étaient mariées (96,3 %), sans activités génératrices de revenus (79,7 %), alphabétisées (62,5 %) et avaient au moins quatre enfants (75,1 %). Parmi elles, 20,1 % connaissaient le calendrier vaccinal, 87,9 % pouvaient citer au moins une manifestation adverse post injection (MAPI), 63,3 % connaissaient les maladies cibles du PEV. Elles respectaient le calendrier vaccinal (91,3 %) et se rendaient à la structure sanitaire en cas de rendez-vous manqué (52,3 %). Seulement 39,1 % d’entre elles signalaient les MAPI et 59,7 % faisaient des soins à domicile.Celles qui habitaient en milieu rural et qui avaient des activités génératrices de revenus (AGR) connaissaient mieux le calendrier vaccinal (pVaccination timing of low-birth-weight infants in rural Ghana
de O'LEARY M.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2016, pp.442-451
ObjectifExaminer les retards d'administration de la première et de la troisième dose de vaccin diphtérie–tétanos–coqueluche (DTP1 et DTP3) chez les nourrissons au faible poids de naissance au Ghana, ainsi que les déterminants associés.MéthodesNous avons utilisé les données issues d'un vaste essai sur la vitamine A, mené dans la population en 2010–2013, et qui portait sur 22 955 nourrissons. Nous avons déterminé le taux de vaccination ainsi que les caractéristiques des mères et des enfants et avons comparé trois catégories de nourrissons au faible poids de naissance (2,0–2,4 kg, 1,5–1,9 kg, etTetanus disease and deaths in men reveal need for vaccination
de DALAL S.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2016, pp.613-621
Avec l'orientation des efforts sur l'élimination du tétanos maternel et néonatal, une moindre attention a été portée sur l'incidence et la mortalité du tétanos dans la population masculine. Depuis 2007, la circoncision médicale masculine volontaire s'est intensifiée dans 14 pays d'Afrique subsaharienne, en tant qu'intervention efficace pour réduire le risque d'acquisition du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez les hommes. Dans le cadre d'une analyse des effets indésirables de ces programmes, nous avons identifié 13 cas de tétanos, dans cinq pays, qui ont été notifiés à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) jusqu'à mars 2016. Huit patients sont décédés et un seul patient avait un antécédent connu de vaccination antitétanique. Sur plus de 11 millions de procédures réalisées, les infections tétaniques suite à une circoncision médicale masculine volontaire ont été rares. Néanmoins, ces cas d'infection nous ont poussés à mener une étude des données disponibles sur la couverture antitétanique et sur la notification des cas en Afrique subsaharienne, complétée par une revue de la littérature sur le tétanos non-néonatal en Afrique sur la période de 2003 à 2014. Sur la période étudiée, les pays répertoriés dans la Région africaine de l'OMS correspondent au plus grand nombre de cas de tétanos non-néonatal pour un million d'habitants et à la plus faible couverture vaccinale par anatoxine tétanique. En 2013, dans les 14 pays considérés, le taux d'administration de la troisième dose du vaccin diphtérie-tétanos-poliomyélite se situait entre 65% et 98%. Selon les études réalisées dans des hôpitaux, le tétanos non néonatal est responsable de 0,3 à 10,7% des admissions, pour lesquelles 71% des patients, en moyenne, sont des hommes. L'identification des cas de tétanos déclarés après une circoncision médicale masculine volontaire a permis de révéler une disparité homme-femme en termes de mortalité, en défaveur des hommes. L'intégration de la vaccination antitétanique des garçons et des hommes dans les programmes nationaux devrait être une priorité pour poursuivre l'objectif de couverture sanitaire universelle.The International Finance Facility for Immunisation
de BUQUE T.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2016, pp.687-693
ObjectifÉvaluer la compréhension et l'opinion qu'ont les parties prenantes sur la Facilité financière internationale pour la vaccination (International Finance Facility for Immunisation / IFFIm), identifier les facteurs qui influent sur les niveaux de financement, et s'interroger sur l'utilisation future de l'IFFIm.MéthodesEntre juillet et septembre 2015, nous avons interrogé 33 membres provenant de 25 organisations identifiées comme des parties prenantes de l'IFFIm. Au total, 22,5 heures d'entretiens semi-structurés ont été enregistrées, transcrites et analysées en utilisant une méthode de cadre.RésultatsLa perception par les parties prenantes du mécanisme de financement de l'IFFIm et de ses résultats est variable, et nombre de parties prenantes souhaiteraient avoir plus d'informations. Les participants ont souligné le fait que le changement de l'environnement macroéconomique survenu après la crise financière de 2008 a affecté les politiques nationales dans les pays donateurs et par conséquent le nombre de nouveaux engagements reçus dans le cadre de l'IFFIm. Étant donné que Gavi- L'Alliance du vaccin est aujourd'hui considérée comme une organisation arrivée à maturité et une réussite, les participants ont indiqué que les bailleurs de fonds préfèrent désormais donner directement à Gavi. Pour sa part, l'industrie pharmaceutique apprécie l'IFFIm parce qu’elle permet à la fois une stabilité des financements et de la souplesse. D'autres parties prenantes apprécient le fait que l'IFFIm permette d'accéder rapidement à des fonds et qu'elle permette à Gavi d'améliorer la couverture vaccinale. De manière générale, les parties prenantes estiment que l'IFFIm est un succès, même si leur opinion diverge quant au rôle de l'IFFIm à l’avenir. Les participants ont évoqué deux applications pour lesquelles des mécanismes de financement obligataire pourraient être appropriés: les plans d'intervention d'urgence et des interventions orientées-résultats et limitées dans le temps.ConclusionIl est nécessaire de réévaluer les avantages des fonds récoltés par l'IFFIm. Des financements obligataires pourraient être utilisés pour lever des fonds pour d'autres enjeux sanitaires mondiaux. Mais ces utilisations potentielles devront être attentivement considérées au regard de critères permettant de déterminer leur efficacité et en prévoyant des indicateurs de résultats quantifiables pour évaluer leur performance.
de BEKOLO C.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2016, pp.667-674
ObjectifDéterminer si la vaccination orale préventive contre le choléra diminue la gravité de cette maladie et la mortalité qui lui est associée chez les individus qui attrapent le choléra lors d'une flambée.MéthodesL'étude s'est basée sur une analyse rétrospective de données démographiques et cliniques provenant de 41 centres de traitement du choléra au Soudan du Sud et relatives à des patients ayant contracté le choléra entre le 23 avril et le 20 juillet 2014 lors d'une épidémie de grande ampleur, quelques mois après une campagne de vaccination orale préventive. Les patients qui ont souffert de déshydratation sévère ont été considérés comme atteints d'une infection cholérique grave. Une comparaison a été établie entre les patients vaccinés et ceux qui ne l'ont pas été et une analyse de régression logistique multivariée a été utilisée pour identifier les facteurs associés au développement d'une forme sévère de la maladie ou au décès.RésultatsAu total, 4115 patients atteints de choléra ont été traités dans les 41 centres: 1946 (47,3%) ont développé une forme sévère de la maladie et 62 (1,5%) sont décédés. L'analyse multivariée a montré que le risque de développer une forme sévère de la maladie était 4,5 fois moindre pour les patients ayant reçu deux doses de vaccins oraux contre le choléra que pour les patients non vaccinés (rapport des cotes ajusté, RCa: 0,22, intervalle de confiance, IC, à 95%: 0,11–0,44). En outre, le risque de décès était considérablement plus élevé chez les patients ayant développé une forme sévère de la maladie que chez les autres (RCa: 4,76, IC à 95%: 2,33–9,77).ConclusionLa vaccination préventive avec deux doses de vaccins oraux contre le choléra a été associée à une réduction significative du risque de développer une forme sévère du choléra lors d'une flambée au Soudan du Sud. Par ailleurs, le développement d'une forme sévère de la maladie est le plus important facteur prédictif de décès. Deux doses de vaccins oraux contre le choléra doivent être utilisées dans les situations d'urgence pour réduire la charge de morbidité.Estimation of child vaccination coverage at state and national levels inIndia
de BHATNAGAR P.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2016, pp.728-734
ObjectifExaminer, pour la période 1999-2013, les données relatives à la couverture vaccinale des enfants au niveau étatique en Inde et fournir des estimations de la couverture vaccinale aux niveaux étatique et national.MéthodesNous avons rassemblé des données provenant, entre autres sources, de rapports administratifs et d'enquêtes auprès de la population pour obtenir des estimations annuelles de la couverture vaccinale. Notre étude a porté sur le vaccin bilié de Calmette et Guérin, la première et la troisième dose du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, la troisième dose du vaccin antipoliomyélitique oral et la première dose du vaccin contre la rougeole. Nous avons obtenu des données pertinentes couvrant la période 1999-2013 pour 16 États et territoires et la période 2001-2013 pour l'État du Jharkhand, qui a vu le jour en 2000 seulement. Nous avons ensuite regroupé les estimations au niveau étatique qui en découlaient à l'aide d'une approche pondérée selon la population afin d'obtenir des valeurs nationales.RésultatsPour chaque type de vaccination étudié, environ la moitié des 253 estimations de la couverture annuelle au niveau étatique que nous avons établies était basée sur des résultats d'enquêtes. Les autres reposaient sur une interpolation entre les points d'ancrage – ou une extrapolation à partir des points d'ancrage – ou, plus rarement, sur des données administratives. Nos estimations nationales faisaient état, pour chacun des vaccins étudiés, d'une augmentation progressive de la couverture vaccinale entre 1999 et 2010, puis d'une stagnation.ConclusionLa prestation de services de vaccination systématique à l'intention des enfants indiens semble s'être améliorée entre 1999 et 2013. Il reste néanmoins encore beaucoup à faire pour favoriser l'enregistrement et l'établissement de rapports sur la couverture vaccinale des enfants en Inde et il est recommandé de réaliser des études systématiques régulières sur les données relatives à la couverture.Adding interventions to mass measles vaccinations in India
de JOHRI M.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2016, pp.718-728
ObjectifQuantifier l'impact sur la mortalité d'un hypothétique ensemble d'interventions à fort impact et techniquement réalisables pour la survie de la mère et de l'enfant lors d'une activité de vaccination antirougeoleuse supplémentaire menée en Inde de 2010 à 2013.MéthodesPour 12 des États indiens participant à l'activité de vaccination supplémentaire, nous avons élaboré des modèles LiST (Lives Saved Tool – Outil de Vies Sauvées) en fonction de données ventilées par État et par sexe sur la mortalité – tirées de l'étude indienne Million Deaths Study –, et sur la couverture des services de santé – tirées d'enquêtes auprès des ménages indiens. Des interventions supplémentaires potentielles ont été identifiées à l'aide d'un examen de la littérature et de consultations d'experts. Nous avons quantifié le nombre de vies sauvées dans le cadre d'une campagne de vaccination antirougeoleuse seule par rapport à une campagne de vaccination antirougeoleuse comportant six interventions supplémentaires (analyse nutritionnelle et alimentation d'appoint pour les enfants, supplémentation en vitamine A et en zinc pour les enfants, supplémentation en micronutriments multiples et en calcium au cours de la grossesse et distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d'insecticide).RésultatsD'après nos estimations, la campagne de vaccination antirougeoleuse a permis de sauver 19 016 enfants âgés de moins de 5 ans. Il a été calculé qu'une hypothétique campagne de vaccination antirougeoleuse incluant des interventions supplémentaires permet de sauver quelque 73 900 vies (étendue: 70 200–79 300), prévenant le décès de 73 700 enfants (étendue: 70 000–79 000) et de 300 mères (étendue: 200–400). Les interventions les plus efficaces se sont avérées être les moustiquaires imprégnées, le vaccin contre la rougeole et la supplémentation préventive en zinc. Les filles représentaient 66% des vies sauvées escomptées (12 712/19 346) dans le cadre de la campagne de vaccination antirougeoleuse et 62% des vies sauvées (45 721/74 367) dans le cadre de la campagne hypothétique incluant des interventions supplémentaires.ConclusionEn Inde, une campagne de vaccination antirougeoleuse comportant des interventions réalisables à fort impact pourrait considérablement accroître le nombre de vies sauvées et réduire les inégalités entre les sexes concernant la mortalité infantile.Hepatitis B immunization for indigenous adults, Australia
de WATTIAUX A.L.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2016, pp.826-834
ObjectifQuantifier les disparités entre les populations autochtones et non autochtones d'Australie en ce qui concerne l'incidence de l'hépatite B et estimer l'impact potentiel d'un programme de vaccination contre l'hépatite B destiné aux adultes autochtones non immunisés.MéthodesÀ l'aide des données nationales sur les nouveaux cas d'hépatite B signalés entre 2005 et 2012, nous avons estimé le taux d'incidence ainsi que les ratios des taux pour les personnes autochtones et les non autochtones et les avons comparés, en procédant à des ajustements pour tenir compte des sous-signalements. L'impact potentiel d'un programme de vaccination contre l'hépatite B destiné aux adultes autochtones non immunisés a été déterminé à l'aide d'un modèle de simulation de Monte Carlo par chaînes de Markov.RésultatsSur les 54 522 cas d'hépatite B signalés entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2012, 1953 concernaient des personnes qui avaient récemment contracté la maladie. Le taux de signalement des hépatites B aiguës était nettement plus élevé pour les Australiens autochtones que pour les non autochtones. Le taux pour 100 000 habitants, tous âges confondus, était respectivement de 3,6 (156/4 368 511) et de 1,1 (1797/168 449 302) pour les autochtones et les non autochtones. Le ratio des taux de signalement standardisés selon l'âge était de 4,0 (intervalle de confiance de 95%: 3,7-4,3). Si 50% des adultes autochtones non immunisés (soit 20% de l'ensemble des adultes autochtones) étaient vaccinés, dans le cadre d'un programme sur 10 ans, 527 à 549 nouveaux cas d'hépatite B aiguë pourraient être évités.ConclusionD'importantes inégalités sanitaires persistent entre les Australiens autochtones et non autochtones en ce qui concerne l'hépatite B évitable par la vaccination. Un programme de vaccination destiné aux adultes autochtones pourrait avoir un impact considérable sur la prévention des cas d'hépatite B aiguë, avec un nombre relativement faible de personnes à vacciner pour éviter l'apparition de nouveaux cas.Inequalities in full immunization coverage
de RESTREPO MENDEZ M-C.
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2016, pp.794-805
ObjectifÉtudier les disparités en matière de couverture vaccinale complète (disparités entre pays et au sein des pays), à partir des données obtenues pour 86 pays à revenu faible ou intermédiaire.MéthodesEn mai 2015, en utilisant des données issues des plus récentes enquêtes démographiques et sanitaires et d'enquêtes en grappes à indicateurs multiples, nous avons étudié les inégalités dans la couverture vaccinale complète (soit l'administration d'une dose du vaccin bilié de Calmette et Guérin, d'une dose de vaccin antirougeoleux, de trois doses de vaccin diphtérie-coqueluche-tétanos et de trois doses de vaccin antipoliomyélitique), dans 86 pays à revenu faible ou intermédiaire. Nous avons ensuite analysé l’évolution au fil du temps du niveau de couverture et des inégalités de cette couverture dans huit des pays étudiés.RésultatsDans chacune des régions de l'Organisation mondiale de la Santé, près de 56 à 69% des enfants éligibles vivant dans un pays à revenu faible ou intermédiaire a bénéficié d'une couverture vaccinale complète. Néanmoins, dans chaque région, le taux de couverture moyen enregistré varie énormément. Dans la Région africaine, par exemple, ce taux est compris entre 11,4% au Tchad et 90,3% au Rwanda. Nous avons décelé une inégalité en faveur des riches dans 45 des 83 pays pour lesquels nous avons obtenu des données exploitables et une inégalité favorable aux urbains dans 35 des 86 pays étudiés. Parmi les pays pour lesquels nous avons analysé l’évolution de la couverture vaccinale au fil du temps, Madagascar et le Mozambique sont ceux qui ont fait les plus gros progrès dans l'amélioration du niveau de couverture vaccinale complète au cours des vingt dernières années, notamment auprès des quintiles les plus pauvres de leur population.ConclusionDans la majorité des pays à revenu faible ou intermédiaire, il existe des inégalités en faveur des riches et des urbains en matière de couverture vaccinale complète, des inégalités qui ne sont pas observables lorsque l'on considère uniquement les moyennes nationales.
de GOIRAND L
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2015, pp.809 - 818
Introduction : Le département de l’Isère a réalisé une étude sur la couverture vaccinale et les lieux de vaccination des enfants scolarisés en Isère. L’objectif de cet article est de présenter la méthode, originale et robuste, utilisée dans cette étude. Nous décrirons également la participation à l’étude.Méthodes : Une étude transversale a été réalisée chez les enfants de quatre ans en 2010/2011 à l’occasion des bilans de santé en école maternelle. Cent écoles ont été tirées au sort selon un plan de sondage complexe. Les carnets de vaccination de tous les élèves examinés en bilan ont été photographiés. Les données ont été apurées et redressées.La participation des enfants à l’étude a été étudiée en distinguant les motifs d’exclusion liés au mode de recueil des données ou propre aux bilans de santé. Les facteurs étudiés concernaient les caractéristiques intrinsèques des écoles et des données d’organisation des bilans.Résultats : Sur 100 écoles enquêtées, 2588 élèves ont été inclus dans l’étude pour un taux de participation de 85,1 %. Parmi les élèves sélectionnés, 9,6 % étaient exclus pour des motifs propres aux bilans et 5,3 % pour des motifs spécifiques à l’étude. La participation était meilleure pour les élèves examinés par une équipe de Protection maternelle et infantile (PMI) spécialisée dans les bilans. Il s’agit du seul facteur qui semble jouer sur la participation classique des élèves au bilan de santé en école maternelle.Discussion : Ce résultat est probablement généralisable aux autres missions de la PMI, et apporte un élément important pour l’organisation des activités de la PMI.Rapport sur la politique vaccinale. Janvier 2016
de HUREL S.
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2016, pp.72-126
La politique vaccinale a fait l’objet de controverses, et ce, depuis de très nombreuses années. Le rôle majeur de la vaccination en santé publique, avec son succès tangible lié à des baisses de mortalité et de morbidité pour des maladies graves, avait conduit à la plupart des scientifiques et les pouvoirs publics à écarter pendant longtemps ce sujet du débat. Limités pendant longtemps au champ des « mouvements anti-vaccinations », les questionnements émanent aujourd’hui également d’autres acteurs. Les interrogations portent notamment sur l’intérêt et de l’innocuité des vaccins. Le contexte a changé. L’expertise dans ce domaine s’est complexifiée. Une certaine méfiance s’est installée vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques et, même si elle n’est pas majoritaire, vis-à-vis de la vaccination. « La recommandation vaccinale ne se situe donc plus dans un univers consensuel, mais durablement controversé dans lequel la portée et les limites de l’expertise sont redéfinies » [1]. Dans le même temps, on constate la persistance des flambées épidémiques de maladies à prévention vaccinale et des lacunes dans la couverture vaccinale. Cette situation et l’avis du Haut conseil de santé publique (HCSP) de septembre 2014 concernant la vaccination sur les principes de l’obligation vaccinale et de la levée des obstacles financiers à la vaccination méritent donc une réponse.
de GRANGEOT-KEROS L.
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2016, pp.215-235
La vaccination, acte individuel de protection pour un bénéfice épidémiologique collectif, a permis le recul, voire la disparition de maladies infectieuses dont les conséquences sont dramatiques tout particulièrement dans les pays non industrialisés. Cependant, on assiste aujourd’hui en France à une baisse de confiance de la population, relayée par les médias, vis-à-vis de la politique vaccinale. Bien plus, l’utilité de certains vaccins et la sécurité des vaccins en général, mais plus particulièrement des vaccins à adjuvants aluminiques, sont remises en question par une partie de la population et du corps médical. Cette situation, à l’origine de débats, rapports et publications contradictoires, est liée à la description d’une lésion histologique post-vaccinale appelée myofasciite à macrophages (MFM), associée à des manifestations cliniques.C’est pourquoi l’Académie nationale de pharmacie a mis en place un groupe de travail pour ré-analyser, avec rigueur et objectivité, le rapport bénéfice/risque des vaccins contenant un adjuvant aluminique en se fondant sur des éléments scientifiques fournis par les études récentes.Après un rappel des connaissances actuelles sur l’aluminium et les adjuvants aluminiques, seront présentées les données récentes obtenues par les études cliniques et les données actualisées de pharmacovigilance et de pharmaco-épidémiologie ainsi que par les études expérimentales.
de Mira Johri, Myriam Cielo Perez
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2015, pp. 339-346
Objectif Déterminer, parmi les stratégies visant à accroître la demande de vaccination, celles qui sont efficaces pour augmenter la couverture vaccinale des enfants dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Méthodes Nous avons recherché, dans les bases de données MEDLINE, EMBASE, de la bibliothèque Cochrane, POPLINE, ECONLIT, CINAHL, LILACS, BDSP, Web of Science et Scopus, des études à ce sujet, publiées en allemand, en anglais, en espagnol, en français, en hindi, et en portugais, jusqu'au 25 mars 2014. Nous avons inclus les études relatives à des interventions visant à accroître la demande de vaccination systématique des enfants. Les études étaient recevables si elles avaient été menées dans des pays à revenu faible et intermédiaire et si elles étaient de type essai contrôlé randomisé, essai contrôlé non randomisé, contrôle avant et après ou étude de séries temporelles interrompues. Nous avons estimé le risque de biais suivant les directives de la collaboration Cochrane et avons réalisé une méta-analyse à effets aléatoires. Résultats Nous avons relevé 11 études, comprenant quatre essais contrôlés randomisés, six essais contrôlés randomisés en grappes et une étude contrôlée avant et après, qui ont été publiées en anglais entre 1996 et 2013. Les participants étaient généralement les parents de jeunes enfants exposés à une intervention éligible. Six études montraient un faible risque de biais et cinq études avaient un risque de biais moyen à élevé. Nous avons réalisé une analyse combinée en tenant compte des 11 études, avec des données provenant de 11 512 participants. Les interventions axées sur la demande étaient associées à une administration de vaccins sensiblement plus élevée, risque relatif (RR) : 1,30; intervalle de confiance de 95%, IC : 1,17-1,44). L'analyse de sous-groupes a également montré des effets importants pour sept études décrivant des interventions d'éducation ou d'application des connaissances, RR : 1,40 (IC de 95% : 1,20–1,63) et pour quatre études décrivant le recours à des incitations, RR : 1,28 (IC de 95% : 1,12-1,45). Conclusion Les interventions axées sur la demande entraînent des avantages notables pour la vaccination des enfants dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Les démarches éducatives ainsi que le recours à des incitations étaient tous deux des stratégies efficaces.
de Reinhard Kaiser, Messeret Shibeshi
Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2015, pp. 314-319
Objectif Évaluer les méthodes employées dans l'évaluation de la couverture vaccinale antirougeoleuse, identifier les problèmes de qualité et formuler des recommandations d'amélioration. Méthodes Nous avons passé en revue les enquêtes d'évaluation des activités supplémentaires de vaccination antirougeoleuse menées en 2012 et 2013 dans des pays de l'est et du sud de l'Afrique. Nous avons spécifiquement étudié la (ou les) structure(s) chargée(s) de mener chaque enquête, la conception des enquêtes (sondages par grappes), la taille des échantillons, le nombre de grappes étudiées et d'enfants par grappe, l'enregistrement des vaccinations et les méthodes d'analyse. Nous avons documenté les méthodes d'échantillonnage appliquées au niveau des grappes, des ménages et des enfants considérés individuellement. Nous avons également évalué la durée de la formation des équipes de terrain, aux niveaux nationaux et régionaux, la composition de ces équipes et les activités de supervision qui ont été réalisées. Résultats Ces enquêtes ont été menées aux Comores, en Érythrée, en Éthiopie, au Kenya, au Lesotho, au Malawi, au Mozambique, en Namibie, en Ouganda, au Rwanda, au Swaziland, en Zambie et au Zimbabwe. Sur les 13 rapports que nous avons étudiés, des lacunes ont été constatées concernant les autorisations par comité d'éthique (10 rapports), le calcul de la taille des échantillons (9 rapports), les méthodes d'échantillonnage (6 rapports), les activités de formation (12 rapports), les structures de supervision (13 rapports) et l'analyse des données (11 rapports). Conclusion Nous recommandons des améliorations dans la documentation des campagnes de vaccination de routine et des activités de vaccination supplémentaires, au moyen de cartes de vaccination conservées au domicile ou d'autres types de documents. Pour les enquêtes faisant suite à des activités de vaccination supplémentaires, un protocole standard doit être défini. Enfin, nous recommandons d'établir des normes pour la rédaction des rapports et pour l'examen technique des protocoles et des rapports. Ainsi, nous pourrions obtenir des résultats d'enquêtes de couverture vaccinale précis, comparables, fiables et directement exploitables en vue de l'amélioration des programmes.Conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de coqueluche
de ABITEBOUL D.
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2015, pp.133-151
La dernière mise à jour des recommandations du Haut Conseil de la santé publique sur la conduite à tenir devant un ou plusieurs de coqueluche date du 5 septembre 2008 [1]. Depuis, la situation épidémiologique a évolué avec notamment la survenue d’un nouveau cycle épidémique en 2012–2013. Certains pays ont apporté des données suggérant une limitation de la durée de protection conférée par les vaccins coquelucheux. Il est apparu que les nouvelles techniques de PCR utilisées pouvaient majorer le nombre de cas de coqueluche du fait du manque de spécificité de la technique. Par ailleurs, les sérologies ne sont désormais plus remboursées. Enfin, les recommandations vaccinales ont évolué avec la modification du schéma vaccinal des nourrissons et des enfants et l’introduction de rappels chez les adultes en milieu professionnel et dans le cadre du cocooning. Ces faits justifient une réactualisation des recommandations sur la conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de coqueluche.
de FLEURET C.
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2016, pp.158-168
Les infections virales sont les principales causes des exanthèmes de l’enfant. Parmi les exanthèmes fébriles, les exanthèmes maculopapuleux sont les plus fréquents. Les hypothèses bactériennes, toxiniques ou médicamenteuses (toxidermie) doivent néanmoins être éliminées. Du fait de la pluralité fréquente des facteurs étiologiques, il est souvent difficile de porter avec certitude le diagnostic d’exanthème viral. Il est nécessaire d’évoquer les maladies éruptives et surtout de les confirmer du fait de la gravité potentielle de certaines d’entre elles (intérêt de la vaccination+++). Il convient également de reconnaître la maladie de Kawasaki qui représente une urgence diagnostique et thérapeutique : à évoquer devant tout exanthème fébrile persistant chez un enfant, sans point d’appel infectieux mais associé à un syndrome inflammatoire biologique.L’engagement des médecins généralistes français dans la vaccination
de MARTINEZ L.
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2016, pp.19 - 32
Objectifs : La vaccination est efficace pour réduire morbidité et mortalité liées aux maladies infectieuses. Les médecins généralistes sont le premier effecteur de la vaccination en France. Notre objectif était de mener une étude exploratoire qualitative chez les médecins généralistes afin de caractériser les facteurs associés à leur engagement dans la vaccination. Méthodes : Une recherche qualitative par entretiens de groupe suivant un guide de discussion semi-directif a été réalisée. Trente-six médecins généralistes de diverses régions françaises ont participé à six entretiens de groupe. Une analyse qualitative par codage des transcriptions a été menée afin d’identifier les facteurs influençant l’attitude de prescription de la vaccination des médecins généralistes. Ces facteurs ont ensuite été regroupés en thèmes. La saturation a été évaluée. Résultats : Les vaccinations relatives à la diphtérie, tétanos, poliomyélite, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, tuberculose, infections à pneumocoque, méningocoque, papillomavirus humains, rotavirus, coqueluche, varicelle, grippe ont été abordées lors de tous les entretiens de groupe. La saturation a été atteinte dès le quatrième entretien de groupe. Les 40 facteurs identifiés se répartissaient en six thèmes : vaccin, maladie, vécu des médecins généralistes, aspects pratiques, bénéfices attendus et relation médecin généraliste-patient. Conclusions : Cette étude a permis d’identifier les facteurs comportementaux et organisationnels qui influencent l’attitude des médecins généralistes vis-à-vis de la vaccination. Ces attitudes et ces facteurs étaient variables selon les maladies et les vaccins. Les thèmes et facteurs identifiés ont servi de base au développement d’un questionnaire évaluant les Déterminants des Intentions de Vaccination (DIVA) des médecins généralistes.
de MORAN M.B.
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2016, pp.147–153
Objective A significant number of parents delay or refuse vaccinating their children. Incidental exposure to vaccine information (i.e., scanned information) may be an important contributor to anti-vaccine sentiment. This study examines the association between scanned information, trust in health information sources and vaccine safety concerns among African American, Mexican American, and non-Hispanic White women. Methods Women (N = 761) in Los Angeles County were sampled via random digit dial and surveyed regarding use of and trust in health information resources and vaccine safety concerns. Results Analyses indicate that the sources of information associated with vaccine safety concerns varied by ethnicity. Each ethnic group exhibited different patterns of association between trust in health information resources and vaccine safety concerns. Conclusions Information scanning is associated with beliefs about vaccine safety, which may lead parents to refuse or delay vaccinating their children. These relationships vary by ethnicity. Practice implications These findings help inform practitioners and policy makers about communication factors that influence vaccine safety concerns. Knowing these sources of information will equip practitioners to better identify women who may have been exposed to anti-vaccine messages and counter these beliefs with effective, vaccine-promoting messages via the most relevant information sourcesDans les coulisses de la vaccination
de Christian De Bock
Bruxelles : Education Santé, 2016, pp.4-6
Plus de 200 personnes étaient présentes à l’assemblée annuelle du Conseil Supérieur de la Santé (CSS), le 18 mai dernier. Un succès dû non seulement à la qualité de l’expertise accumulée par le Conseil depuis... 1849 mais aussi au sujet du jour, qui ne laisse personne indifférent.Qualité des données de vaccination chez les enfants de 0 à 11 mois en Côte d’Ivoire
de Joseph Vroh Benie Bi, NOUFFE S., Issaka Tiembre, et al.
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2015, pp.257.264
Introduction : En vue d’orienter les décisions des gestionnaires du programme, un audit interne de la qualité des données de vaccination a été conduit en Côte d’Ivoire en 2012 et avait pour objectif d’évaluer l’exactitude des données de vaccination et la qualité du système de suivi des vaccinations selon le protocole d’évaluation « immunization Data Quality Self Assessment » (iDQS). Méthodes : Une étude transversale descriptive a été menée dans 88 centres de santé (soit 5 % des 1 675 centres de santé), tirés au hasard dans 30 districts sanitaires (soit 37 % des 82 districts sanitaires du pays). Deux critères ont été évalués au cours de cette étude : l’exactitude des données de vaccination mesurée par le facteur de vérification (FV), avec comme critère le nombre d’enfants de 0 à 11 mois ayant reçu les trois doses de vaccin DTC-HepB-Hib entre le 1er janvier et le 31 décembre 2012. la qualité du système de suivi des vaccinations, appréciée par l’indice de qualité (IQ) des composantes du système de suivi des vaccinations. Résultats : L’exactitude des données de vaccination était satisfaisante au niveau district (FV = 95 %), contrairement au centre de santé (FV = 81 %). Par ailleurs, 73 % des districts et 39 % des centres de santé enquêtés avaient obtenu un facteur de vérification satisfaisant (= 95 %). Le nombre d’enfants ayant reçu trois doses de vaccin DTC-HepB-Hib différait d’un niveau à l’autre de la pyramide sanitaire et d’une source à l’autre. L’indice de qualité moyen n’était satisfaisant à aucun des deux niveaux de la pyramide sanitaire. Seulement un district sanitaire et un centre de santé ont atteint un indice de qualité global supérieur à 80 %. En revanche, respectivement 93 % des districts sanitaires et 50 % des centres avaient un indice de qualité compris entre 50 et 80 %. Les composantes les plus faibles aux deux niveaux étaient « la supervision et le monitorage » et « l’analyse et l’utilisation des données ». Conclusion : Les insuffisances au niveau du rapportage des données et de la qualité du système de suivi de la vaccination nécessitent leur renforcement à travers la supervision formative.
de ROLLAND A-M., GIGNON M.
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2015, pp.159-165
Introduction : Le cabinet du médecin généraliste est un lieu privilégié pour la réalisation d’actions d’éducation pour la santé. L’utilisation d’outils en salle d’attente semble intéressante mais ceux disponibles sont peu efficaces. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité du jeu en comparaison aux brochures d’éducation pour la santé. Méthodes : Étude comparative sur le thème de la vaccination conduite dans deux cabinets de médecine générale. Deux cent douze patients ont été répartis en trois groupes. Lors du temps d’attente, le premier groupe a utilisé un jeu, le deuxième a lu une brochure, le troisième groupe témoin n’a bénéficié ni du jeu, ni de la brochure. Le médecin est ensuite intervenu sur le thème lors de la consultation pour tous les groupes. La capacité de chaque stratégie à engendrer un questionnement sur le thème, a été évaluée par le médecin en fin de consultation au moyen d’un questionnaire. L’analyse a été menée « en intention de traiter ». Résultats : L’utilisation d’un outil en salle d’attente associé à une discussion lors de la consultation a induit plus de discussions que la consultation médicale seule (34 % vs 12 %, p
de DOUBA A., AKA L.B.N., N'GUESSAN K.
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2015, pp.575-584
Chaque année, des milliers d’enfants restent non vaccinés ou partiellement vaccinés dans le monde en général, et particulièrement dans les pays en développement. Il nous est donc paru nécessaire d’examiner les facteurs sociodémographiques associés à la vaccination incomplète des enfants en Afrique de l’Ouest. Notre travail est une étude transversale à visée descriptive et analytique portant sur les facteurs sociodémographiques associés à la vaccination incomplète des enfants âgée de 12 à 59 en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Burkina Faso, au Mali, en Guinée, et au Liberia. Les données utilisées dans cette étude sont des données issues des Enquêtes Démographiques et de Santé. Il ressort de ce travail que la naissance à domicile, l’absence d’accès des mères aux media, la non-pratique d’une religion, la pauvreté des familles, et l’analphabétisme des mères étaient des facteurs de risque de vaccination incomplète des enfants. L’atteinte des objectifs de couverture vaccinale des enfants-cibles du PEV nécessite la prise en compte des résultats de cette étude dans l’élaboration des politiques et stratégies de vaccination dans les pays inclus dans ce travail.A propos de l'obligation de vacciner les enfants
de MAUROY M.C., LONGNEAUX J.M.
2015, pp.46-51
Il s’agit d’une interview du docteur Mauroy directrice médicale de l O.N.E qui se concentre sur l’obligation, le suivi, la réduction des risques, les politiques ou encore le lobbying pharmaceutique concernant la vaccination des enfants et le rôle de leurs parents envers celle-ci.La gravité insoupçonnée des enjeux éthiques posées par les vaccins
de CAVALIER M-R., MEULEMANS S., DESCLEE M.
2015, pp.16-45
« Le discours habituel sur les vaccins consiste à les présenter comme une des plus belles inventions de la médecine qui a sauvé des millions de vies et à laquelle il faut se soumettre en tant que citoyen altruiste et responsable, à la fois désireux de se protéger lui-même et de protéger les autres. Hélas, derrière cette image d’Epinal se cache une tout autre réalité, qui n’est jamais malheureusement abordée dans toute sa gravité et dans toute sa complexité par les médias grand public ou par la presse médicale et ce en dépit d’une abondante littérature scientifique et de plusieurs éléments d’investigation pourtant accablants… »Trois axes fondamentaux pour un programme quinquennal
de Christian De Bock
Bruxelles : Education Santé, 2015, pp.11-21
Une politique globale, cohérente et efficiente doit se construire sur un socle de dispositifs, de services, d’acteurs, de compétences qui ont leur ancrage dans les réalités du monde actuel et qui répondent à des exigences qui leur sont communes et transversales. Premièrement promouvoir des modes de vie et des milieux de vie favorables à la santé physique et psychique via des compétences individuelles, l’aménagement matériel et organisationnel des milieux de vie pour rendre accessible les modes de vie préconisés, les politiques, les mesures légales et réglementaire. Deuxièmement la prévention des assuétudes , la prévention des cancers ( sein, intestin, col de l’utérus) , la prévention des maladies infectieuses ( promotion de la vaccination, prévention du sida et des IST, la lutte contre la tuberculose , la prévention des traumatismes intentionnels et non intentionnels et la promotion de la sécurité , La promotion de la santé bucco-dentaire , la prévention des maladies cardiovasculaires , la prévention de la violence et du suicide , l’éducation à la vie relationnelle affective et sexuelle, la promotion des dépistages néonataux et la promotion de la santé environnementale.
