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Résumé :
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La régulation sociale des rapports interreligieux met en jeu des acteurs plus ou moins représentatifs de leur communauté d’appartenance et plus ou moins acceptés par elle. Les manifestations dans l’espace public résultent de compromis à différents niveaux : la préparation, la publicité, la négociation avec l’administration locale et/ou la participation d’élus locaux. Deux manifestations toulousaines sont analysées, sous l’angle de la sociologie de la décision et de la transaction : la Marche Interreligieuse pour la Paix (MIP) et « lecture de la Bible à Toulouse » (BAT). L’auteur les suit par observation participante depuis quelques années. Elles reflètent les rapports entre les communautés religieuses et à l’intérieur de chacune. Le choix des porte-parole et des thèmes abordés témoigne de l’évolution des mentalités et de la réinterprétation locale des règles de la laïcité en France et en Europe.
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