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Résumé :
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Cette année, le Portrait des ITSS ne comporte pas de chapitre dédié aux populations particulièrement touchées par les ITSS, le peu de nouvelles données répertoriées ne le justifiant pas. Voici les quelques constats qui avaient été décrits de façon plus détaillée dans le Portrait des ITSS 2015 et projections 2016. Certains groupes de la population sont plus touchés que d’autres par une ou plusieurs ITSS : les jeunes âgés de 15 à 24 ans, les jeunes en difficulté (par exemple, les jeunes de la rue), les hommes gais et autres HARSAH, les personnes qui utilisent des drogues, les personnes incarcérées, les Québécois originaires de régions où la prévalence du VIH est particulièrement élevée, les Autochtones ainsi que les travailleurs et travailleuses du sexe. Cela s’explique par une vulnérabilité physiologique ou sociale, par une prévalence plus élevée des ITSS à l’intérieur même du groupe, par des pratiques qui augmentent le risque d’être exposé ou encore par un accès limité à des ressources et services. Les personnes UDI sont particulièrement affectées par le virus de l’hépatite C et par le VIH. Une hausse encourageante de la proportion de personnes UDI ayant consulté un médecin récemment pour leur infection par le VIH et prenant des médicaments contre le VIH a été observée au cours des dix dernières années. Les hommes gais et autres HARSAH constituent la population la plus touchée par la syphilis et la lymphogranulomatose vénérienne; ils représentent une proportion très importante des cas d’infection gonococcique et des cas d’infection au VIH. Chez les HARSAH et chez les autres groupes de population, les indicateurs de la « cascade de soins » en regard du VIH sont peu documentés (notamment le moment d’initiation de la thérapie antirétrovirale et le niveau d’adhésion à cette thérapie ainsi que le niveau de la charge virale des personnes infectées). La prévalence du VIH observée lors d’une étude récente auprès des communautés montréalaises originaires d’Afrique subsaharienne et des Caraïbes anglophones était de 1,4 %, soit une prévalence 7 fois plus élevée que celle de la population générale (0,2 %) et environ 10 fois moins élevée que celle observée parmi les UDI (14,0 %) et les HARSAH (13,5 %). La proportion de personnes ignorant qu’elles sont infectées par le VIH varie selon le groupe de population. Globalement, on estime qu’environ 20 % des 19 870 personnes vivant avec le VIH en 2014 au Québec ignoraient qu’elles étaient infectées
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