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Résumé :
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« La Déclaration d’Helsinki définit la stratégie de la santé dans toutes les politiques comme « Une approche intersectorielle des politiques publiques qui tient compte systématiquement des conséquences sanitaires des décisions, qui recherche des synergies et qui évite les conséquences néfastes pour la santé afin d’améliorer la santé de la population et l’équité en santé ». (OMS, 2013). La santé dans toutes les politiques est fondée sur la reconnaissance du fait que les plus grands enjeux sanitaires – par exemple les maladies non transmissibles, les inégalités en santé, le changement climatique et l’augmentation vertigineuse des coûts des soins – sont extrêmement complexes et souvent liés par l’intermédiaire des déterminants sociaux de la santé. Cette complexité nécessite alors de recourir à des outils spécifiques, mais également à des stratégies appropriées pour agir sur ces déterminants sociaux. Ces derniers expliquent comment les inégalités sociales se transforment en inégalités sociales de santé. Les différences de santé au sein d’une population ne sont en effet pas le fruit du hasard ou de la biologie mais répondent à un gradient social. A titre d’exemple, comprendre le fait que l’espérance de vie d’un ouvrier de 35 ans est inférieure de 5 ans à celle d’un cadre nécessite de prendre en considération les conditions de vie (logement, revenu, alimentation,.) et les conditions de travail (pénibilité, horaire, expositions,) pour expliquer cette différence. Agir sur les inégalités sociales de santé nécessite donc une approche de toutes les sphères de vie des populations (intersectorialité) mais également une vision globale et cohérente entre les différents niveaux de pouvoir. »
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