| Titre : | L’effet du non-recours aux soins médicaux et dentaires sur les dépenses de santé des personnes ayant une maladie chronique (2020) |
| Auteurs : | A.C. Bas, Auteur ; Sylvie Azogui-Levy, Auteur |
| Type de document : | Article : texte imprimé |
| Dans : | Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique (Vol. 68 n°2, Avril 2020) |
| Article en page(s) : | pp. 91-98 |
| Langues : | Français |
| Catégories : | |
| Résumé : |
Position du problème
Les personnes atteintes de certaines maladies chroniques ont plus de risques de développer des maladies buccodentaires. Cela ne se traduit pas par un recours plus important au dentiste. Les deux objectifs de notre étude sont (1) d’estimer l’effet de l’absence de soins médicaux ou dentaires sur les consommations de ces soins à 4 ans et (2) d’observer si ces effets sont différents chez les personnes ayant une maladie chronique et dans la population générale. Méthodes Cette étude longitudinale exploite les données de consommation de soins de l’Assurance maladie et les données de l’enquête santé et protection sociale sur le statut socioéconomique et l’état de santé déclaré des enquêtés. Nous avons suivi l’évolution des consommations de soins médicaux et dentaires et étudié les relations entre le recours initial, l’état de santé et la dépense de santé à quatre ans. Résultats L’absence initiale de soin médical ou dentaire entraîne par la suite des comportements de consommation de soins irréguliers. Ces effets sont plus importants chez les personnes ayant une maladie chronique. Chez les personnes ayant une maladie chronique et en cas d’absence de soin médical à T 0, les dépenses de soins dentaires à quatre ans sont inférieures de 77 % à celles des personnes malades chroniques ayant consulté un médecin à T 0. Cette différence n’est que de 15 % pour les personnes en population générale. Les personnes malades chroniques qui n’ont pas consulté de médecin en 2010 présentent une très grande variation de leurs dépenses moyennes en soins dentaires sur les trois années suivantes, avec un taux de variation de 91 %. Ce taux n’est que de 42 % pour la population générale. Conclusion L’absence de recours aux soins médicaux ou dentaires en 2010 des personnes atteintes de maladies chroniques n’entraîne pas de hausse de la consommation des soins médicaux et dentaires à quatre ans. Elle n’est donc pas rattrapée en quatre ans. Cela souligne un problème de suivi et de marginalisation de cette population par rapport au système de soins. |
| Catalogueur : | RESOdoc |
| En ligne : | https://sites.uclouvain.be/reso/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=999783 |
Exemplaires (1)
| Cote | Code-barres | Support | Localisation | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|
| RESO J.21 | RE65681783 | Revue et article de revue scientifique | RESOdoc | Consultation sur place Disponible |

